Ligue 1. Saison mouvementée en tribunes, entre tensions, fumigènes et fête écourtée

Entre le titre du Paris SG fêté sans exubérance et les tensions entre joueurs et ultras lyonnais, le chaos de fin de match qui envoie les Verts en Ligue 2 parachève un exercice tumultueux qui a vu des heurts à répétition que les sanctions gouvernementales ont forcé à une escalade des sanctions disciplinaires. les mesures.

8 août : Projectiles à Montpellier

Première journée, premiers incidents à Montpellier, où le Marseillais Valentin Rongier a été touché à la tête par une bouteille alors qu’il fêtait un but avec son équipe. Après une dizaine de minutes d’hésitation, le match est terminé.

22 août Chaos à Nice, combats en Bretagne

Un nouveau seuil critique a été atteint le 22 août lorsque des affrontements ont éclaté entre supporters rennais et nantais autour du stade lors du derby breton, et notamment d’un derby méditerranéen Nice-Marseille qui a semé le chaos. Alors que le “Gym” menait 1-0, Dimitri Payet a été touché dans le dos par une bouteille d’eau en plastique. Les Marseillais renvoient le projectile dans les tribunes des Ultras niçois, dont certains pénètrent sur la pelouse en riposte, provoquant une bagarre générale entre joueurs marseillais et supporters ! Après une interruption de plus d’une heure et demie, la séance est définitivement terminée. La commission de discipline enlève deux points à l’OGC Nice (dont un avec sursis) et interdit totalement son stade pendant trois matchs. Le match se répétera à huis clos (1-1) à Troyes le 27 octobre.

18 septembre : échauffourées lors de Lens-Lille

A mi-parcours du Derby du Nord entre Lens et Lille, des dizaines de supporters lensois prennent d’assaut le terrain pour en découdre avec le parking lillois. Six ont été légèrement blessés dans la bagarre. Les deux clubs reçoivent une déduction de points avec sursis.

22 septembre : « embuscade » et affrontements

Avant la rencontre Montpellier-Bordeaux, un entraîneur des supporters bordelais a été pris dans un « guet-apens » organisé par certains de leurs collègues montpelliérains. La bagarre qui a suivi a fait 16 blessés légers. A Angers, après le match face à Marseille (0-0), plusieurs dizaines de supporters marseillais sont sortis du parking visiteurs et ont détruit du matériel avant que les stadiers ne remettent l’ordre.

22 octobre : Incidents à Saint-Étienne

Le match entre Saint-Étienne et Angers a débuté avec une heure de retard. Plusieurs ultras stéphanois, mécontents de la mauvaise passe sportive, sont entrés sur le terrain avant la rencontre, envoyant des roquettes et des fumigènes et endommageant les filets des buts, qui ont dû être rapiécés à la hâte.

21 novembre : OL-OM est enfin arrêté

Le choc Lyon-Marseille a été interrompu à la 4e minute de jeu : le capitaine marseillais Dimitri Payet a été touché au visage par une bouteille d’eau lancée depuis les tribunes. Après une longue hésitation, le match est finalement arrêté environ deux heures après l’interruption.
Lyon perd un point au classement et la rencontre se rejoue à huis clos (1-0 pour l’OL). L’homme qui a jeté la bouteille a été condamné à six mois de probation.

17 décembre : La Coupe de France est perturbée

En Coupe de France, le huitième de finale entre le Paris FC (L2) et l’OL au stade Charléty a été suspendu après des tirs de fumigènes à proximité du parking de Lyon. Des spectateurs d’une tribune adjacente sont montés sur le terrain pour s’éloigner du lieu de l’incident, empêchant la reprise du match, qui a finalement été abandonné environ une heure plus tard. L’association française frappe fort : les deux clubs sont éliminés de la Coupe de France.

20 mars : Les Girondins bloqués au stade

Environ 200 supporters bordelais se sont rassemblés à la sortie du stade Matmut Atlantique pour manifester leur mécontentement après une nouvelle défaite, bloquant la sortie des joueurs et profitant de l’occasion pour les rencontrer. Le face-à-face a duré une quinzaine de minutes avant que la foule ne se disperse tranquillement.

10 avril Tentative d’effraction à Brest

La rencontre entre Brest et Nantes est suspendue dix minutes après des tentatives de pénétration de spectateurs au sol sur fond de tension entre Ultras.

23 avril : ambiance fun à Paris et ailleurs

La remise du titre de champion s’accompagne généralement de scènes de liesse et de communion dans le stade… mais pas cette fois, où dans une ambiance très calme Paris soulève son dixième trophée, un record atteint. Les Ultras ont choisi de faire la fête devant le Parc des Princes pour dénoncer la politique sportive parisienne et les déceptions européennes à répétition. A Lyon, la belle victoire 5-2 sur Montpellier a été éclipsée par l’altercation entre les Ultras et l’attaquant Karl Toko Ekambi, coupable selon eux de leur avoir dit de se taire. Et à Saint-Étienne, le match face à Monaco (perdu 4-1) a été interrompu pendant plus d’une demi-heure à cause des fumigènes et feux d’artifice avec lesquels les Ultras ont célébré les 30 ans du groupe des Green Angels, quittant la soirée sur un ton amer. arrière-goût.

29 mai : Dernier chaos à Saint-Étienne

Des incidents ont mis fin au tout dernier match de la saison après que le dernier tir au but décisif ait renvoyé Auxerre en L1 (1-1/1-1, 5-4 aux tirs au but) et surtout renvoyé Saint-Étienne en L2. Une fois le sort des Verts confirmé, les supporters ont envahi le terrain, tirant notamment de nombreux fumigènes qui tiraient sur les joueurs et les bancs au risque de les blesser. Le stade s’est vidé dans la confusion, panique dans les tribunes et sur le terrain, les joueurs ont couru vers les vestiaires. Et la veille, la finale de Ligue des champions Real Madrid – Liverpool au Stade de France a été reportée de 36 minutes en raison de problèmes d’organisation. Triste fin de saison pour le football français.

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