Les Lyonnais dans le ciel ont brillamment confirmé leur “reconquête” à Turin comme jamais auparavant

Chez les garçons, le grand Lyon des années 2000 s’était arrêté à sept titres de Ligue 1 et plus personne n’oserait s’exprimer positivement aujourd’hui à l’heure où un hypothétique 8e titre de champion de France est remporté. L’équipe féminine, quant à elle, s’est lancée ce samedi dans les montagnes russes de Turin, certes à l’échelle européenne. Avec une victoire presque confortable (3-1) face au FC Barcelone, tenant du titre et grand favori de la compétition, l’Olympique Lyonnais a fait voler en éclat tous les pronostics de l’été dernier.

Car peu d’observateurs ont imaginé que cette équipe, décimée par des blessures graves (Hegerberg, Mbock etc.) et issue d’une saison 2020-2021 sans le moindre trophée (une première depuis 2006) retrouvait si vite le toit de l’Europe. “L’année dernière m’a fait mal parce que j’ai quitté cette Ligue des champions avec un but contre son camp [1-2 contre le PSG en quart de finale], a rappelé la capitaine Wendie Renard au micro de DAZN après ce huitième sacre européen. Ma mission était donc de ramener le trophée. Ensemble, nous ne méritions pas d’y passer la saison dernière et nous voulions vraiment aller jusqu’au bout même si nous n’avons jamais eu notre équipe au complet. »

“Nous avons vraiment parcouru un long chemin pour remporter cette victoire”

Cette convoitise exubérante s’est fait sentir au coup de sifflet final alors que plusieurs joueurs fondaient en larmes. A commencer par la star norvégienne Ada Hegerberg, qui a retrouvé les terrains cette saison après 21 mois de calvaire physique. Toujours aussi couplage Ce samedi, avec son sixième but en carrière en finale européenne (2-0, 23e), l’attaquant lyonnais avait l’air au moins aussi ému qu’après sa première montée en Ligue des champions en 2016 à Reggio Emilia (Italie).

“Nous nous sommes vraiment donné beaucoup de mal pour remporter cette victoire”, a-t-elle déclaré à DAZN. C’est une très bonne équipe devant et c’était une finale incroyable. Nous n’avons jamais douté de nos qualités. Je suis tellement fier de ce groupe. Il y a tellement de travail derrière. Merci, Président Aulas, je ne sais comment vous remercier, mais vous nous faites rêver. »

Le président de l'OL Jean-Michel Aulas annule la huitième Ligue des champions de l'histoire de son club ce samedi au milieu de ses joueurs.  FRANC FIFRE
Le président de l’OL Jean-Michel Aulas annule la huitième Ligue des champions de l’histoire de son club ce samedi au milieu de ses joueurs. FRANCK FIFE-AFP

Boss finale pour Selma Bacha et Amandine Henry

Ada Hegerberg se rassure, Jean-Michel Aulas a connu ce samedi sa plus grande satisfaction sportive de la saison, alors que dans le même temps son équipe masculine (8e) a débuté la 38e journée de Ligue 1 à Clermont dans l’anonymat le plus complet. “C’est merveilleux, la chance est immense”, a-t-il confirmé à OL Play. Nous avons une grande équipe et nous voyons quelles émotions le football peut susciter. Nous avons vu tous nos joueurs prendre les devants, c’est notre marque de fabrique. « La première expérience de Sonia Bompastor sur un banc à partir d’avril 2021 va dans ce sens et l’ancienne formation emblématique de l’OL est devenue ce samedi la première femme à remporter le titre de Ligue des champions à la fois en tant que joueuse et en tant qu’entraîneur.

Avec cette culture de la victoire sans cesse renouvelée (8 plus hauts titres et 10 finales sur les 13 dernières éditions), à l’image de la nouvelle génération portée par l’étonnante Selma Bacha. Meilleur passeur de Ligue des champions, après sa 9e offre décisive de la saison pour Ada Hegerberg (2-0, 23e), l’ailier gauche de 21 ans a résumé sans filtre l’ambiance du groupe.

Après notre saison blanche, nous pensions entrer dans une année de reconquête. Et entendre que le Barça était le favori de cette finale m’a vraiment bouleversé en tant que compétiteur. Il ne faut jamais parler avant, le sol parle. »

Amel Majris en travail dans les tribunes du Juventus Stadium

Discrètement médiatique depuis de longs mois et royale sur le terrain ce samedi, Amandine Henry (32 ans) a rappelé qu’elle s’était même offert un but d’anthologie en début de soirée de rêve lyonnaise (1-0, 6e). “Si on nous avait dit ça en début de saison, avec tous les désordres physiques et les péripéties qu’on aurait pu avoir…” confie le milieu de terrain de l’OL sur DAZN, avec un sourire forcé à l’attention de Corinne Diacre qui l’a ne l’a pas gardée en équipe de France pendant un an et demi.

“On s’est vraiment remis cette saison, tout le monde a repris confiance”, poursuit l’ancien capitaine des Bleus. Ce titre restera longtemps dans ma mémoire et surtout dans mon cœur. Chaque finale est différente, mais celle-ci est émotionnellement très importante. A tel point que sa coéquipière Amel Majri, gravement blessée au genou en octobre dernier et alors enceinte, prenait des risques dans les tribunes du Juventus Stadium. “Je me suis dit qu’il fallait faire attention car j’avais beaucoup de contractions”, sourit le centre pour DAZN. J’ai dû arrêter de me lever à chaque but. Mais ça donne la chair de poule de voir les filles passer un si bon moment. « Un sentiment partagé par des milliers de Lyonnais qui sont heureux de trouver un OL à gagner ce samedi.

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