Le Varois Théo Pellenard “ne réalise pas” sa montée en Ligue 1 avec Auxerre “encore”.

Après dix longues années en Ligue 2, Auxerre est enfin de retour en Ligue 1 après avoir battu l’AS Saint-Étienne en barrage (1-1/1-1, 5-4 aux tirs au but).Théo Pellenard, 28 ans, qui a traversé Bordeaux, Angers et Valenciennes avant de rejoindre la Bourgogne l’été dernier, réalise une performance bien méritée. Né à Lille de professeurs, il rejoint le Var enfant et joue dans les équipes de jeunes du Pradet et de Hyères. Découvert par les Girondins en 2009, il remporte la Coupe Gambardella en 2013, ce qui lui ouvre les portes du monde professionnel. Avec 37 matchs disputés cette saison, le défenseur a été l’un des grands artisans de l’ascension d’Auxerre.

Ils viennent d’être promus en Ligue 1 avec Auxerre. Comment vous sentez-vous?

Très bien! Je ne comprends toujours pas ce qui nous arrive. Nous étions dans un tel sprint final que ce n’est pas facile d’y parvenir. Les vacances nous feront du bien. Nos proches le reconnaissent plus que nous.

Comment avez-vous vécu la séance de tirs au but ?

Beaucoup plus calme que celui en face de Sochaux [play-offs, 0-0, 5-4, tab]. On a eu deux nuls contre une équipe qui avait du mal à ne pas descendre. Peu avant la séance avec le capitaine Birama Touré, nous nous sommes dit que nous avions fait notre travail et prouvé que nous étions à la hauteur. Je pense même qu’on aurait pu passer avant car on avait de grosses occasions qu’on ne savait pas convertir. Mais à ce stade du match, la pression est de leur côté, pas du nôtre.

Immédiatement après la victoire, les supporters stéphanois ont pris d’assaut la pelouse. Avais-tu peur?

On s’y attendait. Mais il y avait une bonne ambiance pendant l’échauffement. On pouvait sentir les fans soutenir leur équipe. C’était la mi-temps quand le tumulte et les sifflets ont commencé. Quand on a ouvert le score, les choses se sont compliquées. Une fois aux tirs au but, certains étaient presque sur le terrain avant le premier penalty ! Après chaque coup, je regardais autour de moi et me disais : Oups… Si ça se termine mal pour eux, il faudra fuir.

Vous en avez parlé entre vous ?

On s’est dit que si on gagne, il ne faut pas réfléchir et courir aux vestiaires. Mais dans l’euphorie je cours vers Birama Touré et Donovan Léon. Trois, quatre mètres plus tard, je vois des gens tout autour de moi ! Je suis allé directement au vestiaire. Mais ce n’était pas facile d’accès, il y avait toute une file de CRS devant.

Aucun membre de l’équipe n’a été victime d’agression ?

non Mais dans le couloir tout le monde arrivait en même temps. J’ai même failli trébucher. Heureusement, je ne suis pas tombé car j’aurais pu être piétiné. Birama Touré et Donovan Léon ont subi quelques coups sûrs mais rien de grave. En revanche, nous leur avons fait comprendre qu’ils n’avaient aucun intérêt à célébrer la promotion sur le terrain.

Tu es né à Lille, mais ton parcours de jeunesse a commencé dans le Var. dites-nous…

Mes parents se sont rencontrés pendant leurs études à Lille. Vous êtes enseignant à La Garde. Nous nous sommes d’abord installés à Lyon et sommes souvent venus à Toulon pour les vacances. Nous approchions rapidement du sud. Maintenant, j’y retourne chaque été parce que mes parents vivent toujours ici. Mon frère et mon meilleur ami sont à Carqueiranne. La reprise est prévue pour le 22 juin donc je passerai un peu de temps dans la région jusqu’à la reprise.

Comment s’est passé votre premier contact avec le monde professionnel ?

C’était à Bordeaux lorsque nous avons remporté la Coupe Gambardella en 2013. Après cela, j’ai pu m’entraîner avec le groupe professionnel. Ma première apparition a été en Ligue Europa contre Tel-Aviv. Puis j’ai joué mes premières minutes en France contre Valenciennes. A la fin de la saison, après deux ou trois matchs, ils m’ont fait signer un contrat professionnel.

Vous avez eu du mal à vous imposer à Bordeaux (34 matchs de 2013-2019) et à Angers (17 matchs) et vous vous relancez à Valenciennes en Ligue 2. As tu passé un bon moment?

Pas forcément bon. J’ai libéré Angers. Je voulais aller en Espagne. J’avais même engagé des agents espagnols ! Mais le Covid-19 est arrivé et a tout changé. Je suis sans club depuis trois ou quatre mois, puis Jérôme Prior et Sessi d’Almeida, avec qui j’ai gagné la coupe Gambardella, m’ont proposé de les rejoindre à Valenciennes. je devais jouer Cette année, j’ai vraiment changé mon environnement sportif. J’avais quatre ou cinq entraînements supplémentaires par semaine. J’ai pris un préparateur physique et mental. Puis j’ai signé un contrat d’un an avec Auxerre, que j’ai rapidement prolongé d’un an à la mi-octobre.

Quel est ton objectif pour l’année prochaine en Ligue 1 ?

Comme le club, je veux me garder ! Au moins 12 victoires seraient idéales. Avec de tels résultats, vous avez de bonnes chances de vous affirmer. Je n’ai pas de soucis pour le moment, mais je ne m’attendais pas à trouver ma place en Ligue 1 si vite. Une chose est sûre, nous devrons nous battre à chaque match.

Leave a Comment