Nicolas Morin : “David Guion n’a jamais réussi à influencer quoi que ce soit dans cette équipe” – Girondins

Le journaliste de France Télévision Nicolas Morin s’est exprimé dimanche sur les Girondins de Bordeaux dans Politique.

Quels sont les autres paramètres de cette déception sportive ?

Nicolas Morin sur France 3 Aquitaine : “D’abord, le niveau des joueurs n’était pas très élevé. Bien sûr, quand on est 20e et dernier de Ligue 1. Par contre, il y avait suffisamment d’effectifs pour rester en Ligue 1. Je veux bien tout entendre, mais là avait suffisamment d’effectifs pour rester en Ligue 1.

Il y a eu de mauvais choix managériaux, le mauvais choix de Petkovic qui était trop en décalage avec la Ligue 1 et ceux qui s’entraînaient au quotidien. On se souvient qu’il était l’entraîneur de la Suisse. Mauvais choix également de David Guion qui l’a remplacé en février qui n’a pas pu gagner plus de 2 matchs et n’a pas réussi à sauver cette équipe. Donc c’est aussi un mauvais choix de direction sur le plan sportif.”

Quel est le rôle des mutuelles ?

“D’abord, Gérard Lopez n’est pas le propriétaire des Girondins de Bordeaux, il a sa société Jogo Bonito, qui a pris l’été dernier le contrôle de la société créée pour les Girondins, qui s’appelait La Dynamique Inside, c’est un peu le Russe poupées que la société de Gérard Lopez est l’actionnaire majoritaire, mais il y a d’autres actionnaires : il y a une société boîte aux lettres qui a le pouvoir parmi les actionnaires de tout bloquer aux Girondins de Bordeaux, c’est-à-dire que Gérard Lopez n’est pas le décideur en termes de stratégie financière, d’avenir et de développement économique de l’association.

Il existe d’autres petits actionnaires de sociétés dont l’une basée au Luxembourg, l’autre aux Caïmans. Il s’agit bien de Gérard Lopez, c’est quand même le grand monde de la finance qui possède ce club. Cela dit, Gérard Lopez décide du terrain et de la stratégie financière, ce sont les créanciers et notamment King Street et Fortress qui est le prêteur de la société de Gérard Lopez. Autrement dit, aujourd’hui c’est eux qui disent oui, on réinitialise la cagnotte et le club vit ou pas, on ne réinitialise pas la cagnotte et le club meurt.

Quelle est la relation entre Gérard Lopez et les Ultras ?

Nicolas Morin poursuivi : “J’ai un schéma assez clair dans un club de football, pour moi les fauteuils présidentiels, les qualités d’entraîneur et le soutien des supporters. A Bordeaux, il est arrivé que Gérard Lopez veuille définitivement reprendre l’entreprise.Bien sûr, les Ultras, qui sont importants à Bordeaux, font aussi de la politique de poche.

Aujourd’hui les Ultramarines ont trop de pouvoir dans ce club, même s’ils sont des supporters inconditionnels. Mais à un moment donné, cela va un peu loin dans l’aafire Costil et Koscielny. Bien sûr, ça va loin quand il y a des blagues, des poursuites intentées devant les tribunaux. Ce n’est pas à moi de parler du fond dans cette affaire.

Je pense que pour la première fois aux Girondins le rôle des Ultras était vraiment disproportionné, la culpabilité ou la responsabilité de Gérard Lopez, qui a dû empocher ce groupe de supporters très puissants à son arrivée.

Il a fait de même à Lille à son arrivée, il avait lancé un appel aux dirigeants ultras pour avoir la paix sociale dans les tribunes.

Concernant le renouvellement de David Guion

“Ayant suivi les matchs des Girondins je ferai deux constats. Le premier est que bien qu’il soit arrivé début février il n’y soit pas parvenu, il est resté jusqu’au 21 mai pour sauver ce club au moment de la victoire Lorient par exemple, dernier match à domicile en les playoffs, il n’a jamais réussi à influencer quoi que ce soit dans cette équipe, dans ce groupe, aucune réaction, aucune réactivité.

Donc il n’est pas seul, il y a des joueurs, donc il n’a pas réussi. L’autre date à considérer est que les deux autres équipes qui ont chuté, à savoir Metz et Saint-Étienne, ont changé d’entraîneur. Donc c’est clair qu’il y a une volonté au niveau de l’encadrement dans ces clubs de repartir avec quelque chose de différent. David Guion est-il donc un choix par défaut ?

Probablement parce qu’il y a des entraîneurs contactés qui ont refusé, comme Jean-Marc Furlan, comme Omar Daf, l’entraîneur de Sochaux, et ils avaient sous la main David Guion. Il a accepté de diviser au moins son salaire par 2, au bout d’un moment on s’est dit pourquoi ne pas repartir avec lui. Mais c’est clairement un choix pour le moins surprenant compte tenu de ce que Bordeaux lui a fait subir sur le banc depuis février.”

A propos de la Matmut Atlantique

“Oui, forcément, en raison des circonstances au stade, il y a le loyer, vous savez qu’il est occupé par les Girondins de Bordeaux qui ne paient pas le loyer en totalité après des négociations avec la métropole après la pandémie de COVID. Aussi il y aura être moins Être des gens dans le stade. Evidemment, la Ligue 2 ne fait pas rêver grand monde. A priori on ne s’attend pas à une affluence de 30, 40 ou 50 000 personnes, ce n’est pas possible, sauf pour l’Indochine.

Leave a Comment