les flops de la saison

Dans une nouvelle saison de grande qualité, le RC Lens a surpris son monde en Ligue 1 et a une fois de plus fini tout près d’atteindre l’Europe. Néanmoins, l’élaboration de 11 Lensois a relevé plusieurs motifs d’insatisfaction condensés en “tops” de la saison 2021/2022.

Un hiver difficile

Il est difficile de passer une saison professionnelle sans connaître de mauvaises performances et de mauvais résultats. Ça devait arriver pour ce millésime 2021-2022 du RC Lens, et cette fois en plein hiver, après une année 2021 riche en émotions. Sur le podium de la Ligue 1 avant de se rendre à Brest le 21 novembre, les Lensois ont vécu quelques mois très difficiles, ne s’imposant que quatre fois en championnat jusqu’au 13 mars, faisant cinq nuls et perdant six. De quoi la traîner à la neuvième place. Surtout, malgré les victoires, la qualité de jeu avait quelque peu souffert, notamment les performances face à Metz, Lorient ou Angers.

Points bêtement perdus

Excellent face au top 5 de la Ligue 1, le RC Lens n’a pas manqué l’Europe pour sa performance face aux leaders. En revanche, la situation vis-à-vis du rang le plus bas était assez différente. Deux fois vainqueurs de Bordeaux, les Lensois se sont quand même fait peur à chaque fois. Les Artésiens ont notamment lâché quelques points face à des candidats au maintien. Coincés au match aller par Saint-Etienne (2-2), Lorient (2-2), mais aussi Clermont (2-2), ils ont également concédé un pitoyable nul dans un match très serré à Metz (0-0). la pelouse d’un Lorient alors en très mauvais état en championnat (0-2).

Gaël Kakuta, la confirmation n’est pas arrivée

Malgré un bon début de saison, Gaël Kakuta n’a pas vraiment confirmé son excellente formation en 2020-2021. Depuis ses débuts fulgurants à Marseille fin septembre, le meneur de jeu n’est jamais revenu à ce niveau pour le reste de la saison, malgré quelques éclairs et quelques bons jeux. Dans l’ensemble, Kakuta a été un peu décevant, prenant peu à peu sa place au détriment d’un très bon David Pereira da Costa. Au-delà des performances, l’international congolais a également réduit les voiles de manière significative statistiquement, passant de 11 buts et cinq passes décisives à trois buts et deux passes décisives. Décevant.

Les excès du derby

Plus de dix ans après le dernier derby public à Bollaert, Lens et Lille ont retrouvé ce stade devant plus de 36 000 spectateurs. Et si l’ambiance était logique et électrisante, ce 113e derby du Nord a aussi été marqué par des défections à la pause qui ont malheureusement mis le ton dans une saison de Ligue 1 qui en a vu beaucoup trop. A moins de revenir sur l’origine ou le déroulement des événements, il est regrettable qu’une telle fête soit quelque peu gâchée, d’autant que le RC Lens cherchera la victoire dans l’acte II grâce à Frankowski pour s’offrir un premier succès contre le LOSC depuis septembre 2007. Plus difficile fut les conséquences extra-sportives pour les Lensois, contraints de jouer deux matchs à huis clos contre Strasbourg (0-1) et Reims (2-1).

Adrien Rocher

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