Le stade Geoffroy-Guichard de Saint-Etienne évite de justesse le drame après que des fumigènes aient brûlé et envahi la pelouse

Les supporters envahissent le terrain à l'issue du match entre l'AS Saint-Etienne et l'AJ Auxerre au stade Geoffroy-Guichard de Saint-Etienne le 29 mai 2022.

La bouilloire a débordé. Après la fin du match face à la relégation de l’ASSE en Ligue 2 dimanche soir 29 mai, la pelouse du stade Geoffroy-Guichard de Saint-Etienne a été envahie par plusieurs dizaines de supporters. “Plusieurs centaines de supporters Ultra sont entrés sur le terrain et ont lancé des projectiles, des pétards et des fumigènes vers le public et les tribunes”, résume la Préfecture de la Loire dans un tweet. Deux cent cinquante policiers et gendarmes mobiles CRS ont été mobilisés pour la sécurisation de cette rencontre entre l’AJ Auxerre et l’AS Saint-Etienne. Les deux clubs se disputaient pour revenir aux barrages, décidant de rester ou non en Ligue 1. Les deux équipes ont été séparées après deux matchs avec un match nul 1–1 aux tirs au but.

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“Nous savions que le terrain allait être occupé ce soir, qu’ils gagnent ou perdent, c’était une situation planifiée.”, dit une source à l’intérieur du club. Les autorités s’attendaient à une soirée difficile, et l’accès au terrain fait partie de la gestion des foules. Au fur et à mesure que les mouvements de foule traversent les tribunes, les barrières de sécurité peuvent être abaissées pour éviter les drames que le football a connus dans le passé.

Mais les événements soulèvent d’autres questions. De manière inattendue, les nombreux tirs de fumigènes et de pétards ont créé une situation dangereuse, notamment parce qu’ils visaient les joueurs et le public. La seconde après le dernier tir cadré qui a scellé la défaite de l’ASSE, des groupes de supporters ont tiré des explosifs pyrotechniques sur les tunnels de sortie des joueurs alors qu’ils se précipitaient vers les vestiaires. “Nous avons eu de la chance à l’époque”, reconnaît le cadre de l’association. Il n’y a pas de blessés graves à signaler.

“Je pète un cable”

Plusieurs dizaines de ces projectiles ont également atteint la plate-forme officielle. Des images publiées sur les réseaux sociaux montraient des boules de feu au pied des gradins. Les partisans ont tenté de forcer l’entrée par les portes. Ils ont été repoussés par les forces de sécurité avec des gaz lacrymogènes. La ligne de touche a été incendiée. Tous les panneaux d’affichage autour du terrain ont été détruits. Le magasin du stade a été perquisitionné. Alors que l’entraîneur de l’AJ Auxerre tenait la conférence d’après-match, les spectateurs pénétraient dans la salle de presse pour se réfugier afin d’éviter la foule et la fumée. “J’ai paniqué, j’ai eu plein de grenades lacrymogènes dans le visage”, a déclaré Jean-Marc Furlan aux journalistes. La fumée s’est propagée aux vestiaires.

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