la coupe du monde 2022 en vue

C’est la dernière ligne droite pour les bleus de Didier Deschamps. A quatre mois de la Coupe du monde au Qatar, l’équipe de France profitera des matchs de la Ligue des Nations pour parfaire ses automatismes et peaufiner sa préparation.

Faire mieux que l’Euro 2020

Qu’on le veuille ou non, qu’on le dise à voix haute ou à voix basse : la Coupe du monde de football au Qatar à l’automne prochain est un grand objectif pour D. Deschamps et son équipe. Personne n’a oublié, et ils ont été les premiers, la déception de l’Euro qui a vu les Bleus passer à la trappe malgré leur potentiel. Cette fin de 16 face à la Suisse reste un échec cuisant.

Il faut donc tout faire pour éviter une telle mésaventure. Et Didier Deschamps et ses joueurs le savent aussi. C’est pourquoi ces matchs de la Ligue des Nations attendus début juin, s’ils n’ont pas vraiment d’importance comptable, valent leur pesant d’or.

En fait, c’est la dernière ligne droite avant la Coupe du monde. Il est temps de perfectionner les automatismes, d’aiguiser les armes pour être au mieux préparé à cette compétition difficile. Et rien que pour ça, les matchs de la Ligue des Nations arrivent au bon moment. D’autant plus qu’il y a plusieurs chantiers sur la route du car français.

Un style de jeu à développer

Sous l’ère Didier Deschamps, l’équipe de France a souvent bien performé. Perdu une finale de Championnat d’Europe contre le Portugal en 2016, remporté une Coupe du monde en 2018 et remporté la Ligue des Nations en 2021, l’ancien capitaine des Bleus a établi le record de l’équipe nationale.

Didier DESCHAMPS

Deschamps doit séduire de façon ludique. Droits d’auteur: Icône Sports

Ce n’est qu’alors que le blues fait l’objet de nombreuses critiques. La faute à un jeu qui a du mal à apparaître, à tenir le coup. L’équipe de France ne livre pas un jeu alléchant comme on peut le voir avec la Belgique ou l’Espagne. L’animation offensive est souvent médiocre et l’équipe s’appuie sur le talent d’un Mbappé ou d’un Griezmann.

Le jeu défensif pratiqué lors de la Coupe du monde en Russie, qui avait permis aux Bleus de prendre du retard, n’a pas convaincu les observateurs. Elle pourrait même, à certains égards, dévaloriser le prestige du sacre tricolore.

Pour faire taire ses détracteurs, le manager a changé d’avis et a choisi Karim Benzema à la veille de l’Euro 2020. L’association du Madrilène avec Mbappé et Griezmann s’était révélée séduisante, même si les Bleus sont finalement sortis très tôt de la compétition.

Un système à 3 défenseurs

Depuis, Deschamps et son groupe ont troqué le 4-4-2 habituel pour un 3-5-2. Un système qui soulage les joueurs latéraux pour leur donner plus de latitude pour leur implication dans le jeu offensif. Dans ce même système, le milieu de terrain est plus dense et plus enclin à soutenir les attaquants.

Surtout avec un Mbappé qui aime les espaces. Dans ce système, les Bleus ont remporté la Ligue des nations en Italie à l’automne dernier après une magnifique victoire face à l’Espagne de Luis Enrique.

Il est temps donc pour Deschamps et son effectif de travailler sur ce dispositif afin de se l’approprier au maximum. Avec le Danemark, la Croatie et l’Autriche, les Bleus ont l’occasion de tester leur système face à des équipes pratiquant des styles de jeu différents.

Un secteur offensif à consolider

Didier Deschamps ne veut plus se casser la tête sur le front offensif. Pour lui, l’équipe compte 3 des meilleurs attaquants du monde à Benzema, Mbappé et Griezmann. Il faut donc les laisser jouer le plus possible ensemble pour qu’ils se connaissent et développent des automatismes.

Si Benzema s’est blessé lors du rallye de mars dernier, il sera là après sa victoire en Ligue des champions avec le Real et Deschamps s’en moque. Cette attaque, qui fait l’envie du monde entier pour les Bleus, on le sait a un potentiel énorme. Mais maintenant, il ne suffit plus de le dire, il faut le montrer sur le terrain.

