Originaire de la Sarthe, Antoine Jardin participe au concours “Le Meilleur Pâtissier”

Camille Jardin (à gauche), originaire de Chevillé (Sarthe), participe au concours du Meilleur Pâtissier - Les Professionnels, diffusé tous les jeudis soirs sur M6.
Antoine Jardin (à gauche), originaire de Chevillé, participe au concours du Meilleur Pâtissier – Les Professionnels, diffusé tous les jeudis soirs sur M6. ©Guillaume MIRAND/M6

Du haut de ses 31 ans, Jardin d’Antoine a déjà un palmarès impressionnant au milieu de la confiserie. Celui qui se trouvait autrefois dans les cuisines du Boulangerie Brulondans lequel sarthe, transmet aujourd’hui son savoir au sein de la prestigieuse École Ritz Escoffier à Paris !

Amoureux des défis, il a accepté de participer à la Meilleur Chef Pâtissier – Les Prosune émission diffusée tous les jeudis soirs à M6 puisque 23 juin 2022.

Chaque semaine, il doit relever des défis culinaires avec son pote Camille. Le but est d’épater les grands pâtissiers qui composent le jury, en espérant conserver leur place et remporter le concours ! Entretien.

Antoine, pourriez-vous d’abord rappeler vos liens avec la Sarthe ?

Mes parents habitent Cheville. J’ai fait mon apprentissage à Brûlon, dans la boulangerie qui était alors tenue par M. Landais sur la place de la mairie. J’avais 15 ans.

Et ensuite?

J’ai travaillé au restaurant Le Beaulieu au Mans pendant un an. Puis je suis parti quelques mois à Val d’Isère en saison avant de travailler dans un restaurant à Baugé-en-Anjou, Ô Prestige. J’ai ensuite travaillé trois ans à la chocolaterie Bellanger au Mans en CAP/BTS chocolatier. Je travaille à Londres depuis un peu plus d’un an. Je suis au Ritz à Paris depuis presque sept ans maintenant.

Quel poste occupez-vous ?

Je suis professeur de pâtisserie au lycée Ritz Escoffier à Paris depuis près de deux ans. Nous donnons des cours aux personnes qui souhaitent se professionnaliser ou simplement apprendre à cuisiner une recette. Les clients de l’école peuvent goûter nos gâteaux, les clients de l’hôtel ne le peuvent pas.

A 31 ans, pensez-vous qu’il est important de transmettre vos connaissances ?

Oui bien sûr. La médiation et la pédagogie sont les piliers de notre métier. Dès mon plus jeune âge, en apprentissage, on m’a appris. Un autre stagiaire arrive rapidement et vous envoie. C’est toujours comme ça quand on travaille dans une pâtisserie.

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Avez-vous décidé d’aller très tôt dans la pâtisserie ?

Oui, j’ai toujours aimé faire des gâteaux sans vraiment savoir pourquoi, par gourmandise je pense. Il n’y a pas vraiment de pâtissier dans la famille. Mes parents m’ont fait faire très vite. Cela m’a amusé. Quand j’ai dû choisir une orientation, je me suis dit que ça me plaisait. Alors je me suis dit pourquoi pas. Et aujourd’hui je ne suis toujours pas fatigué. Le choix n’était pas si mal. (des rires)

Antoine Jardin (à gauche) a travaillé en binôme avec Camille.
Antoine Jardin (à gauche) a travaillé en binôme avec Camille. ©Guillaume MIRAND/M6

Avez-vous une spécialité?

Depuis mon passage à Bellanger, j’ai un penchant particulier pour les recettes à base de chocolat.

En parlant de goût, que pensez-vous d’abord comme produit sucré associé à la Sarthe ?

Les pommes du Maine sont un produit avec lequel j’aime travailler. Une pâtisserie qui m’a particulièrement marqué étant enfant ce sont les bourdons, ces pommes entières cuites entourées de pâte.

Les téléspectateurs ont pu vous repérer lors de la première émission de la saison, diffusée le jeudi 23 juin. Comment M6 vous a-t-elle contacté pour participer à ce concours ?

