pourquoi INEOS veut des changements cet été

Info RMC SPORT – Sixième et des places européennes En ce début de dernière journée de championnat, le gymnase pourrait décidément vivre un été mouvementé. Loin d’être conquis par la saison en cours, Jim Ratcliffe et ses hommes n’ont pas attendu la déception de samedi dernier face à Lille pour se projeter sur les chantiers estivaux.

Un été chaud sur la Côte d’Azur, rien de plus normal. Dans les entrailles de l’OGC Nice, en revanche, ce n’est pas si courant. Après le championnat, cependant, on peut s’attendre à faire de l’exercice dans le gymnase. Reste à savoir où en sera le club azuréen à l’issue d’une 38e journée qui sera cruciale pour la prochaine saison des Aiglons.

Samedi soir, à mi-parcours des matchs de la 37e journée, Nice s’est installé sur le podium. Au coup de sifflet final, il n’était plus sur les courts européens. “Nous avons beaucoup perdu aujourd’hui”, a admis le capitaine Dante. Trois places dans un match c’est beaucoup, il ne faut plus avoir peur de rien. Il suffit d’avoir du courage en ces temps difficiles, solidaires, solidaires et de tout donner pour gagner samedi.”

INEOS n’est pas satisfait de la saison en cours

Une victoire à Reims ne ferait que maintenir l’espoir d’une qualification pour la Coupe d’Europe car Nice n’a plus son destin en main. Quel que soit le résultat de la saison, Jim Ratcliffe prévoit de gâcher l’organigramme. Depuis son adhésion en 2019, INEOS a perdu plus de 60 millions d’euros. Le manager est perplexe face au départ de plusieurs staffs de l’OGC Nice ces derniers mois et a du mal à voir l’image que certains supporters brossent du club (affrontements contre Marseille en août, chants contre Sala la semaine dernière).

A moins qu’ils ne veuillent abandonner leur projet niçois, Jim Ratcliffe et ses hommes entendent remettre de l’ordre dans la maison, qui fait l’objet d’un examen minutieux. En dispute avec le directeur du football Julien Fournier sur le mercato, Christophe Galtier a rencontré Dave Brailsford, l’homme désigné pour piloter le projet INEOS, la semaine dernière. Comme évoqué la semaine dernière, l’entraîneur niçois veut des garanties de la part des investisseurs, il n’a pas apprécié les récentes manœuvres de Julien Fournier, notamment la signature de Billal Brahimi, loin du profil plus expérimenté qu’il espérait. Le prix de transfert (7 millions) a également fourni un sujet de conversation, jugé trop élevé pour un joueur qui n’avait pas encore disputé 10 matchs dans l’élite.

Fournier-Galtier : Le choix aurait été fait

Dans le cas de la politique sportive de l’OGC Nice, deux visions semblent s’opposer. Celui de Julien Fournier, soutenu par Bob Ratcliffe, et celui de Christophe Galtier, qui suivrait plutôt le président Jean-Pierre Rivère. Tous sont convaincus qu’ils continueront à travailler main dans la main au-delà de la saison, mais pour INEOS, le choix serait fait si une décision devait être prise entre le manager et le directeur du football. Julien Fournier, nommé directeur général du club en 2011, avait déjà été discrédité dans ses décisions sportives à Lausanne, autre club de la pétrochimie, et rétrogradé en deuxième division suisse et voit son crédit s’effondrer aux yeux des propriétaires. .

A l’inverse, aux yeux de ce dernier, Christophe Galtier, champion de France en titre, est un homme dont la victoire est liée à son corps. Dans la déclaration de Jim Ratcliffe du 29 avril visant à rassurer les supporters niçois après la tentative d’achat de Chelsea, citer le manager et ne pas mentionner les responsables n’était pas anodin. De son côté, Jean-Pierre Rivère attendait de rencontrer les décideurs pour leur demander d’investir un peu plus, un besoin de franchir un cap et de devenir un sérieux concurrent régulier pour la course de la Ligue des champions, inabordable de la saison. Nice peut encore espérer être européenne, à condition de ne pas rater Reims. Le contraire serait un véritable échec.

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