Saïd Ennjimi : “Les clubs professionnels dépensent plus qu’ils ne gagnent” – Girondins

Le président de la Ligue de football de Nouvelle-Aquitaine, Saïd Ennjimi, s’est exprimé dans l’émission Dimanche en politique de France 3 Aquitaine sur l’avenir des Girondins de Bordeaux.

Comment les Girondins de Bordeaux en sont-ils arrivés là ?

Dit Ennjimi à propos de France 3 Aquitaine : « C’est purement sportif, peu importe ce qui a pu se passer dans le cadre de la reprise du club, la relégation est évidemment sportive d’abord avec une baisse. Malheureusement, à un moment nous et moi avons d’abord cru qu’il pouvait y avoir du matériel pour traverser cette difficile saison de transition dont le rebond à partir de juillet est avant tout une déception sportive selon moi.

Les dirigeants bordelais ont-ils commis des erreurs ?

“La difficulté avec la glorieuse incertitude du sport, c’est que par définition on fait des erreurs. Donc c’est vrai qu’avec le recul c’est facile de dire quand on voit que l’équipe méritait de rester en Ligue 1 quand on est assis dans mon fauteuil.” aujourd’hui.

Oui, il y a bien sûr eu des erreurs, qui à leur tour ont malheureusement conduit à la relégation en Ligue 2. Cependant, si vous regardez du tout l’athlète, il y avait l’équipe nécessaire, peu importe ce qui se passe à l’extérieur. Plus particulièrement, j’ai ressenti une baisse de la vitesse, de l’ambition et de la combativité des joueurs. Cela a-t-il donc été difficile en interne ? C’est possible. Je pense que les fans auraient aimé voir des joueurs qui ont tout donné malgré la chute.”

Le rôle des ultras et l’affaire Costil

“Très délicat en effet, entre être solidaire et être intéressé par la gestion d’un club, les supporters pensent généralement qu’il est légitime de pouvoir avoir un avis sur n’importe quoi. Pourquoi ne pas même faire partie des décisions qui sont prises et c’est là que la ligne est difficile.

Je pense que chacun doit vraiment rester à sa place et que les supporters soutiennent. Mais enfin, un mot sur Benoît Costil, avec qui je suis sorti sur le terrain de foot pendant des années. Pouvez-vous imaginer mon nom? J’ai l’idée du racisme, et avec Benoît Costil c’est juste impensable. C’était l’un des joueurs les plus agréables sur le terrain, l’un de ceux qui aidaient les arbitres au sens le plus large. J’avais l’impression que c’était un relais au sol.”

Concernant les échanges entre les Girondins de Bordeaux et le monde amateur

“Ça a toujours été difficile parce qu’en fait on n’a pas eu le temps de construire quoi que ce soit car la relation entre un club de Ligue 1 et son monde amateur est de longue haleine.

Nous leur avons demandé d’avoir des représentants des Girondins de Bordeaux, des techniciens sur tout le territoire, pour renouer avec le football amateur mais aussi pour identifier les meilleurs joueurs. Malheureusement, nous n’avons jamais eu le temps pour cela.”

Le football, un monde d’extravagance ?

« Absolument, mais en même temps c’est une économie qui génère beaucoup de revenus. Le seul inconvénient, si vous voulez, est l’explosion des coûts de main-d’œuvre par rapport aux revenus. Mais il ne faut pas vraiment s’étonner des revenus substantiels que génère le football, tant ils sont inhérents au nombre de spectateurs, au nombre de téléspectateurs et au nombre de publicités orchestrées par ce milieu.

J’ai juste peur de cette pression inflationniste systématique sur l’environnement des joueurs et un peu moins sur les agents. Ce qui m’inquiète en revanche, c’est cette gestion très particulière des clubs professionnels qui dépensent plus qu’ils ne gagnent et espèrent pouvoir développer de très bons joueurs en fin de saison afin de pouvoir les revendre. Cela n’existe nulle part dans une entreprise et ce n’est pas viable.”

Que peut-on attendre du passage devant la DNCG ?

« Que faut-il craindre de toute façon, car attendez a priori, croisons les doigts, je ne sais pas s’il y aura des nouvelles très positives mardi. La situation financière des Girondins est catastrophique. cela suggère qu’ils ont un accord avec les créanciers du club pour réduire la dette ou en tout cas régler la dette et avoir un espoir financier plus heureux.

Mardi, cependant, la DNCG annonce soit un report des dossiers du club avec le temps de réfléchir à des sanctions sur le maintien ou non de Bordeaux en Ligue 2. Ou les Girondins seront-ils rétrogradés au niveau national par mesure de précaution ?

A eux ensuite de présenter des sommes suffisantes pour aller en Ligue 2 d’ici fin juin, mais ça ne leur va pas a priori.

Quel serait le montant des fonds à injecter aux Girondins la saison prochaine en Ligue 2 ?

“Concernant la Ligue 2, donc être éducateur, la situation financière nette des Girondins de Bordeaux au 30 juin 2021 et -30 millions d’euros par rapport aux documents ouverts. La situation nette c’est bien l’accumulation des Bénéfices et/ou Il semble désormais s’être contenté d’un déficit de l’ordre de 40 millions, soit 40 à 50 millions d’euros, afin de pouvoir ramener la situation nette à 0 Situation nette 0 et donc pas de déficit antérieur.

Les conséquences de la relégation des Girondins en Ligue 2 pour la région Aquitaine ?

“La vraie difficulté, c’est qu’on aura plus ou en tout cas moins de capacités qu’un club d’élite. En fait, un club de Ligue 1 aime les meilleurs jeunes. Ensuite, il faut des clubs de Ligue 2. Il faut leur rendre hommage Pau, promu en Ligue 2, permet à ceux qui tentent leur chance aux Girondins de Bordeaux et ne réussissent pas chez les pros d’avoir une base.

Et puis il nous manque encore un 3e en Nationale voire en Nationale 2. Cela permet effectivement de garder les meilleurs jeunes du coin car les parents veulent que leurs enfants restent dans le coin. Le fait que Bordeaux soit relégué en Ligue 2, malheureusement premier choix, ira dans les autres clubs professionnels formateurs et cela fera un peu baisser notre niveau général.

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