La folle soirée de Guy Roux dans la promotion d’Auxerre en Ligue 1

Guy Roux est resté éloigné des terrains de football dimanche dernier. Alors que l’AJ Auxerre se déplaçait à l’AS Saint-Étienne pour une place en Ligue 1 lors du match retour des barrages, l’ancien entraîneur de l’AJA de plus de 40 ans n’a pas voulu se rendre au stade de Geoffroy-Guichard pour entretenir sa santé. : “Je ne suis pas allé au match. J’ai un peu fatigué mon cœur avec toutes mes activités. (chéri) ils l’ont même sorti une fois pour moi et l’ont réglé à 7 degrés avant de le remettre en place. Je suis prudent. On m’a dit “pas d’émotions extraordinaires…” Quel match !dit Guy Roux lors d’un entretien avec Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde, un regard. L’homme de 83 ans a notamment subi un double pontage coronarien en 2001.

Il faut dire que le match retour entre Auxerre et l’ASSE a été riche en rebondissements. Alors que les Bourguignons étaient au 51ee A la 76e minute, les Stéphanois sont revenus au bute. Comme au match aller, les deux équipes ont terminé le match avec un résultat équilibré (1:1). Un scénario époustouflant qu’avait prévu Guy Roux : “J’étais en forme au match aller parce que je pensais qu’il y avait un match retour ; de toute façon il n’y aura pas de résultat. Mais au match retour…», confie celui qui agit désormais comme conseiller de La Chaîne L’Équipe. Dès lors, Guy Roux a suivi la rencontre depuis chez lui : «J’avais peur, je ne suis pas allé à Saint-Etienne et j’ai regardé le match seul à la maison, avec des tablettes quand même. Et puis, quand on a marqué le but, à la 52e minute, j’étais calme, mon cœur ne s’emballait pas, et j’ai mis mes baskets et je suis sorti, non pas pour faire 3 kilomètres de jogging, mais pour courir. je suis revenu pour les extensions.”

Paradoxalement, Guy Roux a vécu la séance de tirs au but qui a séparé Auxerre et Saint-Étienne avec une certaine sérénité : “J’avais peur de trop m’exciter et de me mettre en danger […] Quand je suis revenu, j’avais allumé ma télé. J’ai regardé les pénalités, ça ne me dérangeait pas les pénalités ! J’avais confiance car j’avais étudié les conditions psychologiques de l’équipe adverse comme si j’étais l’entraîneur et je me disais : ‘S’ils n’ont pas deux zéros ou trois zéros, ils vont avoir peur après !’ Le public qui les soutenait avait l’impression qu’ils allaient être mangés, ce qui est arrivé un peu.« L’AJA a ainsi remporté sa séance de tirs au but (5-4) qui s’est soldée par une montée en Ligue 1 qu’Auxerre attendait depuis 10 ans et a condamné l’ASSE à la relégation en Ligue 2.

Benoît Lesueur

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