L’été devient chaud à Montpellier Hérault

La semaine dernière, la plus grosse défaite infligée à la Mosson par le PSG depuis août a scellé le sort des Pailladins à un match de la fin. Certain de terminer 13e, l’Héraultais a disputé un match amical face au Sco d’Angers ce samedi. Une rencontre « pour le beurre ce qui ne permettrait pas à Laurent Nicollin d’en mettre plus dans ses épinards.

Quoi qu’il en soit, nous devions encore sauver l’honneur et les meubles. Renouer avec une victoire La Paillade fuyait depuis le 20 mars. Et évitez, pour l’icône du moins, de répéter la même séquence de neuf matchs sans victoire que la saison dernière.

seulement pendant les Angevins, comme les Parisiens, n’ont pas hésité à souffler dans la braise, la fièvre des Héraultais ne s’est pas apaisée, et les maux de tête du personnel et de la direction ne se sont pas apaisés. Au contraire, puisqu’au moment où le rideau s’est baissé, une treizième défaite depuis janvier a finalement provoqué des nausées et chassé le sequin à la place de la lanterne rouge de la phase retour.

Un écart incontrôlé

Bien sûr, s’ils avaient eu Turner devant eux, les supporters héraultais auraient applaudi la performance et ovationné les athlètes du MHSC, tous deux Les écarts réalisés cette saison semblent aussi spectaculaires que fous. Malchanceux, c’est le football, un milieu où cet exercice de souplesse n’est pas vraiment populaire.

Pas très appétissant en effet de passer par le meilleur match aller du club depuis dix ans la pire seconde partie de saison de l’équipe Pailladine depuis 2004, dans un délai de dix mois. Et transformer le rêve en véritable cauchemar, susceptible de provoquer des sueurs froides et la peur de ne jamais pouvoir s’en sortir.

Pourtant, ce sera nécessaire ! car ne pas mordre la poussière de la Ligue 2dans un an le MHSC doit maintenant, coûte que coûte, tirer les leçons d’une demi-saison de toute l’apostasie avant de commencer l’exercice de tous les périls.

Olivier Dall'Oglio a cherché en vain des solutions pour la phase retour
Olivier Dall’Oglio a cherché en vain des solutions pour la phase retour ©AFP
Jean Catuffe

Les moyens justifient (partiellement) la fin

Cela ne dépend pas d’une division. Même si la mission confiée par le président Nicollin n’a pas été remplie, à savoir terminer dans le top 10 pour la cinquième année consécutive, et même si le MHSC a été éjecté du top 10 bien trop tôt au soir de la défaite à La Mosson face à Stade Rennais (2 :4) l’idée reste pour l’instant au diapason rester ensemble

Intérieurement, personne à l’état-major ne veut tirer des balles rouges et ouvertement à un entraîneur qui, malgré tout, a réussi à inspirer les masses, du moins à domicile, jusqu’en décembre. Un technicien dont la formation est régulièrement saluée par Michel Mézy et très appréciée par de nombreux joueurs. Mais surtout un entraîneur dont la direction l’avait si bien défié la saison dernière, mais avec nettement moins que son prédécesseur.

Laurent Nicollin le sait très bien La couverture dédiée aux sportifs était plus fine que la précédente, l’été dernier, en raison de la pandémie et du fiasco des droits TV. Et ça a cette période de sécheresse dans laquelle les Alésiens sont arrivés plus que jamais obligés d’embaucher des jeunes et d’embaucher moins que prévu et sans salaire. Sans compter que le duo infernal a dû être remplacé au pied levé, notamment Andy Delort lorsque ce dernier a décidé d’abandonner un navire qu’il ne jugeait plus adapté aux mers dans lesquelles il voulait s’engager.

A ce changement de direction et à ces imprévus, s’ajoute le projet d’un nouveau stade qui oblige le club à ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier. Et qui du coup et plus que jamais vous oblige à recruter intelligemment au lieu de dépenser sans compter.

Un effectif à bout de souffle ?

