Lyon remporte la Ligue des champions pour la huitième fois face à Barcelone (3-1)

Pour autant, la soirée quasi parfaite des Lyonnais n’a pas pu diminuer la dimension de l’exploit accompli par Amandine Henry, Ada Hegerberg et Catarina Macario, meilleures buteuses, face au Barça, qui était logiquement présenté comme le grand favori, rouleau compresseur qui n’a pas perdu une seule fois. avait subi ses 49 derniers matchs pour 48 victoires.

Alors qui n’a toujours pas réussi à battre l’OL en quatre tentatives après avoir échoué en finale à Budapest face au même adversaire (4-1) dans un scénario similaire trois ans plus tôt ?

Suprématie retrouvée

Même le gros coup de la demi-heure n’a pas pu réduire la portée du huitième titre de champion d’Europe du club rhodanien. Après avoir touché le fond il y a un an après avoir perdu ses couronnes continentales et nationales face au Barça et au Paris SG, Lyon a rebondi 12 mois plus tard, avec la résilience des Taulières (Hegerberg, Wendie Renard, Henry) et l’insouciance des jeunes (Selma Bacha , Macario , Melvine Malard).

Avec ce nouveau trophée durement gagné en C1 – défaite en quart de finale aller face à la Juventus, qualification dangereuse contre le PSG à la mi-temps – l’OL goûte à sa suprématie continentale, sans doute jamais autant évoquée que le PSG ces deux dernières années France et le Barça en Europe.

Les Lyonnais n’avaient cessé de répéter ces derniers jours qu’ils “n’avaient encore rien gagné” cette saison, désormais c’est fini… Et la joie devrait durer encore plus longtemps car l’OL compte cinq points d’avance en tête de la D1 française de les Parisiennes, sont à deux matches de fêter le 15e titre national qui lui semble promis.

Bijou signé Henry

L’histoire retiendra aussi que c’est l’OL, club pionnier en termes d’investissement et d’attention portée à sa section féminine, qui a remporté cette édition cruciale de la Ligue des champions, la première avec une phase de poules, dont les premières rencontres étaient également toutes télévisées. Surtout le premier qui a réuni tant de monde dans le stade avec plus de 585 000 spectateurs tout au long de la compétition.

La finale de samedi est restée en phase avec cette saison marquante, avec un stade de la Juventus très chargé (32 257 spectateurs dont au moins 15 000 barcelonais pour environ 2 000 lyonnais) et une frénésie assez étonnante en marge, dans les rues surchauffées de la salle de presse de la ville, où le catalan a été parlé tout le week-end.

Sur le terrain, les joueurs se sont montrés à la hauteur, avec un bijou signé Henry dès la 6e minute, une frappe lointaine monumentale dans la lucarne ; puis un joli centre de Bacha, dirigé victorieusement par Hegerberg (23e), meilleur buteur de l’histoire de la compétition avec 59 buts en 60 matchs.

Devant un Barcelona Kop éteint, Macario enchaînait sur la fin d’un joli mouvement (33e), huit minutes avant la réduction du score d’Alexia Putellas, qui ne parvenait pas à retrouver l’erreur malgré une pression constante en seconde période.

La capitaine barcelonaise, superstar dans son pays depuis son Ballon d’Or à l’automne, a terminé la compétition comme seule meilleure buteuse (11 buts). Une récompense qu’elle aurait sans doute troquée sans regret contre un succès à ce qui est déjà devenu un sommet européen classique.

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