Derrière ce trio, Giroud ne fait vraiment plus partie des plans du manager. Les Bayonnais préfèrent la fraîcheur et la polyvalence d’un Christopher Nkunku, couronné par son prix de joueur de l’année en Allemagne. En fait, l’attaquant du RB Leipzig a connu une excellente saison, marquant 35 buts en 52 matchs toutes compétitions confondues.

Des performances qui ont tapé dans l’œil de Deschamps et prêtes à donner sa chance au joueur de 24 ans. Aussi, malgré une saison réussie en Ligue 1 sous les couleurs de l’AS Monaco, Wissam Ben Yedder peine à se faire une place au soleil au sein de l’effectif. Cependant, il conserve les faveurs du coach, qui semble compter sur lui.

Même chose avec Kingsley Coman. Le Bavarois peut utiliser sa polyvalence, sa force de jeu comme piston sur le côté et, surtout, sa puissance de frappe dans un match en 1 contre 1. L’attaquant du Bayer Leverkusen Moussa Diaby complète la formation offensive des Blues. L’ancien titi parisien, également auteur d’une belle saison en Allemagne, a une carte à jouer.

Pogba et Kanté, Roi et Prince du Milieu

Pogba, blessé, est absent au milieu de terrain. Le Mancunier, qui pourrait chercher ailleurs, est approché à la Juventus, son ancien club. Il reste le numéro 1 incontesté du milieu de terrain français. Tout comme Ngolo Kanté, le joueur de Chelsea très courtisé par Manchester United.

Avec Adrien Rabiot tenant la côte dans le trio du milieu, les prestations XXL d’Aurélie Tchouaméni interpellent sa place dans la hiérarchie. Annoncé proche du Real Madrid et auteur d’une saison de grande qualité sous la direction de Philippe Clément, le Monégasque est également surveillé par le Paris Saint-Germain, qui tient à l’inclure dans son effectif.

Matteo Gendhouzi, le natif de Marseille, également auteur d’une belle saison à l’OM, ​​se présente comme la solution de choix sur le banc. De plus, l’arrivée du “nouveau” Kamara pourrait signifier une redistribution des cartes si le nouvel international tente sa chance avec des performances aussi réussies qu’en club.

Une défense plutôt discrète

Équipe française

L. Hernández et B. Pavard. Crédit photo : Icon Sport

Didier Deschamps a beaucoup plus de sécurité en défense, notamment au milieu de terrain, où Varane et Kimpembé notamment sont confortablement positionnés. Il y a des sièges à prendre sur les côtés. Jonathan Clauss, le Lensois connaît son affaire.

Lors de sa deuxième convocation, il doit montrer sa capacité à améliorer son niveau de jeu et se préparer à conquérir un latéral droit en mal de preneurs. A l’arrière gauche, Deschamps a l’embarras du choix avec les frères Hernandez et Lucas Digne.

Les Bleus doivent confirmer tout leur potentiel

Bref, l’équipe de France a un énorme potentiel à quatre mois de la Coupe du monde. Tous les observateurs s’accorderont à dire que les Bleus sont un candidat plus que crédible pour leur propre successeur. L’équipe Deschamps a des joueurs à tous les niveaux qui rendraient n’importe quel club européen heureux, certains même hors de prix.

C’est notamment le cas de Mbappé, Tchouaméni aujourd’hui, Kanté, etc. Alors, comme à l’Euro, les Bleus sont les favoris pour remporter la finale.

Mais l’expérience de l’Euro 2020 a montré qu’être favori ou avoir “la meilleure équipe du monde” ne suffit pas. Il n’a pas encore été démontré sur place.

Le football français veut une équipe qui se bat ensemble sur le terrain. Certes une équipe consciente de ses atouts mais respectant les autres et respectant le jeu.

Deschamps attend au tournant

L’entraîneur, qui a longtemps été critiqué pour le manque de jeu français, sait qu’il est attendu au retournement. Didier Deschamps, qui ne rechignerait pas à revenir au sommet des Bleus, devra montrer sa capacité à faire produire du match à son équipe.

C’est le moins que l’on puisse espérer compte tenu des effectifs à sa disposition et du talent de cette équipe. De nombreuses nations envient cette équipe pour son énorme potentiel. S’il ne parvient pas à jouer et à proposer le jeu, cela pourrait ennuyer le public. D’autant que des rumeurs courent sur l’intérêt grandissant d’un Zinedine Zidane pour le banc de l’équipe de France.


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