OM : Comment éviter le piège de la saison 2 ? – Saison

Le frisson du dernier match face à Strasbourg (4-0) ça fait trois semaines. C’est un bon début pour une nouvelle ère avec Pablo Longoria comme président, Jorge Sampaoli comme entraîneur et une foule de nouveaux joueurs. C’est indéniable. L’un peut toujours se disputer, l’autre reste que la dernière équipe de France a réussi à atteindre une demi-finale de Coupe d’Europe en dehors de la Ligue des champions et en même temps être sur le podium du championnat qui s’est joué il y a 13 ans (et c’était déjà l’OM, ​​Eric Gerets). L’OM aux deux premières places de la Ligue 1, avant cette saison qui n’est arrivée que 6 fois ces 20 dernières années. Et encore une fois, le club a été dans les deux plus gros budgets de la ligue presque à chaque fois, ce qui n’est pas le cas cette fois. Autant de bonnes raisons de ne pas faire la moue sur votre plaisir. Cependant, une question demeure : comment la suite réussira-t-elle ? Car à force de passer une trop grande partie de son été sur un petit nuage, le club phocéen a fait sombrer l’exercice qui a suivi dans le passé. Puisque se fier à ce que l’on a appris dans le football ne pardonne pas, voici quelques pièges à éviter.

– Assurez-vous que la distance entre l’entraîneur et les joueurs est correcte

En 2020, malgré l’arrêt prématuré du Championnat pour cause de Covid, André Villas-Boas et l’OM avaient réalisé une belle performance : Deuxièmement, en battant tous leurs concurrents directs. De plus, le technicien a su tirer le meilleur parti de son groupe et nouer de bonnes relations avec tout le monde. Mais ce qui était en sa faveur s’est retourné contre lui au bout d’un an. Un employé dit : “Nous nous sommes sentis comme son ami, mais au fil du temps, nous avons compris ses astuces pour être amis avec tout le monde. Les joueurs se parlent. Et la relation après ça n’est plus la même.”. Jorge Sampaoli n’a pas vraiment utilisé la même stratégie. Mais encore faut-il qu’il tienne compte de ce paramètre dans la gestion de son groupe.

– Considérez la “surperformance” de certains cette saison

Comme vous pouvez le voir dans la vidéo, Mattéo Guendouzi et William Saliba, pour ne citer qu’eux, ont beaucoup joué cette saison, bien plus qu’avant dans leur carrière. Il faut pouvoir compter sur une baisse de vitesse. Cela ne signifie pas accepter des performances moyennes, mais peut-être ne pas parier bêtement sur une nouvelle saison de 50 matchs pour le milieu de terrain et le défenseur s’il devait un jour revenir à Marseille. Notez également que certains ne joueront pas de second rôle deux saisons de suite. Steve Mandanda bien sûr, mais il n’est pas le seul, pourrait en vouloir plus. La remise à zéro des compteurs s’applique à la performance, mais aussi à l’état d’esprit.

– Faire attention à la relation président-entraîneur avec le mercato

C’est le principal danger et l’OM sait très bien à quel point cela peut bousiller une saison qui ne fait que commencer, notamment avec les querelles entre Didier Deschamps et José Anigo. Si les choses n’avaient pas été aussi explosives entre Vincent Labrune et Elie Baup, le manager aurait peut-être perdu les clés de son équipe après avoir terminé deuxième du championnat. Car avec la qualification directe en Ligue des champions, le président voulait le faire entrer dans l’équipe. Si Baup a dû insister pour obtenir gain de cause en recrutant Dimitri Payet en début de mercato, il n’avait pas l’attaquant qu’il souhaitait tant l’actuel président de la LFP tenait à signer Thauvin à tout prix. Sans surprise, la proposition du président de déplacer Saber Khalifa sur la ligne médiane pour égaliser n’était pas l’idée du siècle, et Baup a été contraint de capituler début décembre.

– Ne pas passer de la confiance à la suffisance

C’est un problème structurel dont la ville de Marseille est peut-être plus responsable que le club et ses opérateurs. Si Marseille sait faire du drame quand ça ne va pas, alors les Marseillais savent comme personne “rouler la mécanique”. Toujours porté par l’euphorie de cette dernière victoire à domicile, Pablo Longoria a pu le voir se balader, par exemple, au milieu de la plage de Pointe Rouge, où tous les fans s’arrêteraient sûrement pour le féliciter. Il faut être très fort mentalement pour ne pas s’emballer et terminer le parcours. L’impulsion vient d’en haut, c’est à lui dès la reprise chez les joueurs, avant celle du staff du club, de faire comprendre que le plus difficile n’a pas encore été fait : de retour en Ligue des Champions, l’OM a à tout faire pour boucler une rentrée de cycle et donc revenir à cette compétition pour l’exercice 2023-2024. Ça veut dire ne pas trop gaspiller d’énergie car il faut bien faire en Liga aussi, contre le PSG de MBappé, Lacazettes Lyon et Monaco de Ben Yedder alors qu’il n’y a jamais que trois podiums. Mais si elle est réussie alors on peut dire que la saison 2 est meilleure que la première et cela pourrait commencer une saga…

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