“J’y pense, j’en rêve…” L’arme d’attaque du FCN Kolo Muani veut laisser son club en héros

Le 2 mars, le FC Nantes s’est qualifié pour la finale de la Coupe de France en battant l’AS Monaco aux tirs au but. Après le match, l’attaquant des Jaunes-Verts Randal Kolo Muani revient sur cette performance et affirme n’avoir jamais mis les pieds au Stade de France. Ce samedi sera une première pour le numéro un canarien, qui aura l’occasion d’y terminer son aventure nantaise en apothéose face à Nice en finale de la Coupe de France samedi. “Ce sera mon dernier gros match au FC Nantes”, assure l’attaquant de 23 ans, qui s’est déjà engagé à Francfort pour la saison à venir après la fin de son contrat. « Je vais tout donner, je dois laisser ma marque. »

Né 15 jours avant Kylian Mbappé en décembre 1998 à Bondy, la ville où a grandi le champion du monde, Kolo Muani a passé son enfance à Villepinte, à 20 km de la scène blues. “Je le vois souvent, c’est un rêve pour moi de jouer là-bas et j’y arriverai enfin”, sourit-il, se réjouissant de cette finale “à la maison”, devant sa famille, ses amis… et 80 000 personnes. “Jouer une finale avec son club formateur, ce n’est pas pour tout le monde.” D’autant que le parcours n’était pas de tout repos, son apparente nonchalance et sa tête en l’air de travers, au sol comme à l’extérieur, avaient refroidi plusieurs dresseurs.

“Laissez-le faire comme ça…”

Surgi secrètement en Ligue 1 sous le maillot nantais lors du règne 2018-2019 de Vahid Halilhodzic, il a été prêté à Boulogne-sur-Mer (National) pour une saison et ne faisait pas partie des plans de relance 2020 de Christian Gourcuff Année, neuf buts et trois entraîneurs plus tard, “RKM” a sauvé Nantes de la relégation en inscrivant le but de la victoire lors du barrage toulousain. Après des passages aux Bleuets pour l’Euro Espoirs et les JO, il mène sa saison de Confirmation avec une toute nouvelle maturité.

Randal Kolo Muani et Moses Simon ont été les deux buteurs nantais contre le RC Lens.
Randal Kolo Muani et Moses Simon ont été les deux buteurs nantais contre le RC Lens. – S. Salom-Gomis

Certes, le président nantais Waldemar Kita est pointilleux, assurant qu’un “grand attaquant” doit marquer au moins 15 buts. Avec 13 victoires cette saison, Kolo Muani n’est pas loin. Kita est particulièrement amère de voir la pépite s’envoler pour rien. « Nous l’avons élevé, nourri, logé, lui avons donné un travail. Il a grandi. Et qu’il marche comme ça…” a-t-il déploré dans le quotidien cette semaine presse océaniqueconvaincu que Francfort avait déjà scellé le contrat pour deux ans.

“Tout le monde a menti”

Surtout, le club a été beaucoup trop avare de ses propositions de prolongation depuis bien trop longtemps. Mais Kolo Muani est encore loin de la tête en Allemagne. Francfort est finaliste de la Ligue Europa et passerait directement en Ligue des champions avec une victoire, mais ils n’ont montré qu’un vague intérêt pour les parcours de leurs futurs coéquipiers.

Pour l’heure, il parle de fidélité et de gratitude envers Nantes et reste très engagé : toujours à l’écoute dans le vestiaire, jamais avare d’efforts sur le terrain, il épuise la défense adverse. Forcément, les rêves se bousculent aussi dans sa tête aujourd’hui. De plus, l’équipe nantaise, qui assurait être concentrée sur le championnat depuis la demi-finale contre Monaco, “avait tout menti”, s’amuse-t-il.

Le sentiment d’avoir réussi quelque chose

“On essaie de ne pas créer de scénario, mais c’est impossible, il faut y penser”, avoue-t-il. Un but au Stade de France, “c’est comme ça, j’y pense, j’en rêve”, ajoute-t-il, rappelant : “On a un collectif large, mes coéquipiers peuvent aussi faire le boulot”.

Le retour du trophée à Nantes serait donc une belle façon de clore cette histoire. Et en cas de défaite ? “Ça devient un peu compliqué. Mais on a su garder le club en Ligue 1, on a fait une bonne saison, je pense que je serai quand même fier de commencer par ça.

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