Jocelyn Gourvennec, entraîneur lillois : “Je ne veux pas être vu comme une victime”

« Allez-vous prendre une petite revanche après la claque du match aller (0-4) ?
Ça a dû être un mauvais moment. C’était le retour à Mauroy, les retrouvailles de l’équipe avec son public pour célébrer à la fois le titre de champion et le Trophée des Champions. (1-0). Ça avait été un match très bizarre, totalement irrationnel. Nous sommes à l’autre bout du championnat et bien sûr, ce sera un match engageant et controversé.

“Il faut finir positivement, même si une partie de notre environnement n’est pas avec nous”

Nous devons garder cela à l’esprit car ce qui s’est passé ce jour-là ne reflétait pas notre niveau et notre humeur. Nous devons terminer sur une note positive, même lorsqu’une partie de notre environnement n’est pas avec nous. Mais il y a aussi des gens qui sont avec nous. Je reçois aussi des messages de supporters, de groupes de supporters qui nous soutiennent, me soutiennent et soutiennent l’équipe.

Zeki Celik a dit que vous aviez fait un discours très positif malgré le contexte difficile…
Je pense qu’il partageait ses sentiments. Content qu’il ait dit ça. Dans ce registre je m’inscris complètement. Evidemment le classement n’est pas homogène, mais il reste encore deux matchs à jouer. Joueurs montrés lors du dernier match (1-2 contre Monaco) qu’ils étaient toujours inquiets. Parce que nous avons eu un bon match régulier, même lorsque nous avons perdu.

Ça ne joue pas beaucoup. Cela peut changer pour nous et cela change encore plus pour l’équipe qui a la bonne dynamique. Et celle de Monaco est exceptionnelle en ce moment. Mais on a quand même vu un LOSC de qualité, avec les forces du moment. Comme je le vois à l’entraînement, on a un groupe qui est honnête. Nous devons être honnêtes jusqu’au bout.

Entre le comportement hostile de certains supporters et l’ambiance de fin de cycle, comment vivez-vous personnellement cette fin de saison ?
L’homme peut être touché, après je suis en charge, je suis coach, je sais très bien que le coach est la première cible, on est toujours exposé, même quand ça va bien. Les décisions du coach, on ne comprend pas pourquoi il fait ça, pourquoi il fait ça. Tout le monde commente, c’est la règle. Nous vivons une saison réussie pour certaines équipes et ratée pour d’autres. Le classement de L1 ne correspond pas à nos attentes.

Nous avons raté notre sprint final. Nous avons fait des choses que j’appellerais encore intéressantes et importantes. Gagner un titre n’est pas anodin, faire le parcours Ligue des champions n’est pas anodin. Après, chacun a le droit de penser ce qu’il veut. J’ai la faiblesse de croire que je mérite un peu plus de respect. Mais ce n’est que mon sentiment en tant que personne et en tant qu’entraîneur. Après ça, je n’ai plus le contrôle et je ne peux plus me disperser. Je n’ai aucun scrupule à cela, je ne veux pas non plus être considéré comme une victime. Ce n’est pas mon état d’esprit. C’est comme si je n’étais pas le seul entraîneur visé, il y en a eu d’autres avant, il y en aura d’autres après.

Vous avez regardé les chansons de Nice sur Emiliano Sala mercredi soir. quelle est votre réaction
Malentendu. Je ne le comprends pas et je ne le comprendrai jamais et je le déteste. Pas d’autre mot. »

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