FR : Anthony Mandréa, l’explosion tardive

Le gardien nouvellement appelé Anthony Mandréa est le premier à rejoindre le onze de départ du DZfoot.

Il fait partie de ces joueurs dont la précocité au plus haut niveau n’était pas un avantage. En 2013, Anthony Mandréa n’a que 16 ans (!), alors joueur de l’OGC Nice, et évolue en Ligue 1 française. La blessure du tenant du titre de l’époque, David Ospina, signifie que le natif de Grasser, à quelques kilomètres de Nice, a sa seule affectation avec son club formateur. Pour précision, c’est un concours de circonstances qui l’a amené à découvrir les pros, lui qui n’était que n°4 dans la hiérarchie de son club.

Cette apparition explicite devant les caméras du monde entier, Mandréa expliquera dans une interview au SO Cholet, dont il portera désormais les couleurs du club, qu’elle l’a plus que aidé : “Malheureusement j’ai pris la grosse tête. C’était super dur. Je n’acceptais plus la critique, je me considérais comme quelqu’un d’autre. Je me suis voilé le visage dans mes performances. Je n’étais pas assez mature pour vivre ça.»

Mandréa paiera ce manque de maturité par une non prolongation à Nice. A 19 ans, face à un premier échec dont de nombreux joueurs ne se remettent pas, le binational (son père est français, sa mère algérienne de Chlef) se remet au travail. Il effectuera des tests à Lorient ou Auxerre avant de finalement rester à Angers aux côtés d’un SCO que de nombreux Algériens ont dépassé, à commencer par le président Saïd Chaabane.

Les blessures d’hier sont les succès de demain

A Angers, c’est essentiellement une réserve que Mandréa met en avant. Il y reste 4 ans (!), est promu en National 2 (4ème ligue) et décide à 24 ans de partir en prêt pour débuter sa carrière. Le gardien, né en 1996, va connaître sa première saison complète au SO Cholet. 32 matchs nationaux (3e division) au milieu de la pandémie de Covid-19 aideront Mandréa, qui a alors déclaré qu’il devait progresser.dans (son) jeu de coup de pied et dans (ses) excursions aériennesfleurir.

Un père, Anthony Mandréa, est donc revenu à Angers l’été dernier. Son parcours, qui laisse présager celui d’Alexandre Oukidja, n’a jamais été linéaire, et le videur, qui explique que son style “explosifs sur sa ligne», ont vécu quelques galères. Mandréa, initialement constitué en réserve, est finalement apparu sur le banc de Ligue 1 Uber Eats, puis en novembre dernier, il a été jeté dans la baignoire après 7 défaites consécutives et les contre-performances du champion de l’époque, Danijel Petkovic. Le malheur des uns fait le bonheur des autres !

Le Franco-Algérien s’est imposé d’emblée face au Stade Brestois de Haris Belkebla et Youcef Belaïli et c’est finalement Angers qui l’a emporté (1-0). Sur les 10 derniers matchs qu’il joue en tant que champion en titre, le SCO gagne 3 fois, fait match nul 3 fois et perd 4 fois, ce qui lui permet de rester en première division. Fort de ses bonnes performances et du passage annoncé publiquement chez les Verts, Anthony Mandréa reste officiellement en équipe nationale. Lorsqu’il déclare n’avoir jamais mis les pieds en Algérie, le gardien a une occasion en or de découvrir le pays et la sélection.

A 25 ans, Anthony Mandréa fait partie de ces personnes dont les afflictions passées se transforment en force. Il rejoint les Verts, encore sous le choc de l’élimination face au Cameroun, et à un poste où Raïs M’Bolhi (35 ans), Alexandre Oukidja (33 ans) et Mustapha Zeghba (31 ans) ne semblent pas incarner la suite. Il sera notamment préféré à Abderrahmane Medjadel et aura l’occasion de prouver une fois pour toutes qu’il n’est jamais trop tard pour atteindre les sommets du football mondial.

DZfoot

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