Ligue 1 / Avant Paris Saint-Germain – Troyes : le PSG en 3-5-2, c’est vraiment mieux ?

Il alimente les discussions autour du PSG depuis l’été dernier. Il a finalement attendu les dernières semaines de la saison pour faire son apparition. Dire que Mauricio Pochettino a été interrogé sur la mise en place d’un système à trois chez les défenseurs est un euphémisme. L’Argentin a parfois émis l’hypothèse qu’il céderait à cette tentation. Il l’a utilisé sur certaines fins de jeux. Mais il a surtout attendu le titre presque dans le sac pour se fixer sur ce schéma. Lors des trois derniers matches face à Angers (0-3), Lens (1-1) et Strasbourg (3-3), l’entraîneur du PSG a toujours misé sur un 3-5-2.

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L’équilibre? Il faut surtout le relativiser. Si l’on se démarque, il n’est pas étonnant que la mise en place d’un tel système prenne du temps. C’est l’une des raisons pour lesquelles Pochettino était si réticent à échanger son 4-3-3 contre un schéma expérimental avec des exigences complètement différentes au cours de la saison. L’autre est Sergio Ramos. Le défenseur espagnol a passé l’essentiel de sa première année à Paris à l’infirmerie. Il parvient finalement à enchaîner les matchs pendant un mois. Son retour a permis à Pochettino de tester un nouveau système à trois avec continuité. La première impression promet beaucoup. Et quelques restrictions.

Les promesses

  • Récupération plus efficace

En 4-3-3, Paris a trop souvent eu des ennuis avec les sorties du ballon adverse. Les adversaires du club de la capitale ont souvent trouvé des solutions sur les ailes, notamment sur le latéral droit parisien où Leo Messi fait peu dans ce domaine. Cette lacune a été largement comblée avec le 3-5-2. Le PSG a plus de densité sur les ailes et est capable d’appuyer plus efficacement grâce à la couverture des centres, ce qui permet aux pistons de se développer plus haut en rendant la défense moins exposée. Le bloc de Paris s’adapte mieux au sol et est moins facile à percer dans cette configuration.

  • Hakimi retrouve les couleurs

C’est l’une des raisons pour lesquelles le 3-5-2 s’est instauré au PSG l’été dernier. Le recrutement d’Achraf Hakimi et de Nuno Mendes a donné à Paris deux vrais spécialistes du poste de piston. Lorsque le Portugais est entré en jeu à Strasbourg, le Marocain s’est illustré avec un but, son premier en championnat depuis septembre 2021. Egalement passeur décisif face à Angers, le joueur formé au Real Madrid exprime mieux la plénitude de son potentiel dans cette configuration. , au lieu d’une position d’arrière classique dans une défense à quatre. Un constat qui vaut aussi pour Mendes.

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  • Le « MNM » est plus facile à accepter

Le PSG était régulièrement divisé en 4-3-3. Avec un bloc de sept joueurs souvent contraint de défendre bas et le trio Messi-Neymar-Mbappé parfois coupé du reste de l’effectif. C’est moins le cas dans le 3-5-2, où Neymar, positionné en tête de l’entrejeu, fait plus facilement la liaison entre l’entrejeu et le duo Messi-Mbappé en attaque. Le travail défensif du Brésilien pour limiter l’influence de Sanjin Prcic sur Strasbourg a également été bénéfique pour faciliter le travail des collectionneurs parisiens. Les trois membres du trio décalés vers l’axe sont aussi plus rapprochés dans ce système qui semble rendre plus justice à leurs qualités… et à leurs défauts.

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  • gestion de la profondeur

C’est une des clés de la réussite du 3-5-2 : savoir gérer les écarts entre les pistons et les défenseurs centraux sur les flancs. Paris a payé pour l’apprendre face à Strasbourg sur l’ouverture du score de Kevin Gameiro après un appel profond qui a dépassé Presnel Kimpembe. La défense parisienne était hors de position dans cette action, notamment Sergio Ramos qui était positionné trop haut pour couvrir le Français. C’est un exemple du travail considérable qui doit être fait dans la coordination des mouvements de défenseurs pour adopter ce système.

Histoire au PSG : un mariage tactique impossible ?

Paris a des joueurs qui peuvent briller dans ce schéma. Le cas de Hakimi mentionné ci-dessus en est le parfait exemple. Mais le PSG n’a pas la profondeur de personnel à certains postes qui va avec. Les deux apparitions du Marocain contre Lens et Strasbourg ont illustré le phénomène. Contre les Artésiens, il a été remplacé par un joueur à vocation plus offensive, Angel Di Maria, qui s’est oublié en se retirant de l’égalisation lensoise. Contre les Alsaciens, Hakimi a fait place à Thilo Kherer, dont les limitations techniques ont gêné les jeux de ballon parisiens, condamnant le PSG à subir davantage de pression d’une équipe strasbourgeoise compensée par une action de la droite défensive parisienne. Le symbole d’un système qui sollicite certains profils plus que d’autres.

L’Espagnol occupe une position clé en ligne avec la défense à trois de Mauricio Pochettino depuis son retour de blessure. C’était évidemment l’une des conditions nécessaires pour convaincre l’entraîneur parisien de tester ce schéma. Si Marquinhos a aussi le profil pour jouer ce rôle, repositionner le Brésilien dans l’axe laisserait un trou sur le côté droit de la charnière où Kehrer n’offrirait pas la même fiabilité. En quelque sorte, Ramos est le garant de ce système. Mais les nombreux désordres physiques rencontrés par l’ancien Madrilène remettent inévitablement en cause la viabilité à long terme de cette évolution tactique.

Sergio Ramos, défenseur du PSG (Crédit : Ryan Grim)

Source : Eurosport

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