Sur les marchés gardois d’été, la chaleur ne minera pas le moral des producteurs

La Gratiferia de Saint-Martin-de-Valglgagues s’est déroulée le samedi 18 juin au matin. Rencontre avec ses exposants.

La canicule sera l’invitée des marchés d’été cet été. La gratiferia de Saint-Martin-de-Valgégales samedi matin en a permis un premier aperçu. Mais les fabricants ont leurs astuces ou leurs solutions pour assurer la pérennité de leurs produits.

Fabienne Schwartz n’a pas trop peur de la chaleur. Elle lance la Savonnerie de Mamie en 2020, “pendant le covid”. Et elle est toujours là. Son stand sent bon les savons, les shampoings solides ou liquides, les cosmétiques naturels et bio. Cet été, elle arpentera les petits marchés de la région, surtout la nuit. La chaleur ? Elle n’a pas de recette miracle, mais de proposer des produits. “Je vends de l’anti-moustique, du lait après-soleil… croyez-moi, l’été se passe plutôt bien !”

Marcy Dubois avec ses samoussas.

Marcy Dubois avec ses samoussas.
Midi Libre – VICTOR GUILLOTEAU

Adaptabilité et bonne humeur

A ses côtés on retrouve Frédéric Ameller. Cabre’n’co, fromager à base de courry, veille à ce que ses produits, à commencer par leurs fromages, yaourts et fromages de chèvre, aient la plus longue durée de conservation possible. Cet été, on la retrouve sur les marchés du Gard, de la Lozère ou encore de l’Ardèche.

« Nous utilisons des plaques réfrigérées pour lutter contre la chaleurse confie au fromager et montre les étagères où reposent ses fromages. Les produits sont également recouverts d’une moustiquaire. Un banc de refroidissement est également utilisé pour maintenir les produits au frais. Il faut savoir que notre séchoir d’affinage doit être entre 14 et 15°C. Alors, frais, on y est habitué.”

Une autre ambiance chez Marcy Dubois. La sympathique gardoise de Fons vend ses samoussas et nems. Pour elle et sa fille, qui lui donne un coup de main, oui “système D” refroidir, avec un brouillard d’eau fraîche. Leurs produits sont cuits sur place et résistent bien à la chaleur.

Frédérique Ameller, fromagère à Courry.

Frédérique Ameller, fromagère à Courry.
Midi Libre – VICTOR GUILLOTEAU

Mais il y a des limites. « Les clients mangent sur place. Bien sûr, si c’est pour le soir ou le lendemain, nous vous demandons de mettre immédiatement vos achats au réfrigérateur. On ne peut pas les garder trop longtemps à une telle température. C’est sûr. Nous ne ferons pas de chocolat fin cette saison !”

Ce n’est pas Brice Guilmet qui prétend le contraire. Ce pâtissier-chocolatier de métier a fondé en début d’année une biscuiterie à Saint-Martin-de-Valgagères avec sa compagne Élodie. L’atelier de fabrication est installé chez eux et la boutique en ligne qu’ils ont lancée a bien démarré.

Passons maintenant aux marchés d’été. “Mais j’oublie les sucreries, comme le caramel ou le chocolat ! Sans le matériel nécessaire pour le conserver, ça fond toujours.”sourit le Riviera qui lancera une gamme de chocolats l’hiver prochain, une période plus faste de l’année.

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