Football (Ligue 2 BKT). La folle saison d’Anthony Rouault au Toulouse Football Club

Oui ! Qu’aurais-je pu demander de plus ? C’est vraiment une saison parfaite avec la promotion et le titre. J’ai eu la chance de jouer quelques matchs de départ, même si j’en ai raté quelques-uns à cause de ma blessure. Mais dans l’ensemble, j’ai joué à peu près tous les matchs auxquels j’aurais pu jouer. Ce fut donc vraiment une saison réussie, à tous points de vue, que ce soit personnellement ou collectivement. Pour être honnête, si on m’avait proposé ça en début de saison, j’aurais signé des deux mains.

Quelle a été la chose la plus forte dans la vie pour vous : la promotion ou le titre ?

En montant, j’ai ressenti plus d’euphorie. On était peut-être un peu mieux préparés pour le titre ou on s’en doutait un peu plus. Nous avons été moins surpris alors que l’ascension était vécue comme un point culminant. On s’est dit : « On l’a fait ! Nous étions arrivés à la fin de quelque chose. Dans une victoire contre…

Oui ! Qu’aurais-je pu demander de plus ? C’est vraiment une saison parfaite avec la promotion et le titre. J’ai eu la chance de jouer quelques matchs de départ, même si j’en ai raté quelques-uns à cause de ma blessure. Mais dans l’ensemble, j’ai joué à peu près tous les matchs auxquels j’aurais pu jouer. Ce fut donc vraiment une saison réussie, à tous points de vue, que ce soit personnellement ou collectivement. Pour être honnête, si on m’avait proposé ça en début de saison, j’aurais signé des deux mains.

Quelle a été la chose la plus forte dans la vie pour vous : la promotion ou le titre ?

En montant, j’ai ressenti plus d’euphorie. On était peut-être un peu mieux préparés pour le titre ou on s’en doutait un peu plus. Nous avons été moins surpris alors que l’ascension était vécue comme un point culminant. On s’est dit : « On l’a fait ! Nous étions arrivés à la fin de quelque chose. L’émotion a été décuplée lorsque nous avons battu Niort (2-0), qui a scellé la promotion, et les spectateurs ont défilé sur le terrain auquel nous n’étions pas préparés. Il y a eu une autre invasion au moment du titre, mais comme ce n’était pas la première fois, nous avons été moins surpris. On avait déjà préparé quelque chose pour la soirée avant le titre, mais on n’avait rien préparé pour la promotion. C’était vraiment de l’improvisation, c’était le côté sympa avec plus d’émotion.

Quels souvenirs garderez-vous de ces différentes célébrations ?

Nous avons bien fêté l’ascension. Ce n’était rien de fou, rien de spécial, sauf que tout le monde a commencé à danser. Nous ne pensions pas que certains en étaient capables ! Pendant la saison, nous n’avions pas bu un verre ensemble, nous n’avions pas fait la fête, nous avions tous été assez sérieux. Avec un peu d’alcool, on s’est tous un peu retrouvés. Quand nous buvons, nous sommes tous un peu différents. Là, nous nous sommes tous détendus et avons ri ensemble.

Les rugbymen du Stade Toulousain ont l’habitude de fêter des titres sur la Place du Capitole. Comment vous êtes-vous senti devant la foule dans ses chaussures?

Il n’y avait pas autant de monde qu’au Stade Toulousain, mais c’était un grand moment, quelque chose de grand. Si on nous avait dit cela il y a quelques années, nous ne l’aurions jamais cru. Compte tenu des dernières saisons, cela semblait impossible. C’est la récompense du travail des nouveaux actionnaires. Ils ont réussi à redorer l’image du club. Être en Ligue 2 a certainement apporté quelque chose à la ville qui a obtenu de meilleurs résultats grâce à une meilleure communication entre le club et les supporters. Tout ça a provoqué un délire, même l’an dernier pendant la période Covid où ils nous soutenaient au passage du bus et cette saison on a joué deux fois devant un stade plein. C’est énorme à Toulouse et en Ligue 2 !

“Le plus important, c’est que mon club, mon président et mon entraîneur me fassent confiance”

Ton père était déjà fan du TFC avant que tu enfiles ce maillot. Il doit être sacrément fier aujourd’hui…

Avec certitude ! On n’en parle pas forcément, mais au fond je sais qu’il est super fier. Il m’a inculqué cet amour du club dès la naissance, alors moi aussi je suis fan depuis que je suis petit. Quand j’ai vu son fils porter les couleurs du club qu’il soutenait et le regarder à la télé il y a quelques années, je suis sûr que ça doit lui faire plaisir.

Ils disputent 27 matches sur 38 possibles, plus un tour de Coupe de France, pour seulement deux défaites (à Caen et Rodez) avec 4 buts et 1 passe décisive. Est-ce votre saison la plus réussie ?

Avec certitude. La saison dernière était principalement pour l’apprentissage. Là, j’ai pu jouer à presque tous les jeux où j’étais disponible. J’ai marqué mes premiers buts professionnels, j’ai fait ma première passe décisive à ce niveau, ce sont des choses assez importantes. Cette saison sera donc forcément la plus réussie. Je suis très content de ma saison, maintenant je dois continuer à travailler. C’est loin d’être une fin en soi. Nous monterons de niveau, donc ce sera encore plus difficile. Si je veux aller plus haut, je dois faire une saison comme celle-ci.

