Les bleus de juin s’en sortent moins bien depuis le début de l’ère Didier Deschamps

Avec la fenêtre internationale de la Ligue des Nations, le fameux débat des matchs de fin de saison des Bleus revient. Que l’équipe de France décroche, avec une défaite contre le Danemark (1-2), puis un match nul avec une équipe reconstituée en Croatie lundi (1-1), et puis on maudit le calendrier et ce mois de juin, dans lequel les Organisations en ont pour leur argent fin de plaisanterie. Cela n’empêche pas certaines sélections de gagner des matches… Ni l’UEFA ni la FIFA n’organisent la plupart de ces rencontres durant cette période, à l’exception de la prochaine Coupe du monde (21-18 novembre, décembre 2022).

En juin, Deschamps est à 54,2% de victoires

Depuis que Didier Deschamps a pris ses fonctions d’entraîneur après avoir perdu l’ère Laurent Blanc en finale en juin lors de l’Euro 2012, juin est le mois où les Bleus ont le plus joué : 35 matchs, suivi d’octobre (21), septembre et novembre ( 20) , mars (18). Ils en sont en partie responsables, puisqu’ils se sont qualifiés pour toutes les finales, qui commencent généralement à ce stade.

Sur ces cinq mois, toutes compétitions confondues, l’équipe de France a moins gagné en juin (54,2%) qu’en septembre et novembre (65%), mars (72%) et octobre (76,1%). Sur l’ensemble de son mandat, Deschamps compte 83 victoires en 128 matchs (64,8 %).

33,3% gagne les années impaires…

Si l’on se limite aux saisons sans Championnat d’Europe ni Coupe du monde, le taux de victoire des Bleus en juin tombe à 33,3 % (4 victoires, 1 nul, 7 défaites)… En 2013, les choses avaient même mal commencé, avec une tournée amicale. en Amérique du Sud, qui s’est soldée par deux défaites (0-1 en Uruguay, puis 0-3 au Brésil) et 2015 par deux défaites supplémentaires en amical (3-4 contre la Belgique, puis 0-1 en Albanie).

Mathieu Valbuena et Moussa Sissoko autour du Radja Nainggolan lors de la défaite amicale des Bleus face à la Belgique en juin 2015 (3-4).  (F. Faugère/L'équipe)

Mathieu Valbuena et Moussa Sissoko autour du Radja Nainggolan lors de la défaite amicale des Bleus face à la Belgique en juin 2015 (3-4). (F. Faugère/L’équipe)

Comme si les hommes de Deschamps seraient moins motivés en ce début d’été quand il n’y a pas de soucis majeurs. Mais ils ont également perdu deux des trois éliminatoires, 2-1 en Suède 2017 en route vers la Coupe du monde 2018 et 2-0 en Turquie 2019 pour l’Euro 2020 (victoire seulement en Andorre 2019, 4-0).

… avant DD, il était de 81,2 %

33,3%, la statistique est faible. Les choses deviennent encore plus atroces pour les coéquipiers d’Hugo Lloris si l’on compare l’ère Deschamps à celles qui l’ont précédée au XXIe siècle. Entre 2001 et 2011, les bleus de Roger Lemerre, Jacques Santini, Raymond Domenech et Laurent Blanc ont remporté 13 de leurs 16 matches impairs en juin (1 nul, 2 défaites), soit 81,2 %. Les deux Coupes des Confédérations remportées en 2001 et 2003 méritent une mention spéciale.

Rigobert Song et Marcel Desailly ont été chargés d'émotion après la finale de la Coupe des Confédérations 2003 avec la mort de Marc-Vivien Foé sur le terrain trois jours plus tôt.  (Landrain/L'équipe)

Rigobert Song et Marcel Desailly ont été chargés d’émotion après la finale de la Coupe des Confédérations 2003 avec la mort de Marc-Vivien Foé sur le terrain trois jours plus tôt. (Landrain/L’équipe)

Mais ce que les fans attendent avec impatience et ce dont l’histoire se souvient le plus, ce sont les victoires de juillet dans les grands tournois internationaux. Et c’est là que Deschamps déçoit rarement (71,4%, 5 victoires pour 2 défaites). La prochaine fois, décembre sera le moment de briller.

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