Un distributeur de pain a été installé à la sortie de Varzy : une solution d’avenir pour la ruralité ?

Il y a quelques jours, les Varzycois ont été très agréablement surpris en découvrant un vendeur de pain à la sortie de Varzy, Porte de Vézelay, devant l’auberge tabac presse du même nom, en bordure de la N 151.

L’initiative est venue de Léa et Guillaume Rabigot, le boulanger-pâtissier et chocolatier de la rue Delangle, seul artisan du créneau de Varzy.

« Après un reportage télé sur les marchands de pain, nous avons décidé de tenter l’expérience et avons contacté une entreprise du nord, Le Distrib, pour l’essayer. Comme l’investissement (avec la machine) est très important, nous avons commencé par une location », souligne Guillaume Rabigot. Cette installation a nécessité l’accord préalable de Guylène Bonnal, l’animatrice, au niveau du raccordement électrique.

Trente baguettes

L’appareil est chargé tous les matins avant 6h et au besoin. Il peut contenir une trentaine de baguettes différentes, environ vingt-cinq viennoiseries et gougères. Il est équipé d’un bouton pour visualiser les produits, d’un bouton pour sélectionner et d’un autre pour payer par carte ou pièces.

Une application numérique permet au boulanger de suivre la vente sur son mobile : « Nous constatons que les usagers de la route s’arrêtent souvent le matin sur le chemin du travail. Les camionneurs font le plein la nuit et il y a un pic le dimanche après-midi. » Les habitants du lotissement voisin en profitent également. “Si vous n’avez qu’à acheter du pain, vous évitez de vous rendre en ville en voiture”, assure le boulanger.
C’est vraiment un régal pour une grand-mère du quartier : “J’ai commencé à respirer pour monter la colline”.

Le croissant va avec le café, alors profitons-en un peu

L’aubergiste voisin (vide)

Quant à la logeuse, elle n’est pas du tout mécontente, surtout si l’on en juge par les premiers retours très positifs : « Le croissant se marie bien avec le café, alors profitons-en un peu. Comme certaines personnes ont des difficultés avec les techniques modernes, elles viennent nous demander comment ça marche et nous nous faisons un plaisir de leur expliquer puisque l’appareil est proche de notre entrée.

« Notre production n’est pas industrielle, mais exclusivement artisanale. Tout est préparé sur place avec des farines sélectionnées, du beurre et des ingrédients de qualité. De plus, ce n’est pas un hasard si nous venons de remporter le premier prix du meilleur croissant de la Nièvre. La qualité de l’artisanat a un prix et les clients le savent bien, car ils ont compris notre obligation d’augmenter les prix de 5 à 10 centimes par pièce de machine pour couvrir l’investissement.

Un bon début

Au début nous comptions une vingtaine de clients par jour. Après deux semaines d’ajustement, leur nombre augmente indéniablement, et il n’est pas illégal de penser que ce nouveau mode de distribution est imité dans les zones rurales, où les prix du carburant commencent à peser sérieusement sur les budgets familiaux.

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