Ligue 1. Frédéric Antonetti devant le PSG

Le point sur la main-d’œuvre?

« On récupère Vincent Pajot, de retour de suspension. Mais on perd Nicolas de Préville, qui est suspendu. C’est trop juste pour Habib Maïga, qui n’est pas encore complètement formé. Il sera opérationnel la semaine prochaine (Sourir). En tout cas, le voir à l’entraînement comme Matthieu Udol, qu’on a signé cette semaine, ça fait du bien. Même s’ils ne peuvent pas encore jouer. Cela ajoute un peu plus de qualité. »

Avez-vous ressenti un peu plus de pression de la part de vos joueurs cette semaine avant de défier Paris et de rester en barrages avec cette opportunité ?

« Comme ces dernières semaines, on s’entraîne bien, même un peu mieux. Je n’ai pas ressenti de pression supplémentaire. Certainement pas. On s’entraîne dans une bonne ambiance. On espérait, on verra…”

Les séances et leur approche générale sont “plus détendues” selon les mots de Didier Lamkel Zé. Avez-vous déjà changé votre mode de gestion au cours de la saison ?

“Oui, bien sûr. Il faut toujours essayer d’ajuster sa gestion. Je lâche un peu, c’est vrai. Mais sans lâcher prise, on a aussi fait de bons matchs, comme à Lorient. Au niveau du contenu, c’est peut-être notre meilleur. Après ça, j’ai décidé qu’on lâcherait un peu, et on a réussi. C’est une décision spontanée : ça ne valait pas la peine de prendre les devants. Ça a commencé par un constat et une envie de se détendre. Là… »

“Cette ambiance a permis aux joueurs de se dépasser”

Que vous inspire le Paris Saint-Germain ?

“A mes yeux, c’est l’une des meilleures équipes du monde. Même le meilleur. Un exemple : la double confrontation entre Paris et le Real Madrid en Ligue des Champions. Il n’y a pas eu de match pendant deux heures et demie ! Ensuite, nous commentons le résultat et l’élimination. Mais en tant qu’entraîneur je regarde le contenu : le PSG m’a enchanté pendant deux heures et demie. C’était très agréable à voir. Tout le monde a oublié…”

Quelle option prendre face à une telle équipe : résister ou tenter l’exploit ?

” Les deux. La résistance est évidente. Il va falloir bien défendre et à chaque fois qu’on aura l’occasion de leur causer des problèmes, on le fera. Surtout, j’espère qu’on sera là. Si on est et un s’ils ont un bon match, je serai content. Après, s’ils sont meilleurs que nous, ils sont meilleurs que nous…”

Les supporters ont répondu présent face à Angers et seront nombreux au Parc des Princes ce samedi…

“Depuis que je suis au FC Metz, pour la première fois j’ai vu le public comme je l’ai vu contre Angers. Je l’ai dit à la fin du match : j’ai beaucoup aimé le public. J’ai aussi remarqué ce qui suit : Il y a un énorme potentiel au niveau public. Demain, avec une équipe qui a des résultats, ça peut être en moyenne 30 000 personnes. J’ai senti pour la première fois que Metz était une ville de football. Et bien sûr le public a participé au résultat. Parce qu’on n’a pas un bon match, mais cette ambiance a permis aux joueurs de se surpasser. Il y a un grand potentiel inexploité. »

“J’ai dit aux joueurs que s’ils réussissaient, ils s’en souviendraient toute leur vie.”

Aurez-vous une oreille pour Nantes (qui accueille Saint-Étienne) ce samedi ?

” Non. Qu’est-ce que cela changerait ? Nous verrons bien. La curiosité est un péché mortel, n’est-ce pas ? (Rire). Je veux juste que nous jouions notre jeu et que nous soyons bons. Et que nous présentons une bonne image. C’est ma réflexion depuis quelques semaines. En termes de contenu, je pense sincèrement que nous méritons d’être en Ligue 1. Y arriverons-nous ? En tout cas, on joue au foot pour vivre de telles émotions. J’ai dit aux joueurs que s’ils réussissaient, ils s’en souviendraient toute leur vie. »

Avez-vous rencontré le président cette semaine ?

“Non, je n’ai pas eu cette chance. »

Votre nom est récemment apparu dans la presse ivoirienne : vous seriez l’un des candidats au poste de dresseur d’éléphants…

« Je n’ai pas postulé et je ne m’en souviens plus… On dit beaucoup de choses à cette période de l’année. »

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