une fratrie saintaise 100 % sans colorants pour « Le meilleur pâtissier » sur M6

La fratrie Saintaise rejoint le casting de la nouvelle saison de Meilleur Pâtissier, en première le jeudi 23 juin sur M6. Elle a été approchée par la production, qui envoie des demandes partout. « Nous n’aurions pas postulé seuls. On se dit toujours qu’on n’a pas le temps. Et puis l’année dernière, j’ai regardé. Je me suis dit que nous avions notre place. Pour nous, l’esprit de la compétition était de sceller une bonne affaire », explique Victor.

troisième génération

L’aventure personnelle se double de la fierté d’incarner au quotidien les artisans d’une petite ville de province, Saintes (Charente-Maritime), qu’ils ont voulu mettre en valeur. «Nous sommes arrivés en tant qu’outsiders. La plupart des candidats ont travaillé dans des palaces, un couple travaillant au Ritz. Nous sommes des chefs pâtissiers boutique. »

Ludivine et Victor cultivent l'art de la querelle fraternelle.


Ludivine et Victor cultivent l’art de la querelle fraternelle.

PM/”SO”

Victor et Ludivine s’y baignent dès le berceau. Son grand-père paternel, Michel Boulestier, a lancé une marque en 1966 à l’ombre de la basilique Saint-Eutrope de Saintes, qui s’est forgée une solide réputation. Son père, Christophe, développe l’activité en ouvrant deux boutiques à Thénac et Tesson en Charente-Maritime et en reprenant une grande vitrine avenue Gambetta sur la rive droite, rebaptisée La flûte enchantée.

“Nous sommes un peu de feu et de glace. Afin de ramener l’autre à ses sens, on se fâche si on finit par suivre le même chemin. »

« J’ai toujours voulu faire ça depuis l’âge de 6 ans. Je me suis retrouvé dans les pattes de mon père au labo », raconte Victor. Il passe un CAP de Pâtisserie au CFA de La Rochelle, termine major de sa promotion et se qualifie pour la finale des meilleurs apprentis de France meilleur jeune chocolatier en 2010. Il enquête avec un Brevet Technique de Commerce (BTM) avant de rejoindre l’entreprise familiale et de se retrouver aux commandes de La Flûte enchantée à 24 ans.

L’évidence était moindre pour Ludivine, qui terminait un bac scientifique qu’un BTS assistante de direction. “Mes parents avaient besoin d’une vendeuse, alors j’ai réalisé que j’aimais vraiment ça. Il m’a eu contre mon gré ! Pendant le BTS je me suis rendu compte que c’est difficile à faire si on ne connaît pas le métier. Elle a travaillé pendant un an chez “Chez Bogato”, une adresse parisienne spécialisée dans le “cake design”. Éclair. Elle ne quittera plus le labo et trouvera sa place dans l’équipe de Saint-Eutrope.

“Restez authentique”

Ludivine apprécie la création, la conception de gâteaux sur mesure pour les grandes occasions. “Je préfère vraiment la fraise, qui est un gâteau léger très français. Ludique, beau et bon ! Victor vit d’inventer des recettes. Devant les caméras, ils ont dû déterrer sa complémentarité. “C’était super intense, les journées de tournage peuvent durer de 6h à 1h du matin. Nous avons beaucoup appris. Et nous nous aimons toujours autant ! »

“C’était super intense, les journées de tournage peuvent durer de 6h à 1h du matin.”

Ludivine et Victor Boulestier n'ont pas l'intention de perturber le fonctionnement de la marque familiale.


Ludivine et Victor Boulestier n’ont pas l’intention de perturber le fonctionnement de la marque familiale.

Philippe Ménard

Le duo n’a pas de plan de carrière. Il a même hésité à se présenter, au risque d’être submergé par les soubresauts de la notoriété. « Nous voulons rester authentiques, avec des produits accessibles. Je ne veux pas que mon client paie plus de 5 euros son gâteau », souligne Victor. La compétition les “tire vers le haut”, un état d’esprit qu’ils ont voulu insuffler à leur équipe. “Ce sont des gens entiers, avec un caractère très attachant, toujours le mot pour faire rire les gens. Le spectacle n’aurait pas été le même sans elle”, a déclaré à son sujet un autre concurrent, le Bordelais Jérémy Aspa. De la pâte à chouchous, on vous dit.

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