Rani Assaf, président du Nîmes Olympique : “Un club de foot, c’est des revenus limités et des dépenses infinies”

Rani Assaf a passé près de deux heures à répondre aux questions des lecteurs après la visite du stade et la projection vidéo de son projet. Bavard et communicatif, ferme et simple.

Le projet sportif

“Si nous voulons vraiment être en Ligue 1 un jour, nous devons avoir les moyens financiers pour le faire. L’objectif aujourd’hui est d’essayer de construire une équipe qui veut monter dans la moitié supérieure de la Ligue 2. Si nous survivons. ” l’épisode du passage de la L2 à 18 clubs sans chaos, on aura déjà réalisé quelque chose. L’autre problème, c’est qu’on va se battre contre des clubs qui vont être armés jusqu’aux dents…”

Les deux relégués de L1 récoltent 16,5 millions d’euros auprès de la société commerciale CVC. Contre 3 aux clubs de L2 actuels…

“Quel rôle aura Nîmes dans le football français ou européen une fois que tout sera en place avec le nouveau stade ?”, s’est interrogé Bilal. Réponse de Rani Assaf : “On ne sera jamais dans le top 10 de L1 en permanence, mais vous êtes là, vous existez et vous êtes présents.” A ce jour, “entre 15 et 30 en France”, estime-t-il.

la finance

« Nous devons réussir à faire passer les revenus du club de 12 à 16 millions d’euros par an pour la gestion du stade, 8 millions d’euros les jours de match. Aujourd’hui nous ne gagnons que 1,5 M€. Un club de foot c’est des revenus limités et des dépenses interminables… Dans les saisons à venir on va même devoir réduire un peu le budget. Avec la crise Mediapro. Si nous n’avions pas fait cela, le club aurait explosé en l’air. La saison prochaine, nous aurons un budget compris entre 9,5 M€ et 10 M€. En dessous on joue le jeu de l’entretien… Aussi, c’est toujours plus facile de se fixer un budget en L1.”

éducation

Où en est la formation à la nîmoise en club sans licence cette saison (pas de contrat aspirant ou stagiaire) ?

L’entraîneur Nicolas Usaï, invité surprise de cet événement, donne son avis : « Il ne faut pas écouter tout ce qui se dit. Pour dispenser une formation de qualité, il faut des ressources assez colossales. Aujourd’hui, on sait qu’il y a des clubs qui ont la priorité sur nous. On regarde de très près ce qui se passe avec la réserve, en National 3, une équipe qui va voir le recrutement se poursuivre que ce soit en R1 ou en N3. On parle de formation, mais il y a un autre mot : post-formation, c’est-à-dire récupérer des jeunes d’une vingtaine d’années qui ont échoué dans les centres et qui peuvent ensuite atteindre la maturité.

Le retour du permis sera-t-il forcément lié au nouveau stade ? “Non, ce n’est pas lié”, répond le président. Nous y reviendrons lorsque nous aurons trouvé de nouvelles installations. On cherche des terrains. » Deux pistes en ce moment : Marguerittes et… Nîmes, a-t-il révélé.

Avant de préciser : “A la Bastide on irait en catégorie 2C, la plus basse si on avait gardé le permis. Y avoir fait le centre en zone rouge est une aberration.”

L’homme

“Tu serais plutôt Auteuil-Tribune (le jeune Assaf était abonné au PSG, Supras) ou Est pèse (celui des gladiateurs) ?”, Stung der Nîmes Stéphane. “Eh bien, sans blague, a répondu le Président, j’étais dans la tribune d’Auteuil il y a 25 ans, mais aujourd’hui je ne me reconnais ni dans l’une ni dans l’autre.”

En revanche, se reconnaît-il dans le club dont il est président depuis le 1er juin 2016 ? “Honnêtement, j’ai la chance d’être à un moment de ma vie où je fais ce que je veux, j’ai assez de liberté pour faire ce que je veux. Donc si je n’aimais pas ça, non… Et tu penses vraiment que le stade est fini, si on s’amuse vraiment avec une super équipe, est-ce que j’irai ?”

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