J’ai été approché via les réseaux sociaux. Les premiers rapports datent de la fin mai de l’année dernière. Je n’avais pas vraiment fait attention. Au bout d’un moment, je me suis dit pourquoi pas. J’ai commencé à y penser un peu plus sérieusement. J’en ai parlé avec Camille, qui travaille avec moi sur la série. Il m’a suivi dans le projet. Le tournage a eu lieu entre octobre et novembre 2021. Ils ont duré trois semaines.

Avez-vous déjà suivi l’émission, notamment l’autre format amateur ?

Pas vraiment, pour être honnête. J’ai regardé un peu les pros la saison dernière. Je ne suis pas fan du programme.

Qu’est-ce qui vous a fait dire oui ?

C’était cool de partager l’expérience avec Camille qui est ma partenaire dans l’émission mais aussi mon amie dans la vie. Pour nous, c’était aussi une façon de sortir de notre zone de confort et d’essayer de nouvelles choses. Cela nous a obligés à être créatifs. Nous pourrions également entrer en contact avec de grands chefs et obtenir leurs avis sur ce que nous proposons.

Comment avez-vous vécu cela ?

Euh… (rires). C’est assez intense émotionnellement. C’est une compétition, donc il y a forcément de la pression et un petit challenge. Les conditions sont aussi un peu particulières. Nous ne sommes pas dans une cuisine, nous sommes sur une télé. Il y a de nombreux paramètres à prendre en compte qui ne correspondent pas à ceux de la vie réelle d’une entreprise de pâtisserie.

Le rythme est effréné. Ce sont de grands jours. Cela apporte certainement avec elle un peu de fatigue. On en est sorti complètement épuisés, mais c’est super parce que ça amplifie les émotions. Je garde un excellent souvenir du tournage.

Quelle est votre relation avec Camille, votre compagne ?

Camille m’est venu à l’esprit quand on m’a proposé le projet. Camille est une pâtissière avec qui je travaille au Ritz depuis plus de deux ans. Il est de Montpellier, c’est donc là qu’il est allé ouvrir son restaurant.

Il a des qualités pâtissières qui complètent les miennes. Je suis plus préoccupé par l’aspect technique, cela permet beaucoup plus de liberté. Je pensais que c’était une belle combinaison. C’est aussi quelqu’un qui prend tout avec le sourire. C’est toujours un spectacle de gâteaux. Il n’est pas là pour mettre la pression, le stress. Nous nous sommes très bien entendus là-bas.

Au total vous êtes sept couples à avoir rejoint le concours. Quelle était la relation avec les autres candidats ?

Dans l’ensemble ça s’est très bien passé. Nous avons rencontré beaucoup de belles équipes. Il y avait des participants avec un esprit un peu plus compétitif. Ce n’était pas tout à fait notre tasse de thé, mais nous étions là pour le faire sérieusement. C’était très intéressant. Il existe presque tous les types de profils. Certains ont construit des palais, d’autres moins, d’autres non. Il y avait quelque chose de tous les horizons. C’était super cool de pouvoir passer du temps avec toutes les équipes.

Ils ont eu l’occasion de rencontrer des chefs qui ont fait l’histoire de la confiserie. Y a-t-il une personnalité qui vous a particulièrement influencé ?

J’ai été très impressionné par Pierre Hermé. Dès que je me suis intéressé aux produits de boulangerie, j’ai acheté ses livres et j’ai regardé ce qu’il faisait. Il est assez charismatique, assez impressionnant car il connaît la pâtisserie. Quand il goûte un gâteau, il est vraiment dans un esprit analytique. Il va essayer de comprendre la technique, les associations, les textures. C’est vraiment une section. Il décore le gâteau.

Si vous travaillez aujourd’hui à Paris, avez-vous gardé un lien avec la Sarthe ?

Oui bien sûr. J’ai encore beaucoup d’amis là-bas, j’ai ma famille. Je reviens régulièrement.

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