Il est donc impossible d’attribuer à Olivier Dall’Oglio le niveau de Nicholas Gioacchini, dont le prêt auprès d’un club de Ligue 2 dans les dernières minutes du mercato était une décision d’urgence et par défaut pour faire le numéro plutôt qu’une réelle opportunité à capitaliser. Aucun but à l’arrivée en 28 apparitions pour Paillade.

Aussi compliqué de blâmer ODO seul l’état de forme et l’irrégularité de Mamadou Sakho ou Valère Germain qui, ayant été privés de compétition ou de préparation avant d’abandonner, n’ont pas pu tenir le temps.

Après tout, il est inimaginable de le pointer du doigt après la piètre performance de plusieurs garçons, apparemment moins intéressés par leur apparition sur les terrains de Ligue 1 que par leurs sorties nocturnes avant ou après les journées de championnat. Et dont l’attitude, selon certaines voix au sein du club, a déteint sur certains de leurs partenaires depuis janvier.

Confiance loin d’être aveugle

Cependant, si pour toutes ces raisons, mais aussi parce que son contrat court jusqu’en juin 2024, Le club de Montpellier n’a pas décidé de supprimer son encadrement samedi soir et s’il y avait le moindre doute, ils sont d’accordil est évident qu’Olivier Dall’Oglio débutera le prochain exercice avec un maximum de pression.

Il est également indéniable, et il le sait, que lui et son équipe ne l’auront pas pas de place pour l’erreur et que la patience du club, notamment pour procéder aux ajustements nécessaires et souhaités, n’est plus à mettre à l’épreuve.

L’entraîneur a en effet épuisé tous ses crédits, à force de considérations accumulées, accentuées par un projet de jeu très ambitieux, qui n’impliquait finalement qu’une dizaine de joueurs et qui ne correspondait sans doute plus aux possibilités physiques et mentales du match retour, qui prétend avoir tout essayé pour relever la barre avec le groupe sur place.

Ce point, soit dit en passant, est peut-être le plus inquiétant au final. Depuis quelques semaines, nous assurait le technicien, il multipliait les tentatives et les changements de ton, tant sur la forme que sur le fond, des jurons aux éclats de voix, avec des explications sympathiques, sans remarquer la moindre réaction. Au final, il s’émerveille même, et avec lui La Mosson, de sa propre capacité à reprendre le contrôle d’ici là sans baisser les bras.

Une nouvelle impulsion ?

L’espoir, aussi mince soit-il, l’est justement avec le remaniement qui vient de débuter et le mercato qui démarre le 10 juin. L’entraîneur, mais aussi le club, placent leurs espoirs là-dessus. Objectif : éliminer les moutons jugés un peu minables, briser les clans réfractaires à l’idée de se promener et leur redonner vie grâce à l’apport et la fraîcheur mentale et physique de plusieurs renforts.

Tout cela repose sur le positif : la satisfaction d’avoir lancé de nombreux jeunes quand d’autres formations n’ont pas réussi à le faire sans imploser ni exploser. Car si la noirceur de la deuxième partie de saison ne peut à juste titre empêcher certains fans de craindre un avenir sombre, il faut le reconnaître La présence du manager Dall’Oglio a permis d’éclairer l’avenir du clubque ce soit à travers la confirmation d’Elye Wahi, mais aussi avec l’émergence de Maxime Estève, la montée en puissance de Léo Leroy et les premiers pas prometteurs de Sacha Delaye.

Et si l’ancien Brestois veut compter sur un effectif remanié et redynamisé, lui aussi réorganiser son personnel. Alors que Selim Errif, l’un des trois analystes vidéo du MHSC, se verra confier la ligne vidéo à Toulouse et ne sera vraisemblablement pas remplacé, un deuxième préparateur physique devrait rejoindre l’équipe locale et compléter le travail de Benjamin Guy. Sans doute inévitable compte tenu d’un effectif qui a subi de nombreuses blessures cette année.

Nouveaux visages, nouveau discours, pensées lavées et reposées, voilà comment La Paillade abordera le sujet quatorzième saison en Ligue 1, le 6.8. Avec l’ambition de recoller les morceaux et de réparer un jouet qui a depuis longtemps cessé d’être amusant, mais dont tout le monde souhaite au fond qu’il ne soit pas brisé à jamais.

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