comment se bâtit une programmation estivale ?

L’équipe de l’Office de Tourisme travaille en synergie pour adapter les idées proposées aux clients. Photo Stéphane Thévenin – Ville de Thionville

L’Office de Tourisme revient pour “La Semaine” sur l’élaboration de la programmation estivale à Thionville. Sa directrice Manuela Capanna en profite pour présenter quelques nouveautés à ne pas manquer…

les idées fusent. Discutés, analysés et affinés par l’équipe touristique, ils pourront ensuite prendre vie dans le bassin thionvillois. C’est donc la clé d’une saison réussie, à condition de répondre aux attentes des touristes et d’étoffer l’offre des collectivités. “Les services événementiels des villes travaillent déjà à la mise en place d’animations dans la base nautique de Basse Ham, Rives en Fête, Yutz Plage, etc. L’Office de Tourisme s’inscrit dans ce programme et le complète avec une offre variée”, explique Manuela Capanna. , le directeur.

Cette année la nouveauté sera encore au rendez-vous pour séduire et retrouver la fréquentation d’avant-crise. En 2019, entre 20 000 et 22 000 touristes – dont 90 % de Français – sont venus déconnecter dans le nord de la Moselle. “En 2021, nous sommes descendus à 10 941, mais nous avons eu un mois de fermetures de services non essentiels en avril”, note Manuela Capanna. Pour renouer avec les 20 000 et peut-être même s’améliorer, son équipe mise sur des visites innovantes.

Baludik, l’appli séductrice !

Pour lancer la saison estivale, le Pays Thionvillois participe à l’initiative départementale portée par Moselle Attractif : la Rando Moselle Festival. « Nous avons trois propositions pour le week-end des 25 et 26 juin. Une randonnée historique vers les installations militaires d’Angevillers, une marche afghane et une visite du quartier d’Œutrange, ancien village viticole aujourd’hui rattaché à Thionville », explique Élodie Conti, Responsable Qualité Groupe et Tourisme. Pour cette saison, l’Office du Pays Thionvillois mise également sur des visites guidées aux thèmes variés pour “faire revenir les touristes”. Vous pourrez visiter le centre-ville, assister à un récital d’orgue à Saint-Maximin ou découvrir le patrimoine allemand caché à Thionville. Les bâtiments les plus caractéristiques de cette période restent l’ancienne poste et la pharmacie allemande. « Ici, vu la taille de la ville, on a l’équivalent du quartier impérial de Metz à plus petite échelle. Le Parc Napoléon met également l’accent sur l’identité allemande. »

Des visites ludiques et familiales sont adaptées aux enfants dont l’une rappelle l’épisode du cheval de bois. Photo Stéphane Thévenin – Ville de Thionville

Dans quelques semaines, touristes et locaux pourront utiliser l’application Baludik pour enfourcher leurs vélos autour d’un parcours familial d’une vingtaine de kilomètres. « Nous avons créé un jeu de piste qui vous permet de profiter de la Route Bleue. Une bonne occasion de découvrir aussi le patrimoine naturel de l’agglomération », explique Julie Weiler, chargée de communication.

Savoir se réinventer

Les idées sont bonnes, mais encore faut-il les avoir. L’équipe a profité de la crise sanitaire pour s’informer sur les dernières tendances. L’envie de se ressourcer est l’une d’entre elles qui prend de plus en plus d’importance. Pour aller dans ce sens, l’Office de Tourisme propose une journée bien-être avec une balade afghane consistant à adapter sa respiration à ses pas et des “bains de forêt” en présence d’un sophrologue.

Elle s’appuie également sur les retours clients et parfois même sur leurs conseils pour améliorer certaines activités. Mais surtout, il s’inspire de ce qui se fait ailleurs et sait le redessiner comme une Moselle. Ainsi est né “Jean”, une marionnette révolutionnaire. Élodie Conti a ramené l’idée dans sa valise lors d’un séjour au Luxembourg. Jean y est resté jusqu’au déclic. Pour cette raison, la marionnette fait partie intégrante d’une visite familiale et ludique proposée cet été, impliquant les enfants dans l’anecdote du cheval de bois en pleine révolution. « Ils recréent cette histoire de manière ludique. »

Parfois les sujets des visites sont dus au hasard. Pour le moment, encore à l’état de projet, l’office de tourisme envisage de faire découvrir des lieux méconnus du Thionvillois. “Le chocolatier de Mon Mini Carré m’a montré sa cour à l’ancienne”, raconte Élodie Conti. Elle n’en sait pas plus pour le moment. Y a-t-il un contenu historique qui mérite d’être étudié ? L’Office de Tourisme entend le découvrir en collaboration avec les Archives Municipales et l’Office des Monuments. Thionville semble regorger de mystères comme celui-ci, comme le blason installé place Anne Grommerch, dont on ne connaît pas encore exactement la signification. “S’il est validé, ce projet sera bouclé dans deux ou trois ans car il faut travailler sur l’accessibilité et les autorisations d’accès à des domaines souvent privés”, précise le directeur. Elle sait que la transformation de la ville apportera également un développement supplémentaire du programme touristique dans les années à venir. “Il faut éveiller chez les Thionvillois l’envie d’être les ambassadeurs de leur ville et redonner une vraie image du territoire pour mettre un coup d’arrêt à cette vision d’une métropole de fer. »

Été

En parallèle de ces initiatives, l’Office de Tourisme est également commandité par la ville dans le cadre des Estivales de Thionville. La réalisatrice Manuela Capanna et ses équipes travaillent donc à trouver les groupes musicaux qui animeront Wilson Park plusieurs dimanches tout au long de l’été. « Nous nous concentrons davantage sur les programmes de musique populaire car la moyenne d’âge est d’environ 60/65 ans », explique-t-elle. Ces concerts gratuits sont proposés en juillet et août.

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