Ligue 1. L’agonie est longue pour les Girondins de Bordeaux…

Les snobés rappelleront donc que Josuha Guilavogui et ses coéquipiers ont raté une autre occasion un soir alors qu’ils inscrivaient leur deuxième 0-0 de la saison (après avoir été ramenés de Lille). Aussi leur premier et unique “clean sheet” à domicile, dans une ambiance hostile et un soir où le show se tenait dans les tribunes, mais le succès aurait tout relancé.

La froide réalité nous rappelle que leur manque de véritable espoir ultime aujourd’hui est dû à leur différence de buts abyssale et à encaisser 89 buts en 37 jours. Ne pouvant s’imposer face à Merlu, pour qui le match nul suffisait et qui s’est montré très faible techniquement, il rappelle que le coup de hache ne sera que mérité. 62 ans après la dernière relégation sportive et 31 ans après celle administrative, le millésime 2021-2022 est déjà assuré d’être le pire du club depuis l’après-guerre. Une équipe – aujourd’hui Metz – n’a jamais pu se sauver avec si peu de points en L1.

Netteté, pas de larmes

Il y avait peu de frissons. Ils sont passés dans le dos des quelque 20 000 spectateurs alors que Hwang Ui-Jo a raté trois énormes occasions (62′, 68′, 75′) alors que son rival stéphanois se dirigeait vers une défaite 2-1 face à Reims. Avant et après, pas grand-chose ou presque, pendant 95 minutes de jeu, au cours desquelles les hommes choisis par David Guion comme les plus touchés, ont été constants mais bien trop maladroits et fébriles.

“Le millésime 2021-2022 est déjà assuré d’être le pire millésime club depuis l’après-guerre”

Si certains, de Gaëtan Poussin à Rémi Oudin, se sont effondrés au coup de sifflet final à 22h58, les principales larmes auront finalement été versées par les victimes collatérales des jets de gaz lacrymogène tirés par les CRS pour disperser les Ultras en plus de avant-match tendu en attente du bus des joueurs.

Gérard Lopez trop absent

Le résultat n’est pas tombé dans le déluge redouté, avec des chants insultants et un jet de papier toilette, qui ont interrompu le jeu pendant 6 minutes à la 25e minute, mais surtout dans un mordant, dont la direction et les joueurs ont parfois évalué le rang à la limite. sur le Sketch dix mois plus tard. Ses nombreux épisodes alimenteront presque le livre comme un cas omniprésent d’un monument du football français.

Il reste encore une semaine pendant laquelle nous devons continuer à le faire

Que l’on date ses débuts du 6 février 2010, lorsque Laurent Blancs bordelais surfant sur la France et en Ligue des champions entame son improbable descente à Rennes (4-2), ou du 6 novembre 2018, lorsque le propriétaire de M6 quitte la main contre 100 millions. euros aux membres désastreux du GACP et au naïf fonds d’investissement américain King Street, cela restera un long processus qui a fini par s’accélérer.

Choisis pour éviter le redressement judiciaire, une éventuelle relégation en L2 ou pire, Gérard Lopez et ses hommes sont coupables de s’être trop trompés sportivement, sur les objectifs, la valeur et la complémentarité de certaines recrues ainsi que sur le choix des entraîneurs. L’absence du président actionnaire majoritaire dans les tribunes ce samedi est symbolique : il lui manquait cruellement un patron tous les jours dans un avion télécommandé dans lequel on réalisait parfois presque tout. Même son absence ne calmera pas la colère grandissante de nombreux associés et followers.

Leave a Comment