Puy Violent vous accueille cinq sur cinq : quand la coupe de France radioamateur se joue sur les monts du Cantal…

“Plus on est haut, plus on est susceptible de chercher des stations éloignées”, explique F5RQQ. L’indicatif d’appel est Jean-Marc Vigier, un ancien passionné de radio amateur militaire. « F pour la France, 5 pour mon permis de conduire. Et RQQ, c’est mon inscription », décode-t-il.

Avec ce Puydômois, une dizaine de radioamateurs ont activé le Cantal ce week-end depuis le parking du Puy Violent à Saint-Paul-de-Salers. “On est en compétition en Ligue 1 des radioamateurs à haute fréquence”, simplifie F5RQQ. filer volontiers la métaphore du football quelques minutes avant le coup d’envoi. « Nous allons essayer de contacter différents pays dans le monde. Plus ils sont éloignés, plus vous obtenez de points. Notre objectif est d’être dans le top 5. Nous avons mis la barre à 600 contacts. Y arriverons-nous ? C’est autre chose…”

“Des Açores à la Hollande du Nord”

L’examen dure 24 heures. Des équipes de toute la France s’affronteront, dont TM5W, l’indicatif spécial représentant le maillot du Cantal, de JN15GD, le matricule de Puy Violent. « Cette compétition s’appelle THF Ref Cup. Ref, comme un réseau de chaînes françaises. Et THF comme très hautes fréquences. “En radio amateur, la cerise sur le gâteau de la motivation, c’est la compétition”, s’enthousiasme Jean-Marc Vigier.

Rencontre avec Jean-Marc Vigier, alias F5RQQ, ce radioamateur qui contacte le monde entier depuis Saint-Chamant (Cantal).

« Pouvez-vous me filer un mètre de câble ? Le temps des derniers préparatifs passe. Les quatre antennes ont déjà été extraites de la voiture de location, dépliées et installées sur des échafaudages du parking du Puy Violent où, grâce à l’accord de la municipalité, l’équipe TM5W a pu installer sa base. Toute l’Europe est accessible à Saint-Paul-de-Salers via les gammes de fréquences VHF, UHF et SHF (de 144 mégahertz à 10 gigahertz), “des Açores au nord des Pays-Bas”.

Michel, l’as de la télégraphie, est originaire de Nouvelle-Calédonie. Il garde son indicatif d’appel vissé sur sa tête.

Les bonnes ondes viennent des radioamateurs. Certains viennent de loin, comme le jeune Felipe, originaire du Portugal, ou Michel, alias FK8IK, “un géant de la télégraphie”, venu de Nouvelle-Calédonie.

Un “intérêt public”

“Nous avons été reconnus d’utilité publique en 1911”, contextualise Jean-Marc Vigier. En cas de catastrophe naturelle, lorsqu’il n’y aura plus de relais de communication demain, les radioamateurs sont appelés à mettre en place un réseau de secours. Nous passons un examen dans lequel on nous demande un certain niveau technique, connaissance du code Morse, de l’électronique et des transmissions numériques. Selon lui, la discipline doit réussir à attirer les jeunes.

Une étudiante d’Aurillac (Cantal) fait pousser des blobs pour une expérience de sciences participatives

“C’est un bon moyen d’appliquer des formules mathématiques que vous avez stupidement apprises sur un tableau noir. Il enseigne également de bonnes compétences linguistiques et géographiques. »

Jean Marc Vigier (F5RQQ)

Quoi qu’il en soit, F5RQQ, FK8IK et les autres portaient haut les couleurs du Cantal, avec 362 contacts. Suffisant pour atteindre le sommet ? L’équipe connaîtra son placement dans quelques jours.

S’entraîner. Pour contacter les radioamateurs du Cantal, rendez-vous sur adrac15.fr.

Blanc romain

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