La courte interview de Vincent Demarconnay

Vincent, quel a été ton premier maillot de foot ?
Avec mon frère, qui a deux ans de plus que moi, nous avions un maillot de l’AC Milan au début des années 1990, je pense que c’était mon premier maillot.

Quel métier auriez-vous exercé si vous n’aviez pas été footballeur ?
Je pense que j’aurais fait quelque chose dans le sport. Peut-être un prof de gym !

Qui était votre première idole ?
Fabien Barthez ! Quand j’étais jeune, il était gardien de l’équipe de France. Je sais qu’il a commencé à Toulouse, mais j’ai commencé à le suivre, surtout depuis son passage à Marseille. Il était déjà un pionnier du jeu de jambes. Ce n’était pas encore un monument, mais il gagnait déjà en puissance.

Vous souvenez-vous de votre première fois au stade ?
C’était pour un match de CFA (4ème département) près de chez moi pour un Derby Poitiers-Châtellerault. A part ça, j’étais sur le banc pour le premier match de Ligue 1 que j’ai joué ! C’était un match du Mans à Nantes, 2003 je crois.

« Le plus sous-estimé ? Vincent Demarconnay ! »

Quel adversaire vous a le plus impressionné ces dernières saisons ?
Diego Rigonato, l’ancien Rémois. Il a fait une saison incroyable. Il avait de nombreuses qualités : un pied gauche fougueux, des accélérations incroyables… Il a aussi été élu meilleur joueur de Ligue 2 BKT (2017/2018) et c’était bien mérité. je me souviens de ça Paris FC, nous avons eu beaucoup de mal à le contenir. Il avait été impressionnant. Nous en avons récemment parlé aux joueurs qui sont encore au club !

Selon vous, quel joueur de la ligue est le plus sous-estimé ?
Vincent Demarconnay (Rire) ! Non, je dirais peut-être Cyril Mandouki. C’est un peu un travailleur de l’ombre et il est très important pour nous. Il est très intelligent, il permet à l’équipe de s’équilibrer. On le voit peu, mais il fait beaucoup de courses utiles, par exemple pour compenser les montées de notre côté.

Et parmi vos adversaires ?
J’aime beaucoup le Victor Lobry de Pau. C’est un très bon joueur. Il a eu de moins bonnes statistiques cette saison, mais il est très important pour son équipe. Il parcourt toujours ses 12-13 kilomètres par match. Ce n’est pas un joueur très médiatisé de l’extérieur, mais il est indispensable à Pau. Elle méritait sans doute un peu plus de lumière.

Quel est ton coup préféré sur le parcours ?
Un jeu de 6 mètres joué rapidement sur un adversaire pour trouver mon camp ce qui permet au jeu de progresser.

Et le plus dur ?
Difficile de bien sortir le ballon sous pression, de ne pas recourir à la facilité du dégagement en posant une mine devant. Il est difficile de trouver le joueur libre sur des relances courtes.

Charléty mis à part, quel est ton stade préféré pour jouer cette saison ?
Nous avons adoré jouer au stade il y a quelques semaines. Le jeu était épuisé. C’était un putain de mauvais moment pour nous. C’était pas mal non plus à Bastia, même si c’est une autre ambiance ! J’aime aussi le roudourou. C’est un grand stade avec ses tribunes très proches du terrain et le terrain est très bon.

“J’aime la façon dont Pau López se positionne”

Que recherchez-vous lorsque vous allumez la télévision pour regarder un match ?
Si c’est un match de Ligue 2, je regarderai tactiquement ce que font les équipes. Et sinon, alors je regarde définitivement ce que font les gardiens, comment ils se positionnent sur les actions du jeu, j’essaie de voir ce que ça peut faire pour moi, ce qu’ils font bien et ce qu’ils font mal. Quand un but est marqué, on se demande toujours ce que le gardien aurait pu faire de mieux. Bien sûr, j’utilise tout cela.

Quel gardien de Ligue 1 Uber Eats avez-vous le plus apprécié cette saison ?
J’aime la façon dont Pau López se positionne. Je ne parle pas seulement des moments où il joue haut pour aider le ballon, mais de son positionnement sur les attaques adverses. Aussi Steve Mandanda aussi, il se positionne très bien. Il oriente très bien son corps sur les flancs, notamment ceux envoyés en arrière de la défense.

Qui est le joueur le plus fou du vestiaire du Paris FC ?
Nous avons des phénomènes, mais le plus fou est peut-être Julien Lopez. Il est fou ! Il peut paniquer pour rien, il trouve toujours des bêtises. Il en tient une couche (Rire).

Êtes-vous superstitieux?
Pas particulièrement, mais j’aime les routines avant d’aller m’échauffer, par exemple. Ce sont des routines que je peux utiliser pour bien me préparer. Selon la période, selon que je vais bien ou pas, je change les choses. Mais ce ne sont pas vraiment des superstitions. En été comme en hiver, par exemple, j’applique de l’huile chauffante sur mon corps, puis je prends une douche pour soulager les articulations.

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