“Réveiller l’esprit des joueurs pour tirer l’équipe vers le haut”

Entretien avec Noël Tosi, récemment nommé à la tête d’Africa Sport (Côte d’Ivoire). Il a 41 jours pour devenir champion et monter en Ligue 1.

Le chroniqueur du Quotidien du Sport Noël Tosi a quitté la France en urgence pour se rendre au chevet d’Africa Sport (Ligue 2, Côte d’Ivoire). La mission de l’entraîneur vétéran (qui a beaucoup voyagé, notamment en Afrique), et il a de bonnes chances d’y arriver : envoyer le club d’Abidjan en Ligue 1, mais surtout décrocher le titre. Après son départ précipité pour Abidjan, il revient pour Le Quotidien du Sport.

Comment s’est passée votre arrivée à Africa Sport ?

Tout à fait par coïncidence… Il se trouve que j’ai un ami, Kuyo Tea Narcisse, qui est président du club. Vous avez commencé la saison avec ambition. Au début, tout s’est très bien passé avant que les choses ne se gâtent. Et après une défaite qui les a mis 7 points derrière les leaders, il m’a appelé pour me demander si je me sentais capable de rattraper ce retard d’ici la fin de la saison…

Qu’est-ce qui vous a fait accepter ?

Je l’ai fait par amitié mais aussi parce que je pense que c’est un gros défi à relever. Et surtout, je m’en sens capable. C’est une situation que j’ai souvent vue dans ma carrière et avec laquelle je suis assez à l’aise.

Ça a bien commencé par une victoire. Ils ne sont plus qu’à quatre points du Stade d’Abidjan, qui occupe la première place…

Il reste encore 5 jours. Nous rencontrons le second le 20 juin. Si le Stade perd encore un point, il y a une finale pour la première place.

Mais le second monte aussi, n’est-ce pas ?

Oui, le deuxième pilote, mais l’idée, l’objectif principal de ma venue, c’est d’obtenir le titre de champion. Je le répète, c’est un défi très excitant. Les stades sont pleins, il y a de bons joueurs, les gens ici sont très sympas, tout est là pour s’amuser.

Quels sont les leviers que vous avez poussés ?

Ma force est de m’imprégner de l’esprit des joueurs, de l’esprit du club… De tirer l’équipe vers le haut. C’est ce que j’essaie de faire ici, et jusqu’à présent, cela fonctionne bien.

Si vous réussissez votre mission, pourriez-vous rester ?

Je ne pense pas. L’accord est de 41 jours pour que le club devienne champion. Je le fais par amitié. Avant d’être appelé, j’étais sur d’autres projets. Sélections, clubs africains, autres projets en Europe… Je suis là pour aider et après je dois passer à autre chose.

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