“Trouvez un projet où je peux m’exprimer et montrer que je ne suis pas mort”

Abdoulaye Diallo (30 ans) le temps s’allonge doucement. Le videur sans contrat est sans club depuis la fin de la saison 2020/21. Un parcours compliqué pour les hommes de Nottingham Forest, en Championship, après un passage loin d’être facile en Turquie, à Gençlerbirligi. « Après Rennes, je suis allé jouer en Turquie. Mais j’ai eu des problèmes avec l’entraîneur actuel et le club. J’ai été mis de côté. Puis il y a eu un changement d’entraîneur, j’ai rejoué, mais je me suis longtemps blessé à la main. Un autre gardien a pris le relais et j’ai quitté le club en fin de saison avec des difficultés financières. J’ai résilié mon contrat. À l’été 2020, Sabri Lamouchi, que j’avais à Rennes, m’a amené à Nottingham Forest. Je signe en septembre mais mon contrat ne sera approuvé qu’en novembre. J’arrive et Sabri est viré deux semaines plus tard…”nous a confié l’ancien Rennais avant de poursuivre.

Qu’est-ce qui vient après cette annonce ?

“Le nouveau manager n’a pas particulièrement pris le temps d’attendre que je sois prêt et j’ai été écarté. En janvier j’ai eu l’opportunité de rentrer en France, à Caen, mais à ce jour je ne sais pas ce qui s’est passé et Nottingham refuse de me laisser partir. J’ai terminé la saison en m’entraînant là-bas, j’ai joué 3-4 matchs pour les U23 et c’était tout. Ensuite, je n’ai pas pu trouver de club.” Le début d’une expérience compliquée à vivre. « Mes deux expériences n’ont pas été formidables. Côté sport, ce n’est pas facile. Ne joue pas, mets-toi au placard, c’est compliqué… Ça fait partie du jeu, il faut s’y faire. Cette année je me suis entraîné seul et aussi à Poissy, près de chez moi. Mais ce n’est pas le monde professionnel, il manque tout, la vie de groupe au quotidien, c’est ce qui manque le plus, avec le jeu et les matchs.nous a-t-il dit, admettant qu’il utilisait ce temps pour profiter de sa famille.

L’exemple d’Edouard Mendy

Désormais, le videur aux 18 matchs en Ligue 1, 4 matchs en Ligue Europa et 16 sélections pour l’équipe sénégalaise (il a notamment été dans le groupe en Russie lors de la Coupe du monde 2018) espère retrouver le terrain pour se faire des jambes. « Le but est de trouver un projet où je puisse m’exprimer et montrer que je ne suis pas mort car au fond de moi je sais que j’ai encore de belles choses à montrer. Il ne s’est passé cette année que la recherche d’un projet et le quotidien d’une équipe. L’idéal serait la France. Mes deux expériences à l’étranger ne se sont pas très bien passées, donc ce serait le mieux. Après ça, si je dois y aller, je le ferai. Le plus simple serait de rester. Je préfère définitivement la France, également d’un point de vue familial.nous a-t-il expliqué, admettant quelques contacts ici et là et rappelant l’exemple d’Édouard Mendy (30 ans), avec qui il a côtoyé les Lions de la Teranga, qui est passé du chômage à la Ligue des champions ou au Mondial des clubs avec Chelsea.

“J’ai connu Édouard quand il a été sélectionné pour un an ou deux. Son parcours force l’admiration. Quand on le voit s’entraîner on a l’impression que c’est une personne qui a lutté, il met tellement de colère, tellement de motivation dans tout ce qu’il fait. C’est ce qui m’a le plus impressionné, avec ses qualités naturelles. candidature et participation. Il savait saisir sa chance quand elle lui était offerte. Le voir performer et atteindre de tels sommets ne me surprend pas. C’est motivant sur le plan personnel de voir que l’on peut traverser de grandes difficultés et vivre ensuite des dynamiques complètement opposées, qui parlent d’elles-mêmes. Tu ne dois jamais lâcher prise”, a lancé le gardien, en forme physiquement et mentalement, prêt à prouver sa valeur. En bons termes.

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