Après le sacre du Real Madrid en C1 – La star n’a pas tourné : la réponse de Florentino Pérez

Après le fiasco de la Super League en avril 2021, dont il était l’un des principaux contributeurs, et la “saison blanche” qui s’est terminée la même année, l’étoile de Florentino Pérez s’était considérablement estompée. Il était devenu un putschiste, un ancien perdant. Au printemps 2021, il est accusé d’avoir provoqué la démission sèche de Zidane (oubliant qu’il avait eu l’audace de lui confier l’équipe première en 2016) et ramené un Carlo Ancelotti perdu à Everton (10e de Premier League). En enregistrant le départ du couple axe Ramos – Varane à l’été, il aurait mis en danger l’arrière-garde des Merengues. Plus récemment, les transferts ratés de Haaland, pourtant prévisibles, et de Mbappé en particulier, ont été interprétés comme un camouflet personnel face à Don Florentino…

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Mais ce printemps 2022, “son” Real Madrid a remporté sa 35e Liga et remporté sa 14e Ligue des champions avec une marge confortable. Samedi soir, El Presidente a triomphé à mondovision à Paris. Sur les terres du PSG, Nasser Al Khelaïfi, Ramos… et Mbappé ! Sur la chaîne de télévision espagnole Movistar, un Kylian gronde superficiellement : « Mbappé ? C’est déjà oublié, il ne s’est rien passé. Le Real a réalisé une saison parfaite et le sujet est oublié. Mbappé n’existe pas aujourd’hui. Ce qui existe, c’est la fête du Real.” Contre Liverpool, la charnière Militão – Alaba était de nouveau présente et, avec les honneurs de la Casa Blanca, Carlo Ancelotti est devenu le seul entraîneur à avoir quatre victoires en C1 et des champions dans les cinq grands pays européens (Italie, Angleterre, Allemagne, France, Espagne).

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Enregistre, enregistre toujours

Ce triomphe romain établit son statut d'”Empereur”. Avec 6 titres de Champions League sous sa présidence (2002, 2014, 2016, 2017, 2018 et 2022), Florentino Pérez a égalé l’incroyable moisson du légendaire président Santiago Bernabeu (1956-57-58-59-60, 1966). Bernabeu restera à jamais le président du top 5, mais Pérez est et restera toujours le président de la prestigieuse Decima (2014). Avec un record personnel en Coupes du Monde des Clubs de la FIFA (2014, 2016, 2017, 2018) et une Coupe Intercontinentale en 2002, soit cinq Coupes du Monde, il est tout simplement devenu le plus grand président de club de l’histoire du football.

Avec 14 C1, un record absolu, le Real Madrid est devenu quasiment inatteignable et aucun autre club ne risque de rattraper les merengues avant un moment : l’AC Milan (7 C1), Liverpool et le Bayern (6 C1) devront se déchaîner pour décennies pour arriver à un tel total. Le Real Madrid, c’est aussi 11 Ballons d’Or, dont la plupart ont été remportés sous sa présidence. Et si Karim Benzema remportait l’édition 2022 – et le début est bon – le Real reviendrait au Barça, qui détient désormais le record avec 12 unités.

Et 14 : l’incroyable bilan du Real Madrid

Crédit photo : Marko Popovic

On s’était moqué de Florentino Pérez pour le semi-échec des Galacticos des années 2000 : il triomphe aujourd’hui avec de nouveaux Galacticos (Benzema, Courtois, Kroos, Casemiro, Mödric, voire Vinicius). De nouveaux Galactiques, certes moins clinquants mais bien plus triomphants. Même la vieille devise de Pérez, “Zidanes y Pavones” (les Zidanes et les Pavons), a été partiellement confirmée : à côté des cracks achetés à l’étranger, Dani Carvajal, formé en club, a été l’un des plus grands succès madridistas de ces dernières années. Et le départ de la mégastar Cristiano Ronaldo n’a pas arrêté la marche des meringues : Karim Benzema, en duo avec Vinicius, a poursuivi la légende des grands buteurs-buteurs du Real, surclassant la concurrence en Liga et en Ligue des champions.

