Les Verts en Ligue 2 – relégués, Bordeaux et Saint-Etienne obtiennent ce qu’ils méritent

L’AS Saint-Etienne et les Girondins de Bordeaux évoluent l’an prochain en Ligue 2. Deux des trois clubs avec le plus de saisons dans l’élite, la formation la plus titrée de France avec le PSG, Bordeaux de Giresse, Zidane et Gourcuff, Saint-Etienne de Larqué , Platini et Aubameyang, Geoffroy-Guichard, Scapulaire, les Verts, Robert Herbin, Marius Trésor, Aimé Jacquet, les poteaux carrés, Haillan, Manufrance, Alain Afflelou, les exploits face au Dynamo Kyiv et à l’AC Milan, Claude Bez et Roger Rocher, Marc Planus et Loïc Perrin, Marouane Chamakh et Bafé Gomis.

C’est l’héritage du football français gaspillé en 38 jours et un barrage. Une entreprise de démolition a démarré il y a quelques années. Et à moins de voir ces deux géants dans l’antichambre l’an prochain, tout indique que leur destin national s’éloigne. Bordeaux et Saint-Etienne sont deux approches opposées du football contemporain, mais deux modèles qui se rejoignent dans leur fragilité absolue.

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Les supporters stéphanois lors de ASSE – Bordeaux en septembre 2021

Crédit photo : Imago

Le football de papa contre le football des Raptors

D’un côté, le football de papa, dirigé par des actionnaires trop petits pour survivre, un Roland Romeyer trop passionné pour lâcher les rênes mais pas assez fort pour affronter les crises successives des clubs français qui réagissent étouffés par le Covid-19 et la crise de la droite. télévision. En revanche, Raptor Football a d’abord été dirigé par des fonds communs de placement (King Street), puis par un actionnaire évincé du LOSC en raison de problèmes financiers et propriétaire d’un Royal Mouscron au bord de la faillite. Leur point commun ? Leur attachement relatif à un club qui a connu 4 propriétaires en 4 ans. La faillite de Saint-Etienne et Bordeaux est celle de l’ancien monde et de celles que la Ligue 1 jugeait providentielles.

Le football n’est pas une activité comme les autres et si Roland Romeyer s’est fait tatouer l’ASSE sur le corps, Gérard Lopez n’a pas été souvent vu au Haillan cette saison. Les deux modèles ont échoué, menés par une vision étroite et à court terme. Personne n’était capable d’incarner un projet, une vision, une ASSE piégée par des finances exsangues, un Claude Puel aux méthodes radicales et un Pascal Dupraz aux plans de match étriqués, ou un Girondins guidé plus par la plus-value que la réussite sportive, pour donner une direction . Cependant, les avantages étaient nombreux.

Gérard Lopez, président des Girondins de Bordeaux.

Crédit photo : Imago

Koundé, Tchouaméni, Saliba et Fofana : que faire ?

Rappelons que 13 % des joueurs convoqués par Didier Deschamps pour le mois de juin ont été formés en Gironde ou Loire (Aurélien Tchouaméni, Jules Koundé, William Saliba). On pourrait ajouter Gaëtan Laborde et Wesley Fofana. Des joyaux qui ont sous-défendu les couleurs de leur club formateur (48 matchs en moyenne) sont partis boucher les trous pour ne jamais se lancer dans un nouveau projet.

Tchouaméni, Koundé, Fofana et Saliba ont levé 112 millions d’euros pour les Verts et les Girondins en deux ans (2019/2020). Qu’est-ce qu’ils en ont fait ? Un effectif constitué de bric et de broc, rempli de joueurs prêtés peu investis dans la mission collective, comme autant de morceaux de scotch sur la coque d’un paquebot fissuré de toutes parts.

M’Baye Niang, Ignacio Ramirez, Enzo Crivelli, Eliaquim Mangala, Fransergio, Joris Gnagnon, Anthony Modeste, Stian Gregersen, Marcelo : en moins d’un an c’est beaucoup de joueurs qui ont débarqué pour de mauvaises raisons. Saint-Etienne et Bordeaux ont fini par perdre leur identité, et pas seulement parce qu’ils ont avalé leur logo. Saint-Etienne a évincé la vieille garde qui savait ce que gagner signifiait (Debuchy, M’Vila, Cabaye, Ruffier). Bordeaux a éliminé Laurent Koscielny après lui avoir proposé un contrat royal. Tout a basculé.

Guillaume Saliba (Saint Etienne)

Crédit photo : Getty Images

perte d’identité

La gestion du poste de gardien de but est un cas d’école. Benoît Costil et Stéphane Ruffier ont si longtemps tenu la maison. Mais le premier, certes peu inspiré cette saison, a été lâché par sa direction lorsque le second a été limogé par un entraîneur peu attentif aux exploits du meilleur gardien des Verts depuis Ivan Curkovic. Résultat, défense dévastée. Fatigués par des mois d’aviron, Saint-Etienne et Bordeaux explosent. Logique.

Quand Troyes et Clermont, bien que beaucoup moins bien armés, s’échappent grâce à une idée centrale. Comme Reims l’a prouvé, même avec des fonds limités, le scoutisme est un sacré moyen d’accumuler des points, pas seulement d’ajouter des zéros aux chèques. Les titres, l’histoire et les grands noms ne sont pas une protection si la direction n’est pas la bonne. Saint-Etienne et Bordeaux jouent l’an prochain en Ligue 2. Et ils ont tout fait pour ne pas y échapper.

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