Aulas espère garder le contrôle avec l’arrivée de nouveaux actionnaires

Avant de préparer plus concrètement la prochaine saison, l’OL attend de connaître l’identité de ses futurs actionnaires. Pathé et IDG veulent vendre leurs parts et des investisseurs se sont manifestés pour les racheter. Reste à savoir si Jean-Michel Aulas restera aux commandes à l’issue de cette réorganisation qui risque de s’accélérer dans les prochaines semaines.

C’est un sujet important qui conditionnera l’avenir proche de l’OL. Avant de préparer plus concrètement la prochaine saison, le club rhodanien attend de connaître l’identité de ses futurs actionnaires. Le 9 mars, Pathé et IDG Capital Partners, qui détiennent respectivement 19,85% et 19,36% d’OL Groupe, ont annoncé leur intention de céder leurs parts. Selon Bloomberg, au moins six investisseurs, dont des Américains, se sont positionnés pour acheter. D’autres propositions doivent également être formulées prochainement. Des pourparlers sont en cours.

La situation devrait se calmer dans les prochaines semaines jusqu’à fin mai, bien qu’aucune échéance n’ait été fixée. Avec une question centrale : Jean-Michel Aulas restera-t-il à la barre après cette réorganisation ? Le président des Gones détient 28% d’OL Groupe à travers sa holding familiale, Holnest. Elle bénéficie actuellement d’un pacte de gouvernance qui lui confère un pouvoir de décision.

Aulas veut répéter le coup de 1999 avec Pathé

Mais si un investisseur devait acheter à la fois des actions Pathé et IDG, il serait alors l’actionnaire majoritaire. C’est ce que suggéraient certains candidats dans leur offre à la banque internationale Raine, que Pathé et IDG ont engagé pour vendre. De son côté, Aulas aurait un dossier en main où un pacte gouvernemental lui permettrait de rester aux commandes. Le manager de 73 ans veut réitérer le coup de 1999 lorsqu’il avait fait entrer Pathé au capital d’OL Groupe (pour environ 20 millions d’euros) tout en conservant le pouvoir de décision.

L’OL pèse aujourd’hui 120 millions d’euros en Bourse, mais le club a subi des pertes de 150 millions d’euros sur l’exercice 2020-2021, entre l’absence de Coupe d’Europe, la crise liée au Covid-19 et le fiasco de Mediapro avec Ligue 1 TV droits Une situation délicate, d’autant que les coéquipiers d’Houssem Aouar, actuellement 8e de L1, ne devraient pas se qualifier pour la compétition européenne la saison prochaine. Ce qui entraîne un déficit conséquent.

Quel avenir pour Bossz ?

Dans ce contexte incertain, l’avenir de Peter Bosz semble assez flou un an après son entrée dans la banque. Leur maintien dépendra en partie de la réorganisation actionnariale. En attendant, le cercle des supporters de l’entraîneur néerlandais s’est agrandi, au terme d’une saison sportivement décevante.

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