Quelle place pour l’OM en Ligue des champions ?

Carpe Diem. Il y a un an et demi, l’Olympique de Marseille était au bord d’une crise sportive et extra-sportive, mais l’Olympique de Marseille vit une fin de saison 2021/2022 plutôt calme et positive. vsAurait pu faire mieux s’il n’avait pas raté son affrontement en Coupe de France ou s’il s’était qualifié pour la finale de conférence de la Ligue Europa le 25 mai à Tirana.

Pourtant, à deux journées de la Ligue 1, le club phocéen est bien placé pour aborder la lucrative Ligue des champions la saison prochaine. Pour cela, il doit assurer sa deuxième place à Rennes (samedi) puis face à Strasbourg (21 mai)*.

Des campagnes récentes aux revers cuisants

“Pour être faible et faire de la merde en Ligue des champions, il faut être là. Nous sommes ici et nous faisons de la merde », a déploré André Villas-Boas après une défaite sensible à Porto (0-3) le 4 novembre 2020. L’entraîneur marseillais de l’époque a réagi après la douzième défaite consécutive du club en Ligue des champions. Après un nouveau revers contre Porto au Vélodrome (0-2) et une victoire contre l’Olympiakos (2-1), ils sont finalement restés à treize ans.

A jamais, premier club français à remporter la C1 en 1993, l’OM avait depuis longtemps cessé de jouer dans la cour des grands. Sa dernière saison réussie dans cette compétition date de la saison 2011/2012 sous Didier Deschamps en quart de finale contre le FC Bayern Munich (0-2, 0-2). La saison 2013/2014 a été un fiasco (six défaites contre Arsenal, Dortmund et Naples) et la saison 2019/2020 n’a guère été meilleure (5 victoires et 1 défaite contre Manchester City, Porto et l’Olympiakos).

Un statut de pouce de tom

Depuis la fin de l’ère Tapie et à l’exception notable de 2012, toutes les Epics se sont déroulées en Ligue Europa (finales 1999, 2004, 2018) ou encore en toute nouvelle Conference League (demi-finales cette saison).

Loin des budgets du PSG, des clubs anglais, allemands, italiens et espagnols, l’OM parviendra-t-il à être compétitif la saison prochaine ? D’autant plus qu’en cas de qualification pour la phase de poules, faire partie des Petits Poucet est tout sauf certain : en tant que 38eet Club au coefficient Uefa (44 points) devrait figurer dans le chapeau 4 au moment du tirage au sort, avec la promesse d’hériter de trois formations hiérarchiquement supérieures.

Au-delà des records peu reluisants de l’Olympique de Marseille, de nombreuses incertitudes pèsent sur l’effectif la saison prochaine : quid de William Saliba, prêté par Arsenel, et de Boubacar Kamara, attendu cet été ? Quid des joueurs en fin de contrat en 2023 que le club devra soit renouveler soit partir pour tenter d’accrocher quelques millions d’euros à la transaction ? Il y a un mois, Jorge Sampaoli estimait qu’il aurait besoin d’au moins quatre renforts pour son effectif actuellement limité, sans compter les remplaçants titulaires. Pour l’instant, seule l’arrivée du défenseur français Samuel Gigot a été enregistrée.

A relire sur lamarseillaise.fr : « Les trois raisons de défendre la 2e place »

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