Fabregas quitte Monaco et ne veut pas “finir comme ça”

Ça finit mal au niveau individuel, c’est sûr. Chaque professionnel veut jouer et se sentir important. Mais sur le plan collectif, je suis satisfait. Monaco peut se qualifier pour la Ligue des champions. C’est le but du club.

Était-il le bon choix pour avoir accepté la proposition de Thierry Henry en janvier 2019, évincé un mois après votre arrivée ?

j’ai mon avis Il n’est pas nécessaire d’en dire trop. J’ai signé avec un seul objectif à l’époque : sauver l’équipe, puis la 19e place avec 13 points. J’ai pris un gros risque car la descente était possible. On fait match nul le premier match à Marseille (1-1, 20e journée). Puis contre Toulouse (2-1, 23e journée) j’ai marqué le but qui a assuré la victoire décisive pour la suite de la saison. On peut être satisfait d’avoir sauvé l’équipe. Je suis fier de ce que j’ai accompli au cours de ces six mois.

L’année suivante fut tout aussi volatile…

L’équipe a mal démarré (première victoire après 7 jours, ndlr) et moi aussi. L’arrivée de Robert Moreno en janvier a permis de mieux courir. On a été bons, notamment à Paris (3-3, 20e journée). Mais la saison a été interrompue à cause du Covid. Six mois se sont écoulés entre Nice (1-2, le 7 mars 2020) et la rentrée face à Reims (2-2, le 23 août), avec un nouveau changement d’entraîneur. Après une blessure en préparation, je jouais régulièrement et j’étais cohérent avec Niko (le coach de l’époque, Kovac, ndlr).

Ça signifie ?

J’ai joué une trentaine de matches (20 en L1 et 5 en Coupe de France, ndlr), essentiellement en tant que remplaçant. Je me souviens de Paris, Brest, Lille où j’ai influencé la rencontre. Avoir cet impact est toujours ce que je recherche. Nous sommes montés sur le podium. Pour moi, ces deux ans et demi ont donc été positifs. En revanche, la saison en cours est très mauvaise, la pire de ma carrière. Et de loin ! Je n’avais jamais vécu ça. Mais j’espère que sans moi, l’équipe finira quand même sur le podium.

N’aviez-vous pas d’influence dans le vestiaire ?

A mon arrivée, Thierry (Henry) et Vadim (Vasilyev) m’ont aussi demandé d’aider les jeunes à grandir. C’était un point important. Aujourd’hui, j’ai l’impression d’avoir gagné le respect et la sympathie de cette jeune génération. J’espère avoir aidé. On s’aime bien (sourire). Je continuerai à les suivre, à échanger des idées avec eux. J’adorerais voir Fofana, Diop ou Tchouameni au Bayern ou à Liverpool !

Ou les former ?

Je te l’ai déjà dit! Vous savez (rires) ! Mais d’abord, je veux jouer. Je ne veux pas finir comme ça. L’année était trop mauvaise pour finir comme ça. Je veux m’amuser, finir avec de bons sentiments. J’ai de nombreux contacts. J’ai rencontré pas mal de personnes. Rien n’est décidé. J’entends. Je suis ouvert à tout. Peut-être que le niveau du club doit baisser. Mais il y a des équipes de niveau inférieur en C1. En tout cas, une chose est claire : j’irai dans un club où je joue, où les gens croient en moi.

Combien de temps allez-vous jouer ?

Je ne sais pas. On verra. Ensuite, j’envisage de me reconvertir pour devenir entraîneur dès que possible. Ce métier me passionne. Je veux toujours en savoir plus pour être bien préparé. Je serai diplômé en Espagne. Avec (Andrés) Iniesta, nous avons déjà évoqué la possibilité de suivre le cours ensemble.

Avec le désir de donner vie à l’ADN de Barcelone ?

J’ai ma propre philosophie de jeu, le style d’une équipe dépend toujours de la qualité et des caractéristiques des joueurs. Ne soyez pas fou ou vous ne gagnerez jamais.

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