Enfin un état de grâce pour Auxerre ?

L’excitation est palpable dans le vrai sens du terme ! Il est légitime à plus d’un titre, alors que le temps commençait à peser lourd sur l’avenir sportif de ce club emblématique de l’Yonne. Un des parangons du genre dans l’hexagone du football, de par son esprit presque paternaliste et bon enfant qui règne depuis des lustres, accentué par un centre de formation qui fait l’envie de beaucoup dans le sérail professionnel.

Dix ans de purgatoire en Ligue 2, c’était largement suffisant. Tant pour les supporters, toujours fidèles aux valeurs intrinsèques promues par la structure, que pour les partenaires, avides et pour certains ne baisseront jamais leur vigilance pour un soutien financier sans faille, même dans les pires moments de doute et de remise en question.

La joie, c’est ce que nous avons pu voir de plus près lors du gala qui s’est déroulé au lendemain du succès à l’Abbaye de Saint-Germain, brillant dans les yeux de ces “gamins” entourés de la précieuse victoire, le favori club de l’Auxerrois s’inscrit dans l’élite du sport français.

Retour en Ligue 1 ! Un rêve devenu réalité pour ces “gamins” dont la moyenne d’âge est minime – il suffit de voir ces visages encore juvéniles pleins d’insouciance – qui ont compris comment trouver le Graal dans des conditions dantesques dans la cachette d’une autre pointure du ballon tricolore déchu, Saint – Etienne, toucher .

La convergence de plusieurs ingrédients est synonyme de réussite…

Alors chapeau à cette équipe fringante qui pousse fort depuis deux ou trois saisons – ou peut-être même plus ! – dans la brèche qu’offrent ces barrages et permettent l’accès au cours supérieur. Et un, deux et trois essais serrés au cours des dernières saisons avant de franchir cet extraordinaire Rubicon qui est désormais devenu une réalité tangible.

Bravo également à l’un de ces managers habitués à ces jeux extrêmes – il en est à sa cinquième entrée – dont le calme olympique peut parfois inciter à la colère noire, sans déroger à son humour caractéristique et à son rapport à l’autre, traité avec cordialité bonhomie et humanisme.

Un Jean-Marc FURLAN qui aura été le catalyseur déterminant, l’homme de la situation et le dynamisme de ces bonnes intentions, dans la pratique d’un football dépouillé de ses miasmes et de ses bosses, visant uniquement la victoire, au public à éclairer par L’abbé Deschamps qui est revenu aujourd’hui.

Enfin, chapeau à l’actionnaire majoritaire du club, devenu président de facto de l’entreprise : l’entrepreneur chinois James ZHOU. Un homme d’affaires content et courageux qui aura surmonté les barrières linguistiques et les mentalités issues de nos différences géographiques pour miser sur le bon cheval, sonnant et trébuchant sur ses propres fonds d’investisseurs, sur un étalon champion nommé AYA.

Sur fond d’un résultat de réciprocité, dont on parle finalement peu, mais qui a vraiment fait ses preuves dans l’ancien Empire du Milieu : assurer le développement du football dans le pays numériquement le plus grand au monde Population et trouble-fête dans l’économie mondiale domination au cours de la dernière décennie.

Il suffirait d’ajouter au pedigree de ce club historique son expérience aussi bien dans les compétitions nationales (championnats, Coupe de France) qu’européennes pour mieux comprendre l’attente insoutenable qui tourmentait les supporters au moment des tirs au but jusqu’à la décision entre les deux prétendants au plus haut sésame ! Sans oublier ces pièces maîtresses, comme le faisait Jean-Claude HAMEL à la présidence, ou l’esprit et le verbe indispensables mais toujours aussi vivants, Guy ROUX !

Quels avantages réels pour Auxerre et le département ?

Mais au-delà de cette réalité sportive tant attendue, le retour dans l’élite nationale du Club de l’Yonne dès la rentrée doit aussi se traduire par autant de retombées profitables pour la ville que pour le département.

Concernant l’attractivité du territoire, version touristique qui semble évidente en terme d’image. Certainement au sujet de la culture si l’on ajoute des événements qui ont du corps et du sens hors les murs. Et on croise les doigts pour ce dernier point, notamment dans le domaine essentiel de l’économie.

Les partenaires historiques de l’AJA se frottent déjà les mains à l’idée de réunir clients, fournisseurs et partenaires dans les cartons au gré des affiches alléchantes proposées lors de cette avant-dernière édition du championnat de France, celle de 2022. 2023

D’ores et déjà, les professionnels de l’hôtellerie, de l’hôtellerie et de la restauration envisagent de booster leurs ventes lors de ces rendez-vous qui verraient affluer les supporters des clubs mythiques de la Ligue 1 : on pense aussi au Paris-Saint, bien sûr-Germain comme ceux de Lyon ou Marseille. Notez dans les agendas les dates façon derby qui affronteront deux clubs voisins, l’ESTAC (Troyes) et l’AJA !

Une trilogie qui réduit trop notre vrai potentiel…

Revers de la médaille cependant, les arrêtés préfectoraux peuvent parfois pleuvoir – on l’a vu par le passé quand l’AJ Auxerre jouait dans la cour des grands – et interdire la vente de produits (alcoolisés) dans un périmètre bien délimité et punir en plus les commerces. et les bars, les hôtels qui ne peuvent servir qu’une simple réséda dans la chambre de leur client ! Sans oublier également la fermeture continue des installations en fonction de la configuration des jeux…

Face au manque de visibilité au niveau national, Auxerre (et l’Yonne) doivent capitaliser sur ce retour du football au sommet, et au-delà de simples retransmissions audiovisuelles éphémères. Sans que l’AJA ne cannibalise quoi que ce soit sur son passage au détriment d’autres clubs sportifs locaux – certains s’en inquiètent déjà dans le Landerneau – résumant la seule identité d’Icaun.

Comme par le passé aux beaux jours du club où le commun des mortels hors de nos frontières ne connaissait rien de ce département à part l’AJA, Chablis et Guy ROUX. Une belle trilogie, qui plus est, mais tellement réduite à notre vrai potentiel !

Thierry BRET

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