Ligue 1 : “J’aime mes joueurs, je veux qu’ils réagissent, qu’ils se manifestent”, a réagi Dall’Oglio après le revers du MHSC à Clermont

L’entraîneur montpelliérain manque d’action et le départ de son équipe ce dimanche 8 mai après le revers à Clermont (2-1). Il est revenu sur ses propos durs dans les colonnes du Midi Libre cette semaine également.

Olivier, tu viens de subir ta 11e défaite dans cette deuxième phase, c’est beaucoup ?

C’est énorme. Ce n’est pas du tout ce qu’on pensait qu’on pensait pouvoir avoir un creux mais pas de beaucoup. Nous pensions que nous avions quelque chose d’intéressant à propos de ce jeu. Malheureusement nous n’étions pas dans la continuité. On a beaucoup manqué dans le jeu ou en défense.

Vous manquez une opportunité unique qui aurait pu changer la donne ?

Il y a effectivement des tournants dans ce jeu avec cette très grosse opportunité que nous ne saisissons pas. Après qu’il y ait une pénalité, il n’y a rien à dire. Ce sont des tours de jeu qui vont toujours dans le même sens en ce moment, et ce n’est pas le cas chez nous. En même temps, on ne peut pas être satisfait de ce que l’on voit. Il y a de la générosité et de la détermination de la part des joueurs, mais il y a un manque de coordination entre nous sur le plan offensif et défensif.

Qu’est-ce qui doit aussi vous agacer, c’est le démarrage précoce avec cet objectif ?

Nous nous sommes remis sur les rails dès que nous avons augmenté l’intensité. Du 20 au 25 minute nous avons tourné le jeu parce que nous sommes devenus plus agressifs. Nous le réclamons depuis un certain temps. Pour le moment, nous sommes une équipe propre qui fait peu d’erreurs. mais ce n’est pas la solution. On est dans un championnat sportif où il y a de moins en moins de coups francs au milieu de terrain.

Quand on a eu un peu plus de contact on a repris le ballon et on a eu plus d’occasions. Nous devons travailler pour pouvoir maintenir cette pression, cette volonté et cette détermination tout au long d’un match. Mais malgré toute notre bonne volonté, on arrive à se mettre en difficulté défensivement. Nous étions énervés par ces attaquants filants ou très solides comme Bayo. Nous étions en colère à ce sujet. Je pensais qu’on pouvait tenir un résultat ici, j’avais vraiment bon espoir. Je l’ai dit aux joueurs à la mi-temps. Mais offensivement, nous n’avons pratiquement aucune chance en seconde période. Il manquait de précision.

Vous auriez dû vous attendre à ce que cette équipe clermontoise débute ?

Oui, c’était prévu. Lorsqu’on nous avertit, nous avons généralement une longueur d’avance. Je ne pense pas. Nous avons connu un début d’impact très moyen. On a attendu d’avoir encaissé un but. On répète nos erreurs, on n’apprend pas très vite en ce moment.

Il reste deux matchs. Êtes-vous toujours optimiste quant à l’avenir afin d’arrêter cette spirale ?

Tant qu’il y aura encore des matchs, je reste optimiste. Après avoir récupéré le PSG, ce sera très différent. Quand je vois qu’on peut régulièrement avoir des ennuis ces derniers temps, ça ne va pas être facile pour nous. Avec la fierté, l’organisation, la fierté qu’on va utiliser, ça doit être la fête à La Mosson.

La réaction vient des jeunes. est-ce que tu t’appuies sur elle

Aujourd’hui, vu les problèmes que nous avons à l’infirmerie, nous n’y pouvons rien. Qu’ils soient jeunes ou non, le niveau de puissance de frappe ou de jeu doit inévitablement être augmenté, et nous en aurons également besoin la saison prochaine. Nous avons besoin de cette banque pour se solidifier. C’est une leçon, c’est douloureux. Les joueurs font actuellement ce qu’ils peuvent. On sent qu’ils sont déterminés, mais dans le jeu on voit trop nos faiblesses.

Avez-vous rendu quelqu’un heureux avec Clermont aujourd’hui ?

Clermont est une équipe qui joue très bien le ballon et qui a de la qualité. A la sortie on avait déjà des ennuis, ils avaient confisqué le ballon. Je sais ce que c’est que de jouer le maintien, c’est très tendu, c’est joué jusqu’au dernier match. Mais nous avons nos propres problèmes, d’autres que nous aimerions résoudre avant la fin de la saison.

Tu as eu cinq grosses absences aux côtés d’Oyongo aujourd’hui, est-ce la fin de la saison noire ?

Oui, il fait noir, ça ne joue pas en notre faveur avec ces blessures. Mais j’insiste sur le fait que cette fin de saison doit nous servir. Nous sommes attaqués par les critiques, c’est logique. Mais servons-le, prenons des notes, observons, changeons certaines choses.

Vous avez eu des mots forts cette semaine. Avez-vous senti une prise de conscience de vos joueurs ? en avez-vous parlé avec eux ?

Je n’en ai pas parlé collectivement. Avec un ou deux oui. Je veux que les joueurs comprennent que ce sont mes joueurs, j’aime mes joueurs, je veux qu’ils réagissent, qu’ils avancent, je veux les forcer à monter de niveau. Alors j’utilise tous les moyens. Si vous devez en embêter certains, ce n’est pas un problème. Il doit y avoir une réaction.

Je sais que c’est comme si nous avions atteint le sommet, comme si nous ne pouvions pas faire plus. Mais bien sûr, nous pouvons faire plus. C’est le message que je veux faire passer. J’utiliserai tous les moyens possibles pour cela. Il faut respecter notre maillot et le niveau monte que chacun apporte plus.

Le but de Joris Chotard est-il un symbole pour les jeunes, est-il un élément fondamental ?

Joris a eu une saison pleine et intéressante, c’était un facteur important. De tels clics peuvent faire grimper certains joueurs. Quand tu prends l’initiative, quand tu es milieu défensif, quand tu as un bon timing, quand il y a ce genre de geste, ça devient intéressant. Symbolique, je ne sais pas. Mais il y a une voie à suivre.

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