Ligue 1. L’OM, logique deuxième après une saison tumultueuse. Des sports

A quelques minutes de la fin, la folie s’est emparée du stade Vélodrome samedi soir pour la 38e et dernière journée de matches de Ligue 1. Alors que les joueurs de l’Olympique de Marseille ont marqué trois buts face à Strasbourg et semblaient presque résignés à la troisième place en fin de saison, le quatrième but de Cédric Bakambu (93e) a fait naître des espoirs fous d’égaliser Monaco à la différence de buts.

Cela a été suivi de cris provenant des tribunes du Stade Vélodrome. Un coup de gueule qui annonçait l’ultime élan était désormais vain grâce à l’égalisation de Lens à Extremis au même moment face à Monaco. Un but inattendu vaut la 2e place pour l’OM et avec lui qualification directe pour la prochaine édition de la Ligue des champions.

Seize jours à la deuxième place

Malgré ce scénario très favorable, il est logique que le club phocéen termine l’exercice à la deuxième place du championnat. Derrière le Paris Saint Germain, leader intouchable de la 3e à la 38e journée, l’OM est l’équipe qui a fait preuve de la plus grande régularité en termes de palmarès.

Après un premier relais en début de saison, l’équipe de Jorge Sampaoli est montée sur le podium au soir de la 16e journée et n’a jamais été reléguée, avec notamment seize week-ends terminés à la deuxième place. De son côté, Monaco, son principal rival dans le sprint final, n’a passé que trois journées sur le podium, les trois dernières de la saison.

C’est Nice, finalement cinquième en fin de saison, la deuxième équipe à avoir passé le plus de temps sur le deuxième échelon du championnat (7).

résistance au doute

Pourtant, les Marseillais n’ont pas été épargnés par les doutes au cours de la saison. Les premières turbulences sont apparues au début de l’automne. Après un début de saison séduisant, qui s’est surtout caractérisé par des victoires maîtrisées contre Monaco (2-0) et Rennes (2-0), l’euphorie de la bande de Dimitri Payet a brusquement éclaté après une défaite en forme de claque dans le face au Stade Vélodrome face au RC Lens (2-3), le 26 septembre.

Un revers tactique et un tournant dans la saison olympique. Porté jusque-là par des intentions offensives issues de déséquilibres et d’innovations constantes, l’OM a ensuite poursuivi un virage total. L’équipe marseillaise s’est alors transformée en une équipe pragmatique obsédée par le contrôle du ballon, quitte à sacrifier le spectacle.

La prudence se transforme parfois en retenue. Comme à Lyon le 1er février, où les Olympiens ont perdu après un match nul en tête en fin de rencontre et ont de nouveau été dans le doute. S’en est suivi une série de trois matches de championnat sans victoire en fin de mois, avec des défaites à Clermont (2-0) et à Monaco (1-0) et un nul à Troyes (1-1).

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Sampaoli, qui était sous le feu des critiques pour son style de jeu, a tout de même réussi à maintenir son groupe en pleine attaque. Une force de caractère que les Marseillais ont certainement en fin de saison s’ils gardent la tête froide après les défaites contre Lyon (0-3) et Rennes (0-2) lors des journées 35 et 37. Des revers sans conséquences, l’OM retrouve la Ligue des champions la saison prochaine.

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