les playoffs, ce parcours du combattant pour les clubs de Ligue 2

Du jamais vu depuis 26 ans. L’AJ Auxerre a réalisé le meilleur total de points cette saison (74 points) pour une troisième place en Ligue 2. “Avec ce score, vous devriez être au top”, a déclaré l’entraîneur Jean-Marc Furlan lors d’une conférence de presse mercredi 25 mai. Oui, mais depuis 2017 la dernière marche du podium n’offre plus d’accès direct à la Ligue 1. Le club icaunais affronte donc l’AS Saint-Etienne, 18e de Ligue 1, dans un match opposé le jeudi 26 mai à 19 heures. L’AJA avait déjà battu Sochaux (5e de L2) en éliminatoires la semaine dernière… buteur lui-même pour le Paris FC, 4e de l’antichambre quelques jours plus tôt. vous suivez ?

“C’est vraiment le parcours du combattanta confirmé à franceinfo:sport Omar Daf, entraîneur du club franc-comtois. L’équipe qui réussira à être promue fera tout un exploit, c’est tellement difficile.” En quatre éditions, seule Troyes a renversé une formation de Ligue 1, Lorient, en 2017. Mais c’était un aller-retour facile sans séries éliminatoires à l’époque.

Le RC Lens, cinquième en 2018/19 et vainqueur de deux barrages à l’extérieur, l’avait fait en barrage (1-1, 1-3) contre Dijon après une erreur du gardien. Un penalty manqué a mis fin au rêve toulousain l’an dernier à Nantes (0-1, 1-1). Des espoirs de promotion brisés par des coups du sort après 38 journées intenses de saison régulière.

La messe a été célébrée pour Sochaux vendredi à Auxerre lors d’une séance de tirs au but (4-5). Un match disputé dans une finale surprenante trois jours après celle des Doubistes à Paris. “Et on a joué contre Dijon le samedi d’avant lors de la 38e journée”, se souvient Omar Daf. Trois matchs en six jours, plus l’aller-retour potentiel : le rythme est difficile à tenir pour des clubs aux effectifs plus petits que ceux de la Ligue 1. “On devrait jouer ces playoffs mercredi et dimanche plutôt que mardi et vendredi”poursuit le technicien de Sochaux.

Lorsque les clubs de Ligue 2 peinent dans des matches de haut niveau physiquement et mentalement éprouvants, la 18e place de Ligue 1 est moins demandée. Difficile de ne pas y voir un avantage pour l’élite résidente, encore plus lors d’un match retour à domicile. “Pour moi, ces playoffs sont une aberration. Pourquoi ne pas tirer au sort pour savoir où on va jouer ?” a réprimandé l’ancien entraîneur toulousain Patrice Garande lors d’une conférence de presse l’année dernière.

La question est d’autant plus pertinente pour Saint-Etienne, toujours en lice pour la victoire malgré 32 petites unités. Les Verts méritent-ils plus leur place dans l’élite que les Auxerrois, qui ont établi un nouveau record ? Le célèbre dicton selon lequel 42 points riment avec entretien semble partiellement obsolète, surtout quand le 18 peut se sauver. Dijon, rescapé des barrages 2019, totalisait 34 points à l’issue de la saison de Ligue 1. Depuis la mise en place du système, la moyenne de points du premier joueur non relégué est passée de 41 à 37.

Ce système, prévu sous la forme d’un compromis entre la LFP favorable à deux relégations et la FFF, liée aux trois relégations, ne sera plus en vigueur l’an prochain. Alors que les deux premières divisions s’étendent à 18 clubs, quatre clubs d’élite sont relégués en Ligue 1 pour seulement deux promotions. En Ligue 2, les places en haut de tableau sont encore plus chères.

Leave a Comment