A quoi ressemble Marseille cette saison sans Payet ?

L’OM sera privé de Dimitri Payet dans une ultime poussée de dangers pour conserver la deuxième place de la Ligue 1. Le meneur de jeu de l’OM, ​​blessé contre Feyenoord en Europa Conference League, ne rejouera pas cette saison. Outre un bilan statistique quelque peu différent, le staff olympique a tâtonné tactiquement en l’absence des Réunionnais.

C’est le coup de grâce à la fin d’une soirée européenne qui vire au cauchemar. L’OM Payet s’est incliné face à Feyenoord peu après la demi-heure sur blessure en demi-finale retour de la Ligue de Conférence Europa, jeudi soir. Touché au mollet, les champions de Marseille ne rejoueront pas en fin de saison.

>> Revivez la conférence de presse de Sampaoli et Saliba

Marseille entame donc un sprint final de tous les dangers en Ligue 1 sans son leader technique.A trois journées de la fin, les Phocéens, à la deuxième place du tableau, n’ont que trois points d’avance sur Rennes et Monaco, alors que le 14 mai, dans le Au nom de la 37e journée, un duel à la Pointe face aux Bretons menace. A l’approche de cette dernière ligne droite cruciale, à l’issue de laquelle l’OM espère conserver sa deuxième place et se qualifier d’affilée pour la Ligue des champions, l’inquiétude grandit à Marseille.

Les hommes de Jorge Sampaoli sont-ils vraiment en difficulté en l’absence de Payet ? Cette saison, l’ancien Nantais a raté six matches toutes compétitions confondues, soit un record de trois victoires, un nul et deux défaites, soit 50% de victoires, 16% de nuls et 33% de défaites. En 46 matchs avec Payet sur le court (titulaire ou non), l’OM a enregistré 26 victoires, 11 nuls et 9 défaites, soit 56% de victoires, 23% de nuls et 19% de défaites. Chiffres parlants, mais à prendre avec précaution, puisque l’échantillon (six matchs sans, 46 avec) est très différent.

l’OM cette saison

Avec Payet: 46 matchs, 56% de victoires, 23% de nuls, 19% de défaites

Sans Payet: 6 matchs, 50% de victoires, 16% de nuls, 33% de défaites

Au-delà du bilan statistique, l’absence de Payet se fera sentir, notamment dans le jeu. Jorge Sampaoli, présent en conférence de presse ce vendredi, ne s’y est pas trompé : « Remplacer Payet est quasiment impossible. Aucun autre joueur n’a ses qualités de jeu. Personne. Harit peut jouer à sa place, mais il a d’autres qualités. est ce qu’il.” est différent. Payet est un leader technique qui porte notre jeu. Malheureusement, nous devons maintenant trouver une autre solution. Mais sans lui, toute la structure qui a fonctionné tout au long de la saison change”, a taquiné l’entraîneur des Olympiens avant le match, selon Press.

Quel appareil sans ?

Pour remplacer Payet et prendre les clés de la voiture de l’équipe marseillaise, Harit et Gerson se retrouvent inévitablement en haut de la liste des prétendants. Au niveau du dispositif, un constat s’impose à la lecture des différents systèmes utilisés en l’absence de Payet : Sampaoli tâtonnait. Entre un 4-4-2 avec Milik et Dieng devant Galatasaray en novembre, un 3-4-3 avec un trio Dieng-Ünder-Harit contre Monaco en septembre ou encore un 4-2-3-1 avec Lirola en Ailier et Rongier dans un rôle de n°10 contre Lille en octobre, difficile de tirer des conclusions sur les décisions prises par le staff marseillais pour remplacer le meneur de jeu français.

Sur les deux derniers matchs sans Payet, le 13 mars contre Brest en Ligue 1 et quatre jours plus tard contre Bâle en C4, il n’y a qu’une constante : la titularisation d’Harit dans la mêlée. En effet, au sein de l’effectif marseillais, le Marocain semble être l’élément le plus proche du Réunionnais, notamment pour remplir ce rôle de faux n°9.

Seule ombre au tableau : l’ancien joueur de Schalke, en pleine forme depuis quelques semaines et complètement relancé par Sampaoli en fin de saison, a été touché jeudi soir. Pour l’heure, l’entraîneur phocéen n’a évoqué qu’un “problème au pied droit” sans donner plus d’informations sur un éventuel échec dimanche à Lorient (36e journée de Ligue 1, 17h05). Dans le contexte actuel, un retrait du Marocain signifierait un casse-tête supplémentaire dont le staff olympien pourrait bien se passer.

Félix Gabory Journaliste sportif RMC

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