Véritable gardien du mythe

Les réalisations de la saison 2021-2022 ont élevé le prestige de l’institution madrilène et renforcé son statut aristocratique en Ligue des champions, devenue “leur truc”. La liste des clubs battus et pourtant favorisés ou supérieurs (PSG, Chelsea, Manchester City, Liverpool) est impressionnante. Cette impression d’invincibilité constitue désormais une menace pour les adversaires du Real Madrid qui se transforme en malédiction. Car oui, il y a bien un Real “mystique” (“Somos el Real Madrid !”, “Somos Uno !” : “We are Real ! We are number 1 !”), historiquement construit à coups de Remontadas – concept madrilène et non barcelonista – augmenté de “l’esprit de Juanito” (El espiritu de Juanito). Cette mystique fonctionne réellement sur ceux qui portent la tunique blanche emblématique, même dans ce Real 2022 vieillissant peuplé de 30 ans.

Le triomphe de samedi soir au Stade de France a illustré ce que l’on appelle souvent “le poids de l’institution”. C’est Marcelo, le capitaine en titre qui n’a pas disputé la finale, qui a soulevé le trophée. Et pas Karim Benzema, vice-capitaine et pourtant brassard face à Liverpool, qui lui a légué cet honneur. L’histoire du Real, c’est aussi celle de ses grands capitaines. Gareth Bale n’a pas atteint la finale. Serait-ce une punition indirecte pour celui qui a si souvent bafoué la Maison Blanche ? Même raison et sanction pour Eden Hazard ? Le poids de l’institution, c’est aussi le règne du Real dans la tribune VIP du Stade de France : Zidane, Raul, Ronaldo, Figo, Roberto Carlos… Quel autre club peut proposer autant de noms prestigieux ?

Marcelo remporte la 14e Ligue des champions du Real Madrid

Crédit photo : Getty Images

Pérez, bâtisseur de gloire et bâtisseur d’environnement

Ce n’est pas pour rien que les hommes au sifflet arbitrant les matchs du Real Madrid se sentent souvent soudainement dépassés par le poids de l’institution du Real. Surtout au stade Bernabeu. Sanctionner ou siffler contre le si prestigieux club merengue leur apparaît parfois comme une sorte de sacrilège, d’où un arbitrage “partial” pas toujours impartial… C’est sans doute ce rapport de force inconscient, celui du Real et tout ce qu’il représente, s’est imposé à Aleksander Čeferin et a exhorté l’UEFA à reporter les sanctions contre les clubs putschistes à l’initiative de la Super League. Un projet que Florentino Pérez n’a pas abandonné !

Samedi soir à Paris, le président de la Casa Blanca a remis au président de l’UEFA une maquette miniature en argent du nouveau Santiago Bernabeu. L’Histoire lui pèse sans doute à nouveau, le poids d’une institution madrilène plus forte que jamais et résolument tournée vers l’avenir. Issu de la construction, à la tête de la puissante société ACS, le très riche Florentino Pérez est un maître bâtisseur et un président visionnaire. Le nouveau stade Bernabeu, dont les travaux de rénovation doivent s’achever à la fin de cette année 2022 décidément luxuriante pour marquer les 75 ans du stade, est un ovni futuriste.

Toit rétractable et merveille architecturale : Le Bernabéu du futur est un bijou

D’une capacité de 81 000 à 85 000 places, il devrait fonctionner presque tous les jours de l’année. En plus des matchs du Real de Benzema, l’équipe féminine de merengue et l’équipe masculine de basket-ball se jouent également ici. Avec des matchs de tennis, de football américain et autres courses de karting, le Bernabeu repensé accueillera également des concerts pop, des compétitions d’e-sports, ainsi que des salons et congrès. Le toit rétractable et la pelouse, la terrasse à 360° qui enfermera complètement le stade avec bars et restaurants gastronomiques, le musée et la nouvelle boutique du club devraient générer des ventes annuelles de 350 millions d’euros par an. Le Royal Madrid est en train de se donner dix ans d’avance en matière d’infrastructures sportives et de marketing. Florentino Pérez se projette résolument sur la decimoquinta. Le quinzième…

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