Vous êtes avec cinq de vos partenaires dans la 11e promotion de Ligue 2. Est-ce la cerise sur le gâteau à côté de la promotion et du titre ?

Oui, c’est vraiment le cas. Il récompense également tout le travail effectué durant la saison. Cela aide d’être dans l’équipe qui a remporté le titre. C’est bien d’être récompensé comme ça, surtout à mon âge [NDLR : il fêtera ses 21 ans ce dimanche 29 mai]. C’est d’autant plus amusant que c’est un vote des joueurs. Je ne m’y attendais pas vraiment, ce n’était pas du tout un objectif. Mais je le prends avec grand plaisir. C’est révélateur de ma saison. Mais j’essaie de prendre du recul par rapport à tout ça [NDLR : il est le seul joueur de Ligue 2 à figurer dans le classement du CIES qui répertorie les 100 joueurs de moins de 21 ans les plus prometteurs sur 32 championnats européens]. Je sais que ça peut aller très vite dans les deux sens. Le plus important, c’est que mon club, mon président et mon entraîneur me fassent confiance. Le reste ne dit pas grand chose. Je ne me vois pas plus jolie que moi.

Pourtant, la saison a mal commencé pour toi avec une blessure au pied en septembre qui t’a laissé deux mois d’arrêt…

La saison avait plutôt bien commencé. Quand je me suis fait mal j’ai quand même réussi à installer un petit statut. Je ne suis pas parti de zéro, j’ai réussi à montrer à l’entraîneur ce que je valais et cela lui a permis de revenir plus facilement sur le terrain. C’était peut-être aussi un signe du destin qu’il fallait couper pour revenir plus fort. Je l’ai utilisé de cette façon et j’ai beaucoup travaillé pendant ma blessure pour devenir plus complet. Cela m’a également aidé pour le reste de la saison. Je ne regrette pas cette blessure. Peut-être que j’aurais joué plus de matchs sans eux, mais peut-être que la fin de saison ne se serait pas si bien passée non plus.

« Je ne me fixe pas d’objectifs ni de limites. J’ai déjà hâte de tout vivre, le but est de continuer.”

Depuis votre tout premier match de Ligue 2 à Ajaccio en octobre 2020, avez-vous l’impression que tout va très vite pour vous ?

Je commence à m’en rendre compte un peu quand je prends du recul. Il y a eu des choses intéressantes la saison dernière, même si j’ai reçu des cartons rouges, cela a gêné ma performance. On avait aussi un autre coach qui me faisait moins confiance. J’ai surtout eu l’avantage cette saison d’avoir un entraîneur qui m’a permis de me montrer un peu plus. J’ai appris de toutes mes petites erreurs du passé et j’ai attaqué cette saison avec plus d’expérience et surtout avec la confiance du coach. Et ce n’est pas encore fini, je vais aussi profiter de cette saison pour avancer.

de quoi rêves-tu maintenant

Ligue 1, nous y sommes ! Je n’y ai jamais joué, donc je ne sais pas ce que je vaux à ce niveau. Il faut surtout se lancer, entretenir le club et voir jusqu’où on peut aller. Je n’ai pas beaucoup de rêves, je veux juste essayer d’être le meilleur possible. Alors où cela finira-t-il ? Ligue 2, Ligue 1, Ligue des champions ? Je ne sais pas… Je ne me fixe pas d’objectifs ni de limites. J’ai hâte de vivre tout ça, le but c’est que ça continue. J’essaye juste de me donner les moyens d’aller le plus loin possible pour ne pas avoir de regrets. On verra où ça me mène.

Vous avez été présélectionné dans l’équipe de France Espoirs. Cela vous donne-t-il des idées ?

Je ne m’y attendais pas du tout. D’autant plus que je n’ai jamais été sélectionné en équipe de France jeune. Alors ça fait plaisir de savoir que le sélectionneur de l’équipe de France Espoirs me regarde. Là aussi, ça veut dire que j’ai fait une bonne saison et que mes exploits sont remarqués. Je n’ai pas été sélectionné cette fois, ce n’est pas du tout une déception car je pense que je n’étais pas encore prêt. J’ai des gens formidables devant moi avec des joueurs qui évoluent en Angleterre ou dans le top 3 en France et qui gagnent des coupes d’Europe. J’en suis encore loin. Mais peut-être qu’un jour j’irai et si ce n’est qu’en équipe de France senior, ça me va très bien !

Que fais-tu de ton été en attendant ?

Je vais particulièrement apprécier ce qui a été fait cette saison. Je dois couper, ça fait du bien de déconnecter de tout, de retourner un peu à la campagne, de retrouver la nature, de profiter des choses simples et de mes proches. On verra plus tard si je mérite de rejoindre l’équipe de France. Cela vous donnera également envie de reprendre le travail la saison prochaine. [NDLR : la reprise est prévue le 23 juin au TFC]. Si on ne coupe pas, au bout d’un moment le corps peut arriver à saturation, que ce soit mentalement ou physiquement. Ce n’est pas le but, je suis encore jeune !

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