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Après une saison riche en émotions, l’Olympique de Marseille s’apprête à monter sur le gong de la Ligue 1 face à Strasbourg ce samedi. L’enjeu : au moins une place en Ligue des champions et si possible celle de Dolphin. Car tout autre résultat serait un goût amer pour l’OM, ​​qui a passé la moitié du championnat dans ce rang. Mais qui pourrait tout perdre ce samedi ?

L’Olympique de Marseille s’est vu refuser la finale de la conférence de la Ligue Europa par Feyenoord et en a offert une autre, le club aurait bien fait. Car la réception du RC Strasbourg le 38et La journée de Ligue 1 s’annonce comme une finale pour l’OM, ​​qui ambitionne de confirmer sa place en Ligue des champions la saison prochaine. Chose qui semblait acquise pour la dernière fois, notamment au soir de la victoire à Reims (1-0) lors de la 34eet moment de la journée. Ce 24 avril, Marseille était un dauphin solide, assis sur un matelas confortable avec 6 points d’avance sur Rennes et Monaco. Mais un mois plus tard, l’OM Monaco les laissait prendre le pas, craignant que Rennes n’en fasse autant.

La nuit de tous les dangers

Pour éviter la catastrophe – relativement, mais difficile à avaler compte tenu de la saison olympique – de ne pas se qualifier en C1 et donc d’une quatrième place, équivalant à la Ligue Europa, l’équation pour les Marseillais est simple. On doit faire mieux que Rennes à Lille. Au pire, une victoire contre Strasbourg leur assurerait le podium. Mais pour retrouver sa place de vice-champion, l’OM espère un – possible – faux-pas de Monaco à Lens, chez un Bollaert bien décidé à briguer une place européenne. Sur le papier, la mission semble être dans les cordes olympiques. Sauf que l’OM tire la langue depuis un mois et que le vent semble avoir tourné sur le Vieux-Port. Au soir de la victoire péniblement disputée à Reims, sur l’ingénieuse inspiration de Gerson, tous les feux étaient au vert. Mais entre-temps Marseille, touché par l’élimination contre Feyenoord, a sombré à domicile face à Lyon (0-3), puis à Rennes (0-2). La victoire facile à Lorient entre les deux n’a pas suffi à cacher un constat implacable : l’OM est à la peine aux rotules comme Matteo Guendouzi en fin de saison. Au Moustoir, Sampaoli a également dû faire face à cinq blessures pendant le match, s’ajoutant au forfait de Payet à la fin de la saison. Piètres performances et pépins physiques mis à part, l’OM ne montre plus la même maîtrise des rencontres, a perdu son réalisme calme et offensif, non soutenu par les esprits de Bakambu et Milik.



Voici comment un club se présente depuis le 6 juinet Presque sans pause et deuxième en 19 journées de championnat sur 38, paniqué à l’approche du dernier match de la saison. Cependant, le club craint que son destin européen ne lui échappe à l’issue d’une saison passionnante. Les indices de 2018 ne sont pas étrangers à cela, avec une quatrième place que les hommes de Rudi Garcia n’ont jamais vraiment digérée malgré leurs 77 points et dont l’épopée avait certainement pesé par la finale de la Ligue Europa. La frustration serait d’autant plus grande cette saison qu’il n’y aura pas de finale européenne. D’où la méfiance qui plane.

Apaisant rétro

En revanche, le RC Strasbourg viendra lui aussi chercher un ticket européen, avec bien moins de pression que l’OM. Un adversaire que Marseille a douloureusement vaincu en décembre grâce au joyau de Bamba Dieng, but de l’année, et qui s’est fait une spécialité de faire trembler les plus grands : Lens (deux fois), Nice, Monaco et Rennes ont ainsi subi les droits du Des Alsaciens, qui ont aussi collé au PSG, Lyon, mais aussi Nice et Monaco, contre lesquels ils sont invaincus. Cela explique le pessimisme qui souffle sur Marseille depuis quelques jours. D’autant plus que l’OM en comptait 38sont des jours cruels, comme ce jour en 2003 où une défaite à Nantes permet à l’ASM de battre Marseille pour la deuxième place de la Ligue 1. Sans oublier 1999…

Mais tous les fantômes du passé ne sont pas à craindre. Pour les supporters de l’OM, ​​un Marseille-Strasbourg en J38 est vraiment un grand souvenir. Peut-être un présage chanceux. Il y a 14 ans, Samir Nasri (dernier à l’OM) et consorts arrachaient la troisième place à l’ASNL grâce à une victoire épique sur le RCSA du jeune Gameiro et Schneiderlin (4-3) in extremis. Un doux souvenir à relativiser : Strasbourg était déjà voué à la Ligue 2 et l’OM avait trouvé son salut grâce au doublé de Mickaël Pagis avec le meilleur buteur de l’ASNL rennais. Mais cela n’empêche pas Marseille d’avoir toutes les cartes en main en fin de course avec 63 000 fadas pour réitérer la performance 14 ans plus tard.

Pour ce qu’ils valent, les chiffres ne disent pas grand-chose. Au Vélodrome, Strasbourg n’a plus battu l’OM depuis 1997, 13 matchs. En Ligue 1, la dernière victoire de Strasbourg face à Marseille remonte à 2005 à La Meinau. Et si l’OM peine à domicile cette saison (9et), Strasbourg n’est guère plus à l’aise loin de chez lui (7et). Marseille doit donc aborder cette finale avec confiance, sans prononcer son nom. C’est en tout cas le message que Guendouzi envoie à L’équipe Jeudi : “Nous nous préparons à le gagner, nous nous concentrons sur nous-mêmes avant de penser aux résultats des quatre matchs. Nous sommes à la maison, nous sommes toujours confiants. » Et l’ancien Lorientais de lever les doutes soulevés après les déceptions à Lyon et Rennes : “Ce n’est pas une histoire de pression parce qu’il y a de très gros matchs à domicile que nous avons gagnés, comme Nice par exemple. » Tant mieux que la pression n’y soit pour rien, car elle pèsera énormément sur les épaules des Olympiens ce samedi au Vélodrome. Pour une simple et bonne raison dont Guendouzi est conscient : « C’est vrai que nous avons été deuxièmes pendant une très longue partie du championnat et nous espérons être encore deuxièmes samedi soir. » Tout autre résultat serait un échec pour le groupe de Sampaoli. A relativiser, certes, mais un échec.

Par Adrien Hémard-Dohain

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