Lopes reste, Guion toujours là, Furlan en embuscade

L’onde de choc ne s’est toujours pas calmée. Trois jours après l’officialisation de la relégation des Girondins de Bordeaux en Ligue 2, beaucoup ne veulent toujours pas y croire. Le club n’avait pas connu de relégation depuis 31 ans. Et encore, à l’époque, c’était administratif, pas sportif. Il faudra donc un certain temps pour digérer ce downgrade. Mais le temps, c’est vrai, les marines et les blancs n’en ont pas. Entre une réunion cruciale devant la DNCG (Direction Nationale du Contrôle de Gestion) prévue mi-juin et une reprise du Championnat de L2 le 30 juillet, les semaines à venir au Château du Haillan s’annoncent très mouvementées.

Pour cette raison, Gérard Lopez n’a pas attendu samedi dernier pour s’activer. Le propriétaire et président des Girondins de Bordeaux doit boucher un trou de 40-45m pour que le club revienne en tête de la Ligue 2 Sud-ouest, il pourrait même être contraint d’empocher près de 20 millions d’euros. Cela pourrait chuter à environ 12-13 millions si l’homme d’affaires hispano-luxembourgeois trouve un nouveau sponsor international pour le club, un dossier sur lequel il travaille depuis des mois. Il était également à Paris ce lundi pour s’entretenir avec d’éventuels futurs partenaires. En attendant de savoir s’il obtiendra des progrès à cet égard et, surtout, le feu vert du gendarme financier du football français, l’athlète n’est pas en attente : “Tout progresse”, confie un proche de Gérard à Lopez. . Ça signifie ?

Le choix de l’entraîneur n’est pas encore décidé

Pour le moment, l’entraînement, y compris les tests physiques traditionnels de pré-saison, devrait reprendre le 23 juin. Mais qui sera là ce jour-là ? C’est la grande question. Gérard Lopez a déjà annoncé qu’il était “prêt” à apporter des “changements significatifs”. Par exemple, il pourrait nommer un vice-président. Comme indiqué par L’équipe, le nom de Klaus Allofs a circulé ces derniers jours, mais le profil de l’actuel directeur sportif du Fortuna Düsseldorf en Allemagne n’aurait pas complètement convaincu les décideurs bordelais. Ces derniers recherchent également une personne adéquate qui épaulera Admar Lopes, le jeune directeur technique du club, pendant un an et le déchargera de certaines tâches. En effet, selon les informations de 20 minutes, le Portugais a été confirmé dans son rôle malgré la saison désastreuse des Girondins de Bordeaux.

Gérard Lopez, président des Girondins de Bordeaux.
Gérard Lopez, président des Girondins de Bordeaux. -Philippe LOPEZ/AFP

Preuve en est, Admar Lopes s’est rendu mardi à Londres avec son entraîneur David Guion pour rencontrer le président Gérard Lopez afin de faire le bilan de la saison. L’ancien entraîneur du Stade de Reims a quitté la capitale anglaise sans vraiment en savoir plus sur son avenir. Si la tendance est toujours à la sortie après avoir échoué dans sa mission de maintien du club en Ligue 1, il fait tout de même partie de la shortlist dressée par la direction bordelaise. Elle a décidé de se donner quelques jours de plus pour faire son choix, qui dépendra en grande partie du projet retenu pour la saison prochaine. Soit les Girondins partent avec un effectif très jeune, soit avec des joueurs plus expérimentés qui ont de l’expérience en Ligue 2. Cela viendra aussi des moyens de recrutement. Dans cette courte liste on retrouve également les noms de Jean-Marc Furlan et Laurent Batlles révélés pied Mercato, Selon nos informations, le premier fait même figure de favori.

Laurent Batlles, entraîneur de Troyes, lors d'un match contre Monaco le 29 août 2021.
Laurent Batlles, entraîneur de Troyes, lors d’un match contre Monaco le 29 août 2021. — Eurasia Sport Images/Shutterstoc/SIPA

Mais sa situation contractuelle n’est pas claire. L’actuel entraîneur d’Auxerre se prépare à affronter Saint-Etienne en barrage de Ligue 1 cette semaine. En cas de promotion, son contrat est automatiquement prolongé d’un an. Une chose est sûre, son nom a été suggéré au club et il pourrait voir les choses boucler la boucle chez lui en Gironde. Laurent Battles, il est très populaire. Il est la priorité de l’AS Saint-Etienne, surtout en cas de relégation en L2, et les Verts pourraient aussi compter sur lui en cas de maintien. Bref, ce barrage est particulièrement surveillé par la direction des Girondins de Bordeaux. Un autre entraîneur français d’un milieu de terrain de Ligue 1 s’est également proposé. En revanche, la piste Didier Tholot n’a jamais existé.

Le club veut garder une dizaine de joueurs avec Mara par défaut

Et les acteurs dans tout ça ? Après un dernier petit déjeuner ensemble au Haillan dimanche matin, quand Admar Lopes leur a fait comprendre que très peu porteraient un jour le maillot des Girondins, ils sont partis en vacances. En coulisses, le directeur technique a déjà avancé ses pièces d’échecs avec un engagement de vente pour près de 22 millions d’euros cet été. Selon les données de 20 minutes, Les Portugais ne veulent conserver qu’une dizaine d’éléments : Lacoux, Mara, Sissokho, Ignatenko, Gregersen, Briand (il se voit proposer une prolongation d’un an), Kidjé, Bokele, Bakwa et peut-être Medioub. Concernant Ahmehdozic, l’une des seules satisfactions de la saison, tout dépendra de la situation financière du club. Il faudra d’abord exercer son option d’achat (4 millions d’euros) avant de résister sûrement aux offres. En privé, le jeune défenseur aurait émis le souhait de rester à Bordeaux.

Tous les autres joueurs de la liste devraient quitter Marine et Blanc. Entre les fins de contrat (Costil, Traoré, Adli, Marcelo, Malbec), les retours de prêt (Mensah, Mangas, Pembélé, Dilrosun, Guilavogui), les joueurs à la valeur marchande (Elis, Hwang, Oudin, Onana, Maja) et les indésirables (Niang, Zerkane, Fransergio, Kwateng, Baysse, Mexer), ça fait une vingtaine de joueurs.

L’un des premiers grands défis du club lors de son retour en Ligue 2 sera de retenir son jeune et prometteur attaquant Sékou Mara. Les Girondins ne s’en cachent pas, ils veulent reconstruire le club autour de lui. Le joueur a affirmé son intention de poursuivre l’aventure après le dernier match de la saison : « Je sais déjà ce que je vais faire l’année prochaine, je serai aux Girondins de Bordeaux. Je suis sous contrat avec le club ! J’y serai la saison prochaine ! » Sauf que dans ce cas l’aspect financier devrait vite l’emporter. Aujourd’hui, des clubs français comme Lyon, Reims, Lens ou les allemands (Cologne et Leverkusen) suivent de très près l’avant-centre bordelais et pourraient rapidement faire une offre. Et compte tenu de la situation financière du club, il sera très difficile pour Marine et Blanc de refuser une offre de 15 millions d’euros.

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