La « Marmotte givrée », première glace « Made in Hautes-Pyrénées »

l’essentiel
Grâce à la collaboration de trois entrepreneurs, la Bigorre a enfin sa glace locale “Les Marmottes givrées” avec un choix de 21 parfums. Commencer.

Pour goûter au goût rafraîchissant des “Frozen Marmottes”, il faudra patienter encore quelques jours pour peaufiner le lancement officiel. Et le retour des beaux jours… En avant-goût, quelques privilégiés ont eu l’occasion de déguster la première glace artisanale des Hautes-Pyrénées. Ils ont “approuvé” à l’unanimité les trois saveurs testées : chocolat, myrtille et tarte des Pyrénées. Ces beaux palaces ne sont autres que les élus des Chambres des Métiers de la région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, dont leur Président Joseph Calvi et Daniel Pugès, Président de la CMA des Hautes-Pyrénées.
« Nous nous déplaçons dans les Hautes-Pyrénées dans le cadre de notre bureau délocalisé à Tarbes. Je souhaite que ces rencontres aient lieu au plus près des champs pour rencontrer les artisans de terrain chez eux. Je veux les écouter pour mieux les défendre et les accompagner dans leurs activités (création, développement, formation, transmission, valorisation, etc.) », a déclaré Joseph Calvi, élu Président du CMA depuis novembre 2021.

Quand un chocolatier, un confiturier et un boulanger s’occupent de glaces

Un voyage en Bigorre qui l’a conduit à Pouzac, à la SAS “Les marmottes givrées”, société récemment créée par trois gérants déjà bien connus en Haute Bigorre (et au-delà !), pour leurs sociétés respectives, le chocolatier Patrick Lesgards ( Noir ou Blanc), le confiturier Xavier Massou (Les Petits Fruits) et le boulanger-confiseur Jean-Pierre Mengelle (Boulangerie Mengelle). Il n’y avait qu’une étape entre leurs emplois respectifs et la fabrication de glaces.
« Nous travaillons tous les trois dans l’agroalimentaire et sommes basés en Haute Bigorre. Ayant une activité saisonnière avec ma chocolaterie qui portait sur la période de Noël à Pâques, je cherchais un complément pour une activité à l’année. La glace semblait évidente. On en a parlé avec Xavier et Jean-Pierre un jour où il faisait chaud (rires !) et on s’est dit “banco”. Nous avons racheté l’ancien laboratoire de notre ami Jacques Barrère, qui vient de prendre sa retraite de son activité de restauration, nous avons acheté les machines et commencé les essais », raconte Patrick Lesgards.
Et ce qui se voulait complémentaire pourrait bien devenir une activité à part entière. Au point qu’en plus des deux premières embauches, les trois cadres recherchent déjà de nouveaux collaborateurs. “La glace se vend désormais toute l’année et c’est tant mieux pour nous”, se réjouit Xavier Massou. D’autant que, comme le souligne Joseph Calvi, “l’artisanat représente aujourd’hui moins de 1% dans les glaciers”. Autrement dit, le potentiel de développement est réel. “Nous partons de 15 000 litres de glaces cette première année, mais nous nous sommes fixé un objectif de 40 000 litres par an, sachant que nous voulons rester dans une production artisanale”, précise Xavier Massou.

100% locale

Et si les trois entrepreneurs sont tous du coin, tout est court-circuité chez “Les marmottes givrées”. Naturellement. “La question ne s’est même pas posée. Nous avons choisi des produits locaux, à commencer par le lait Blanc des Pyrénées. Pour les autres ingrédients, les trois sociétés leaders utilisent leurs domaines d’expertise respectifs et leurs propres réseaux de fournisseurs. “Nous avons structuré nos glaces et sorbets autour de trois parfums qui correspondent à nos activités : le chocolat, les fruits et la pâtisserie”, explique Jean-Pierre Mengelle, qui fournit ainsi la pâtisserie qui s’est fait un nom dans tout le département. Patrick Lesgards et Xavier Massou connaissent le chocolat sur le bout des doigts, l’autre fruit.
La commercialisation en pots de 750 ml débutera dans les prochains jours, dans un premier temps avec cinq points de vente : le magasin Petits Fruits (Campan), la chocolaterie Noir ou Blanc (Pouzac et Lourdes) et la boulangerie Mengelle (Pouzac et Sous). Quant à Joseph Calvi, il réfléchit déjà à l’évolution de la formation glaciaire et à la révision du titre de maître dans ce domaine. Une industrie en plein essor.

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